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LES roMr:Upatz PSEUDO-ETHNIQUES 143

s’est donc déroulée dans l'épistratégie de Thébaïde, et il est possible que ses services militaires aient décidé la eité de Ptolémaïs à lui donner la coitas; mais il a pu obtenir le droit de cité en qualité de stratège, et les fonctions de stratège sont autant politiques que militaires. On ne sait pas exactement à quel titre il a été fait citoyen.

Ce cas mis à part, on ne connaît dans l’armée ptolémaïque que des changements de condition ethnique au début de la carrière militaire; deux sont certains, ceux de Théotimos, fils de Phyléas, et d’Asclèpiadès, fils de Ptolémaios, déjà exposés plus haut'; mais l'étude du recrutement au n° siècle permet d’en soupçonner d'autres. Il est très vraisemblable qu’au n° siècle des indigènes sont devenus catæques après avoir servi dans les fonctions de la police; et il est probable qu'ils ont été considérés dès lors comme de race hellénique’. Ce changement de condition ethnique semble s'être effectué par la collation aux nouveaux soldats de pseudo-ethniques individuels, qui coïncide avec leur entrée dans un rozrevsx pseudo-ethnique. Cette explication s'appuie sur les considérations suivantes.

Il a existé au n° siècle dans l’armée et la police ptolémaïques des associations ethniques, désignées par les termes techniques de xow2* et de rsxreiyzxxz. Les premières, qu’on ne rencontre que dans l'île de Cypre, sont de beaucoup les plus nombreuses ; les dernières sont au nombre de deux, le rcXreuue des Iduméens‘ et

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2, Ibid., pp. 125-7.

3. Voir la liste et les références, tbid., p. 124, et les notes.

4. Ce moïtreuua est connu par une inscription de Memphis, dont le texte est reproduit dans Srrack, Arch. lTII, n° 6 ; la rédaction en est assez embarrassée et a donné lieu à des commentaires déjà nombreux : cf. Boucué-LecrercQ, IL, p. 175, n. 1, qui indique les références, résume les interprétations et répond aux ohbjections de Srrack contre l'explication de Foucarr, de beaucoup préférable à celle de Srrack. La question de la date ne paraît pas résolue ; le premier éditeur, MasrEro, estime que les caractères sont du in siècle, et que l'inscription remonte à l'an 6 de Philopator (217-6 a. C.) ; Srrack propose comme date : 176, 465 et 112 3. C., et marque une préférence pour la dernière, à cause des payatpopopot ; le personnage honoré par l'inscription, Dorion, est cuyyevac etiln'y a pas eu de cuyyevetc avant 190 probablement ; mais la question des origines de la hiérarchie aulique est loin d'être élucidée (Boucaé-Leccerco, 111, pp. 102 sqq.) ; d'autre part, on a trouvé en Égypte des inscriptions dont l'écriture a les carac-

celui des Crétois'. Il ne paraît pas au premier abord qu’il convienne d'établir entre les unes et les autres une distinction profonde”? Le mot roAireuux désigne en général à l’époque hellénistique l’organisation particulière donnée dans les grandes villes nouvellement fondées à des étrangers privilégiés et notamment aux Juifs; ne participant pas aux cultes helléniques, ils jouissaient cependant de l’isonomie, c’est-à-dire qu'ils possédaient des droits égaux à ceux des citoyens grecs. Q Ils avaient leurs chefs, leurs assemblées, rendaient des décrets à la mode hellénique, les faisaient graver sur les édifices publics, preuve suffisante de leur importance dans la cité »?. Les xouwa au contraire sont des associations, sinon purement religieuses, car le culte est souvent la forme plutôt que l’objet des associations d'esprit hellénique, du moins privées de l’isonomie et n'ayant rien à voir dans les affaires publiques. Les dédicaces, qui émanent des associations militaires de Cypre et par lesquelles elles sont connues, sont faites en l'honneur des stratèges de l’île pour les remercier de la bienveillance qu'ils leur ont témoignée; et ces associations de compatriotes ne paraissent avoir eu d'autre but que de servir leurs intérêts communs. Mais ce n’est pas à dire qu’elles soient absolument difiérentes des rokueuata; entre les unes et les autres il y a des ressemblances; ressemblances dans le vocabulaire : le mot ouuroxueiaw est employé dans les inscriptions des xow& cypriotes* et une association des Phrygiens de Pompéï, d’origine égyptienne, d’ailleurs, est dénommée roreuua'; ressemblance de composition : deux au moins des xow> de Cypre, celui des Thraces et celui des

tères de la bonne époque et qui paraissent dater du ne siècle (Bull. Soc. Arch. Alex. 1908, n° 40, cf. Rev. Phil, 1908, p. 215, et même dans une certaine mesure B. C. 11, XX, p. 117, qui doit être placée eutre 80 et 69 av. J.-C.); de plus, on connait des Doriou fouctiounaires, notamment uu hypodiæcète sous Philométor et Evergète 11 (Boucus- LecLexkco, HI, p. 108, n. 4).

1RPATeUT NS)

2. PERo«iZzeT, dans : {tev. Arch., 8° sér., XXXV [1899], 2, pp. 44 sqq. et notamment p. 45; les textes épigraphiques conceruaut les mokeuuata, connus à cette date, y sont réunis et commentés.

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