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CHAPITRE II

» Le groupe de Florence se compose de seize statues, y compris la mère et le pédagogue. Mais il y en a deux qui, certainement, n'appartiennent point à ce groupe, il faut donc le réduire, comme veut Homère, à douze statues d'enfants.

» Si l'on s'en référait à un passage de Pline qui peut leur être appliqué, ainsi qu'à une ancienne épigramme grecque, le groupe de Niobé serait l'œuvre de Praxitèle; d'autres antiquaires . l'attribuent à Scopas. Il est certain, que la statue de Niobé, celle de la jeune fille placée à. sa gauche, celle du jeune garçon mourant, et les deux qu'on a mises aux deux côtés du pédagogue sont des ouvrages que leur beauté sublime rend dignes des plus grands noms de la statuaire antique (1). »

En allant du théâtre à la citadelle, probablement par Fescalier de marbre que M. Beulé a découvert, on trouve le tombeau de Talos. Le temple d'Héphaistos « mérite d'être vu à cause des statues du dieu, de ses enfants, et des peintures dont il est orné (2). »

On y voit une cuirasse Sarmate, objet de curiosité ou trophée.

En montant vers la citadelle, après le temple d'Asclépios, on trouve celui de Thémis, que précède le tombeau, ou monceau de terre élevé à Hippolyte.

« Thésée, après avoir réuni les habitants des bourgs disséminés dans l'Attique, établit à Athènes le culte d'Aphrodite -Paudémos (3) et celui de

(1) Louis Viardot, Les Merveilles de la sculpture, p. 119.

(2) Attique, XXI.

(3) La populaire.

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Peitho.... (l). On trouve ensuite le temple de la Terre-Courotrophos (2) et celui de Déméter-Ghloé ( 3) . La citadelle n'a qu'une entrée, tous les autres côtés étant très escarpés ou fortifiés de murs. Les Propylées ont leur faîte en marbre blanc ; c'est l'ouvrage le plus admirable qu'on ait fait jusqu'à présent, tant pour le volume des pierres, que pour la beauté de l'exécution.... Le temple de la Victoire-Aptéros (4) est à droite des Propylées (5). »

Pour comprendre combien on peut être trompé par un guide exact mais à qui manque le sentiment artistique, il faut comparer ces froides indications de monuments inimitables, à la description vivante que de savantes recherches et la vive pénétration du génie grec ont inspirée à M. Beulé (6). Qui reconnaîtrait des chefs-d'œuvre incomparables dans les quelques détails donnés par Pausanias sur le théâtre, les Propylées, le Parthénon, et le temple de Thésée ? Et qui ne sent, sous le langage du critique moderne, tout ce qu'il y a d'admiration réfléchie et de sentiment délicat, dans une discussion qui relève le plus insignifiant détail?

A gauche des Propylées, est un petit édifice orné de peintures. On y remarque Diomède ravissant à Troie le Palladium, et Ulysse enlevant, à Lemnos, les flèches d'Hercule- à Philoctète, Oreste tuant ^Egisthe, et Pylade immolant les fds de Nauplios.

(1) La persuasion.

(2) Nourrice des enfants.

(3) La verdoyante.

(4) Sans ailes.

(5) Attique, XXII

(6) V. l'Acropole d'Athènes.

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