‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 105 sur 332 · Chap, [er, pp · texte numérisé non relu

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de Philadelphe et de Philopator ont dû, d’après Appien! et Polybe”, être largement approvisionnés. Ces armes restent la propriété, sinon des mercenaires, du moins des clérouques, qui les lèguent dans leurs testaments à leurs enfants'; par analogie, on peut penser que le cheval d’armes, bien que légué en toute liberté, était aussi donné par l’État *. L'État avait en tout cas à monter la cavalerie mercenaire; et, dès Philadelphe, il existait des haras, itrotsoosi:Ÿ, inspectés par des irrosxémort, auxquels étaient sans doute attachés des vétérinaires entretenus par la taxe dite irriaxpmév'. Les chevaux figuraient, comme il est naturel, sur des contrôles spéciaux *.

Tel est le tableau qu'on peut donner de l’organisation interne de l’armée ptolémaïque dans l’état actuel de notre documentation. Il reste très schématique, et par suite incomplet. On voit, ou peu s’en faut, quels ont été les subdivisions et le commandement à l'intérieur des corps, hipparchie dans la cavalerie, chiliarchie dans l'infanterie; on ne fait qu'entrevoir comment ces corps ont pu être groupés sous les ordres des officiers de grade plus élevé que les hipparques et les chiliarques; leur relation aux détachements et aux garnisons, aux grandes divisions techniques de l’armée : grosse cavalerie et cavalerie légère, infanterie de ligne et infanterie légère, nous échappe; on ignore s'il n’y à pas eu des subdivisions spéciales pour les enfants de troupe et les recrues *; on ne sait rien de leffectif normal des fractions et unités. Nos connaissances sur cette

. Proœæmium, 10; — cf. Arnen., V, 206.

. Poryee, V, 64.

. P. Petr. I, 41 = Ill, 12; I, 14 = Il, 6, (a); P. Magd. 11; P. Grenf. I, 12 et 21. PAPE TAN EP Gr en alr2ie

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. P. Petr. 11, 35 (a) (b) (d) = AM, 54 (Philadelphe); P. Hib, 1, 162 (Everg. Ie°). . Sur cette taxe, cf. chap. VII, p 215.

. C'est un de ces contrôles que P, Pelr. If, 35 (a).

Gf. ch. [1, p. 62, n. 3. — Bien que cquztov soit employé une fois (P. Paris 8;

LOMME & D

partie des institutions militaires sont d’ailleurs dans un état de renouvellement presque perpétuel. Aussi ne peut-il être question ici de synthèse, même provisoire.

1. 8) en parlaut de otpatiwrou, il parait réservé, ainsi que onuéa, à des détachements de composition spéciale : un onpeïoy de veaviouot est connu par P. Am. I, 39, 1. 2, une cnuéa d’émiyovor par P. Lond. I, 23, P. Val. NV, p. 352, Il. 45 sqq., cf. p. 356; une oruéa de mpocypagor par l'inscription Goléuischeff, ci-dessus, p. 62, n. 3. Cette dernière était numérotée : y; celle des éryovo. de Memphis, qui d’après P. Lond., 1, 23, porte le nom de l’'éponyme Dexilaos, est désignée de même dans P. Vat. N, p. 356; mais il semble qu'elle ait eu aussi un numéro : &; Mar avait lu, ébid., p. 3592, 1. 16 : eîc vnv ëv Mépper [xatoynly owrnv; la correction de Wrr- Kowekr, Prodromus grammalicae aetal. Lagid. (pp. 14 sqq.) : [onueial]y rowrnv paraît excellente; elle implique l'identité de la onuéx « et du détachement de Dexilaos,

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