‹ Les institutions d'AthènesChapitre 234 sur 335 · CHAPITRE Vin 4i · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin 4i

9° Dans la tribu Cécrojnde : Pithos, Mélité, Énoxé, Athmonon, Xipété, Phlya, ou peut-être Phyléa, qui avait donné naissance à Pisistrate (1) ;

.10<^ Dans la tribu Pandionide : Myrrhinunte, Péanie, auquel appartenait Démosthène, Kydathénion, Probalinthe, Kithéros.

Le nombre des dèmes se serait élevé, après la réforme de Clisthénès, à cent soixante-huit, différant entre eux d'importance, et dont la destinée n'a pas été la même. Des monuments nous (5lit conservé le nom de quelques-uns, d'autres ont été illustrés par les hommes auxquels ils ont donné le jour. L'oubli couvre le plus grand nombre, puisque les noms connus qui sont pour nous de soixante-six, ne dépassent pas habituellement soixante-dix.

Pausanias, qui a consacré un chapitre aux dèmes de TAttique, nomme seulement Acharnes, qui rend un culte à Apollon Agiœos, à Hercule, à Athéna- Hygéia, à Dionysos; Anagyrunte, qui a un temple de la mère des dieux ; Athmonon, qui honore Artémis- Amarysia ; Myrrhinunte , où l'on vénère Golœnis ; Lamptra, où mourut Granaos, roi d'Athènes.

Voici ce qu'il dit d'autres bourgs (2) : « Les petits dèmes de l'Attique se sont formés comme au hasard.... On voit chez les Alimusiens un temple de Déméter Thesmophore et de sa fille ; à Zoster, près de la mer, des autels dédiés à Athéna, à Apollon, à Artémis, à Lêto.... Les Propalsiens ont aussi un temple de Déméter et de sa fille.... On rend à Céphale un culte très solennel aux Dioscures, que les

(1) Plutarque, Solo7u 12.

(2) Attique, XXXV.

habitants nomment les grands dieux. On voit à Prasies un temple d'Apollon, où arrivaient, dit-on, les

prémices des Hyperboréens Les habitants de

Lamptra montrent encore le tombeau de Granaos.... Celui d'Ion, fils de Xuthos, est à Potamos. On voit à Phlya les autels d'Apollon Dionysodotos, d'Artémis Sélosphoros, de Dionysos Anthios, des nymphes Isménides et de la Terre, nommée dans le pays grande déesse, et, dans un autre temple, les autels de Déméter Anésidoros, de Zeus Gtésios, d'Athéna Tithroné, de Goré Protogoné, et des déesses appelées Semnœ. »

Quatre de ces bourgs ne figurent pas dans la liste qui précède. Il faut y joindre Brauron et Agnos, cités par Plutarque (1), et Thémacos, indiqué par Andocide (2). On ne saurait à quelle tribu les donner ni déterminer leur situation. Mais le témoignage de Pausanias est précieux en ce qu'il constate le culte particulier dont ils étaient le siège. De tout ce qui avait fait la Grèce d'autrefois, ce qui s'était le mieux conservé sous la domination romaine, c'était le culte. Dans sa fidèle obstination à l'erreur, la Grèce rendait encore hommage à la nécessité de la religion pour les individus et pour les sociétés. Ces dèmes avaient certainement conservé leur ancienne organisation et leur administration intérieure. Rome en respectait au moins les apparences, même sous l'empire, où la centralisation devint si étroite et si exigeante.

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