‹ Les institutions d'AthènesChapitre 43 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

autrement que les autres, sans manquer pourtant à rien d'essentiel, lui paraissait plus étroitement uni à sa fortune.

Le temple de Zeus-Olympien s'élevait en dehors de l'Acropole. Commencé sous les Pisistratides, il était inachevé lorsque Xerxès détruisit Athènes. Il avait des proportions colossales. Le dieu supérieur à tous les autres, celui que les poètes appellent leur père et qu'ils proclament le roi des hommes, celui en qui revit moins imparfaite la nature incommunicable du Dieu unique et véritable, devait se distinguer par la vaste proportion de ses temples et les dimensions colossales de ses statues.

Dévasté par les Perses, il fut restauré, mais lentement, et la puissance d'Athènes était tombée avant que Tédifice fut achevé. Il était réservé à Rome de mettre la dernière main à cette œuvre que l'on avait voulu rendre digne de la majesté du roi de l'Olympe.

Hadrien qui a jeté dans l'empire romain une multitude de monuments dont la grâce et la grandeur semblent le produit du génie combiné d'Athènes et de Rome, avait élevé la nef du temple qu'ornait une statue d'or et d'ivoire, travaillée malgré ses proportions avec un soin et un art infinis.

La reconnaissance, toujours prompte sous l'Empire, lui érigea dans le même lieu quatre statues. C'était associer sa gloire à celle du maître de l'Olympe.

L'enceinte du temple avait quatre stades de tour (1). Les proportions primitives furent fidèlement respectées et le plan ne subit pas de modifications.

(1) Le stade olympique étant de 184 m., 955, la pirconférence du temple atteignait 739 m., 82.

NSTITUTIONS D ATHENES

Le génie artistique de la Grèce avait survécu à son indépendance et inspirait du respect à ses maîtres.

Tite-Live regarde ce temple comme unique (1). Il avait lOô'^SO de long, et Sl^^SO de large. Dans la longueur régnaient vingt colonnes sur trois rangs ; dans la largeur, dix.

Cette enceinte renferme encore un Zeus en bronze, le temple de Ghronos et de Théa, et celui de la Terre- Olympienne. « Le sol offre une ouverture d'environ une coudée, par laquelle on dit que les eaux s'écoulèrent après le déluge de Deucalion (2). »

On y trouve aussi une statue de l'orateur Isocrate, et un trépied en bronze supporté par des Perses, en marbre de Phrygie.

Dans le voisinage est une statue d'Apollon-Py thien. On y trouve aussi les Jardins, un temple d'Aphrodite et sa statue, de forme carrée, comme les Hermès.

L'Aphrodite du jardin d'Alcamène est un des ouvrages que l'on admire le plus à Athènes. Le temple d'Hercule appelé le Gynosarge (3), et situé dans le voisinage, renfermait les autels d'Hercule, d'Hébé, d'Alcmène, et d'Iolaos.

4 Le Lycée qui tire son nom de Lycos, fils d'Apollon, est consacré à Apollon -Lycien, ainsi appelé peut-être aussi parce qu'il a délivré la terre

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