‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 113 sur 332 · Boucué-Leccerco, 1, p · texte numérisé non relu

Boucué-Leccerco, 1, p

d'Évergète, après avoir été depuis 260-59 l'apanage de Bérénice I, fille de Magas, fiancée de ce prince. Il ne redevient indépendant, au bénéfice d'Évergète IF, qu'en 163". Tant que la Cyrénaïque est possession égyptienne, elle forme une sorte de stratégie, gouvernée par un Libyarque; Cyrène conserve son autonomie communale?.

La participation de la Grèce continentale, des Iles et de l’'Asie-Mineure au recrutement de l’armée ptolémaïque s’explique par des raisons militaires générales et des raisons politiques. La Grèce, et surtout le Péloponnèse, ont fourni des soldats à tout le monde gréco-oriental depuis le 1v° siècle; on trouve des mercenaires grecs dans l’armée de Darius, combattant contre Alexandre; les grands marchés de soldats ont été longtemps ceux du Péloponnèse, où affluaient surtout des Arcadiens, race belliqueuse”; plus tard, des villes de Pamphylie, Aspendos notamment, leur firent une concurrence heureuse; les Crétois enfin donnèrent des archers à toutes les armées. D'autre part, les Lagides, sans jamais s'engager à fond dans les affaires de Grèce, s'y sont toujours intéressés; et le protectorat des Cyclades et des côtes de l’Asie-Mineure a été une des fins constantes de leur politique. Il convient de distinguer tout d’abord parmi les cités et les peuples ceux qui ont fait partie pendant un laps de temps important de l'empire des Ptolémées. Il n’y en a pas dans la Grèce continentale. Il à été parlé déjà de la possession de Cypre”. En Asie-Mineure, les côtes, surtout celles de Cilicie et de Carie, sont à maintes reprises occupées par des garnisons de Ptolémée 1°; Ja Carie et la Lycie semblent se soumettre progressivement au protectorat égyptien dès avant 278-7; leur possession est assurée à l'Égypte à la fin de la première guerre syrienne, vers 271; vers 260, la Lycie appartient encore à l'Égypte; tandis qu’elle est probablement cédée à Antiochus Il vers 250, la Carie reste égyptienne; cependant …l5., thid. pp. 16-15 53:67, 202-4511, 32-35.

(Ch. pa 12:

. H. Droysew, p. 79 et n. 2.

. Lanckoronski, die Slüdle Pamphyliens u. Pisidiens, 1, p. 86. . Ch. lI, pp. 13-4.

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