AMPHITHÉÂTRES
peu près égale»(l90et 144"j : il est vrai que cette ville était, en quelque sorte, un port de Rome. Le revêtement extérieur du Golysée forme quatre étages de galeries , dont trois décorés de demi-colonnes ou colonnes engagées dans le mur, et offrant, du bas en haut, d'abord les trois ordres grecs : dorique, ionique et corinthien, dans leur ordre d'élancement, qui peut être appelé normal, le plus large étant le plus près de terre : la quatrième galerie est ornée de pilastres corinthiens, appuyés sur un mur continu, percé seulement de fenêtres rectangulaires. Dans les substructions, cinq galeries parallèles au mur extérieur conduisaient aux escaliers des gradins. Aux deux extrémités du grand axe, d'autres galeries conduisaient directement à l'arène, et, aux deux extrémités du petit axe, des arcades conduisaient à deux tribunes, dont une était réservée à l'Empereur. L'arène était entourée d'un podium à face revêtue de marbre, assez élevé pour que les bêtes féroces ne pussent sauter par dessus le grillage qui en formait le couronnement; ce podium renfermait les sièges des grands magistrats, des vestales et des personnages de distinction; à Pompéi et à Nîmes, il était divisé en loges. Deux praecincHones divisaient les gradins des spectateurs en trois maeniana; chacune des prsecinctiones était garnie d'un baUeus ou mur d'appui ; un troisième balteus séparait le podium des gradins les plus bas. On appelait vomitoria les
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j ouvertures qui faisaient communiquer les prœ-
' cinctiones avec les galeries des substructions ;
' elles servaient à Tentrée et à la sortie des specta-
/ teurs (1).
Nous avons dit quelques mots des Cirques, des-
4 tinés spécialement aux courses ; il suffira d'ajouter
ici que le grand cirque de Rome fut agrandi par Néron jusqu'à pouvoir contenir, selon Pline, 250,000 spectateurs, et que la décoration ainsi que l'aménagement en correspondaient à celui de l'amphithéâtre. Ce grand cirque paraît avoir été cerné, comme l'arène du Golysée, comme les cirques de Bovilles et d'Orange, par deux prsecinctiones (2); au milieu de l'arène, une s'pina (petit mur en plate-forme) s'étendait sur presque toute la longueur ; elle était terminée par la ikfe^a, espèce de cône très allongé ; la spina séparait les voies d'aller et de retour des chars.
Le portique d'Octavie, sœur d'Auguste, élevé par l'Empereur lui-même et qui est surtout connu aujourd'hui par un fragment du plan antique de Rome, entourait à la fois les temples de Jupiter et de Junon, jadis bâtis par Metellus Macedo-
(1) V. le Dictionnaire, p. 243-7, avec dessin et plan. — Et Nibby, p. 192-99. V. aussi, dans Duruy, IV, les dessins des p. 651, 671. Nibby fait remarquer (p. 193-94) qu'il y avait primitivement des parties en bois, mais que, par suite d'un incendie, au commencement du m* siècle, elles furent refaites en pierre.
(2) Voy. p. 1187-8 du dictionnaire cité.