‹ Les institutions de l'ancienne Rome (volume 3)Chapitre 27 sur 31 · DBS DROITS COMPRIS DANS LB JUS LATII · texte numérisé non relu

DBS DROITS COMPRIS DANS LB JUS LATII

visiorinements de la capitale, ô** jEdificio. Si le latin dont le patrimoine atteint un certain chiffre (qui jpatrimoniv/ïïi sestertiifm CC milium plt^ risve habebit), a employé au moins la moitié de ce patrimoine à élever une construction dans la ville de Rome. 7** Pistrino. Si le latin a tenu pendant trois ans au moins à Rome un moulin opérant chaque jour sur un minimum de cent mesures. Les deux modes précédents ont été introduits par un édit de Claude, ce dernier a été introduit par Trajan. 8® Eco senatus-consulto mulier quœ sit ter enixa, La mère latine qui a mis au monde trois enfants prend la qualité de romaine.

Les latinSj en leur qualité de pérégrins, étaient soumis aux peiaes corporelles dont les leges Porciœ avaient exempté les citoyens Romains, sauf dans le service militaire. Encore les citoyens romains avaient-ils dans ce cas le privilège de ne pouvoir être frappés qu'avec le cep de vigne que nous trouvons sans cesse à la main des centurions, tandis que latins et pérégrins étaient battus avec un bois quelconque. Une loi rendue en 122 avant notre ère sur la proposition de Livins Drusus, ordonnait que les latins ne fussent plus battus de verges, même en temps de guerre ; mais cette loi ne fut pas appliquée : c^est ainsi que nous voyons le consul Marcellus faire battre de verges un habitant de Corne, ville de la Gaule Transpadane dont César était le

patroR et qui avait reçu de Pompeius Strabo le jus Latii . C'était une violente injure contre César auquel Marcellus renvoya sa victime montrer son dos cicatrisé ; mais ce n'était pas un acte illégal, le Latin ainsi maltraité n'ayant pas exercé de magistrature qui, en l'élevant au droit de cité romaine, l'eût mis à Tabri d'un tel châtiment ; nous en trouvons la preuve dans le témoignage de Cicéron, qui blâme Marcellus, mais ne l'accuse pas d'avoir violé la loi (1).

Nous avons vu que les Latins parvenaient à la cité Romaine en exerçant une magistrature dans leur ville, à la tête de laquelle étaient placés, comme en général dans toute les cités qui faisaient partie du système romain^ un conseil {curia) dont les membres {decuriones) se recrutaient par l'élection, et des magistrats, égalements élus, chargés du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire (2). Dans certaines villes privilégiées^ l'acquisition du droit de cité romaine était attachée non pas seulement à l'exercice de l'une des magistratures annuelles entre lesquelles se par-

(1) Marcellus foede in Comensi : etsi îUe magistratum non gesserit, erat tamen Transpadanus. (Cic. ad Attîcum, V, 11, 2). César avait donné aux habitant de Corne la cité romaine ; l'intention de Marcellus était de montrer qu*à ses yeux cette concession était nulle et qu'il les tenait toujours pour de simples Latins, soumis aux verges de Rome.

(2) Voir dans le 3« vol. les municipalités de l'empire.

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