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CHAPITRE II

des loups qui la ravageaient. Le Louvre possède un Apollon-Lycien, le bras plié sur la tête et un serpent à ses pieds. C'est l'original signalé par Pausanias, ou une belle copie.

Derrière le Lycée est le tombeau de Nisos, roi de Mégare. « Les Trépieds sont une rue qui vient du Prytanée ; on lui donne ce nom, à cause de quelques petits temples, sur lesquels sont des trépieds de bronze, qui soutiennent des statues d'un très grand prix. On y voit le satyre que Praxitèle regardait comme un de ses meilleurs ouvrages (1). »

Il y a dans le temple voisin, un satyre enfant, présentant une coupe à Dionysos. La même enceinte renferme un second temple avec une statue du même dieu. Les peintures montrent Dionysos ramenant Héphaïstos dans l'Olympe, Penthée et Lycurgue , Ariane endormie, Thésée s'éloignant, et Dionysos enlevant Ariane.

Pausanias indique entre ce temple et le théâtre de Dionysos, un édifice portant le nom d'Odéon. C'est celui qui fut construit sur le modèle du pavillon sous lequel Xerxès attendait au bord de la mer le triomphe de sa flotte. Périclès en donna lui-même le dessin.

(( L'Odéon est, dans son intérieur, entouré de plusieurs rangs de sièges et de colonnes, dit Plutarque (2); et le comble, incliné dans tout son contour, va peu à peu en se rétrécissant, et se termine en pointe. »

Il semble à sa place dans le voisinage du lieu où

(1) Attique, XX.

(2) Périclès, XXII.

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était de temps immémorial le théâtre de bois, et où s'éleva avec une magnificence digne du siècle de Périclès, quoiqu'il lui soit postérieur, le théâtre de Dionysos, destiné à la représentation des tragédies et des comédies.

Ce théâtre, objet d'études intéressantes faites de nos jours sur ses ruines découvertes, et de restitutions si complètes que l'imagination n'a aucun effort à faire pour le voir tel qu'il était au moment de la représentation de chefs-d'œuvre immortels, est à peine indiqué par Pausanias, dont la curiosité n'a rien d'artistique. « On y voit, dit-il, des portraits de poètes tragiques et comiques, très obscurs pour la plupart. Ménandre est, en effet, le seul de ces derniers qui ait eu de la célébrité , et parmi les tragiques représentés, Sophocle et Euripide sont les plus connus (1). »

Le théâtre servait aux assemblées politiques du peuple à l'époque macédonienne. Les représentations n'avaient pourtant pas cessé.

Au sommet du théâtre et dans les rochers, audessous de la citadelle, on voit une grotte, que surmonte un trépied où sont représentés Apollon et Artémis perçant de leurs flèches les enfants de Niobé.

Ce trépied était peut-être la reproduction de la série de statues que l'on appelle Niobé, ses enfants et le pédagogue. « Elles furent découvertes toutes ensemble en 1583 à Rome, près de la porte Saint- Paul. Les Médicis qui en firent l'acquisition, les transportèrent à Florence.

(1) Pausanias, Attique, XXI.

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