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LES PATRIES DES SOLDATS AU IH SIÈCLE

Évergète semble hériter des deux pays à la fois, et tous deux appartiennent encore à Épiphane en 202-{ avant J.-C.'. L'Ionie ne fait pas encore partie des possessions des Lagides en 271, mais vers 258, au cours de la deuxième guerre syrienne, Ephèse est prise par les Égyptiens; si elle est cédée vers 250 à Antiochus IT, elle est reconquise au cours de la guerre contre Séleucus IT, et en 240 elle est entre les mains d'Evergète; elle échappe même à Philippe V de Macédoine en 201; mais elle s'allie en 197 à Antiochus contre les Romains et est incorporée par eux au royaume de Pergame en 188°. Dans l’Archipel, Théra a été jusqu'à la fin du règne de Philopator le siège d’une garnison ptolémaïque; de plus les Iles sont protégées par les Lagides dès le début du 1° siècle; en 314, on trouve la flotte de Ptolémée près de Lemnos; quand, après 311, il se met à agiter les villes grecques, en se posant en libérateur, Cos est le point d'appui de ses flottes; il y fait un assez long séjour (309); c’est là que naît Philadelphe; dans la grande croisière de 309, Andros, puis Délos recouvrent grâce à lui leur autonomie, et ainsi commence la fondation de ce zawèv des Insulaires qui sera à la dévotion des navarques ptolémaïques ; c’est à Cos que la flotte de Philadelphe est vaincue en 282; c’est à Samos, ralliée au xowèv vers 280, que siège le conseil fédéral, lorsqu'il rend le célèbre décret de Nicourgia; elle sert de base d'opérations aux flottes de Philadelphe; enlevée peut-être aux Lagides dans la seconde guerre syrienne, elle leur reste pourtant à la fin du règne d'Evergète; ils ne la perdent, ainsi que Chios, qu'en 201, lors de la brusque attaque de Philippe V*. En Grèce, les relations des Lagides sont étroites avec Athènes jusqu’en 31%, à partir de 309 avec le Péloponnèse; après la délivrance de Délos, Ptolémée débarque dans l’isthme de Corinthe, entre à Mégare, occupe Corinthe et Sicyone; en 296-4, l'entente avec Athènes reprend et Ptolémée la secourt, d’une manière peu

1 Boucué-Leccerco, J, pp. 170, 176, 209-10; 354; — de plus, pour la Lycie : pp. 198 et 261.

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