‹ Les institutions d'AthènesChapitre 302 sur 335 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Il élargit les autres Ouranides, emprisonnés dans le ïartare, les Cyclopes, les Hécatoncheires, et, à leur tête, marcha contre Chronos..

La guerre dura dix ans. Zeus et les Ghronides occupaient l'Olympe, au nord de la Thessalie, dans la Pélasgiotide, Chronos et les Titans l'Othryx, au sud, dans la Dolopie et la Plhiothide. La lutte fut acharnée, et Zeus l'emporta. Chronos et les Titans furent précipités dans le Tartare, où Poséidon, les entourant d'un mur d'airain, les confia à la garde des Hécatoncheires.

Gœa, la divinité toujours féconde, avait enfanté un monstre formidable, Typhœus, à qui Zeus, instruit par l'expérience, ne laissa pas prendre tout son développement. Les destins le lui avaient signalé comme un ennemi terrible. Il le précipita, d'un coup de foudre, dans le Tartare, au milieu des Titans.

Zeus partagea l'empire du monde avec ses frères' qui l'avaient aidé à vaincre. Il conserva l'Ether et présida souverainement à tout. Poséidon, roi des mers, commanda aux forces souterraines; Hadès gouverna les régions inférieures, demeure des Ombres.

Avant Zeus, étaient nés de Nyx, d'Éris, de Pontos, de Néreus, d'Échidna, de Typhaon, des êtres allégoriques et monstrueux. Leur existence se perpétua sous l'autorité souveraine de celui qui commande aux nuées, fait trembler l'Olympe, et qui, père des dieux et roi des hommes, ne reconnaît au-dessus de lui que le destin. Ils remplirent diverses fonctions.

Zeus épousa Métis (1). Il en eut Athéna, qu'il retira du sein de sa mère, victime de la jalousie (1) La Sagesse.

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d'Héré. Zeus l'enferma dans sa tête, d'où elle soi'lit lorsque le temps fut accom.pli. Athéna fut toujours sa fille privilégiée.

De Tihémis, déesse de la justice, il eut les Heures;

D'Eurynomé l'Océanide, les trois Grâces, Aglaé, Thalie, Euphrosine;

De Mnémosyne, la déesse de la mémoire, les neuf muses : Clio, Thalie, Melpomène, Erato, Calliope, Uranie, Polymnie, Therpsicore, Euterpe ;

De Lêto, Apollon et Artémis ;

De Déméter, Perséphoné ;

De Héré, sa sœur, qui, malgré les constantes infidélités de son époux, conserva toujours la dignité de reine des dieux, Hébé, déesse de la jeunesse, le valeureux Ares, Eileithyia, dont les statues eurent à Athènes le privilège d'être couvertes jusqu'aux pieds (1), Héphaïstos, le dieu du feu ;

De Maïa, fille d'Atlas, Hermès.

n ne suffit pas à Zeus de multiplier, par ces unions avec des déesses, les divinités d'inégale puissance, destinées à régner sur quelque partie de l'immense domaine partagé avec ses frères ; dieu souverain, il doit veiller atout, en établissant une hiérarchie céleste, principe et modèle de celle qui régnera dans les éléments et parmi les hommes.

Il s'unit à des mortelles, et sa postérité est nombreuse. Un père se doit également à tous, et traite ses enfants avec une égale tendresse. Zeus prend des Ubertés avec ce devoir comme avec tous les autres. Sa postérité divine a de nombreux degrés. Il en sera de même pour sa postérité humaine; et le

(l) Pausai^iaS; AlLiquc, XVIII.

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