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174 LES CLÉROUCHIES
déterminée par la situation militaire du clérouque ; selon qu’il sert dans l’armée régulière, mercenaire ou indigène, — dans la cavalerie ou dans l'infanterie, — comme soldat ou comme officier, — il reçoit un nombre plus ou moins élevé d’aroures, identique pour tous les hommes de troupe appartenant aux mêmes corps et à la même arme‘. Les clérouques simples soldats sont ainsi subdivisés d’après l'importance de leur tenure en un certain nombre de catégories, qui ont varié au cours du ue siècle, mais qui ont toujours constitué une hiérarchie modelée sur celle des armées et des armes’. La contenance réelle des tenures n’a pas toujours correspondu à leur contenance nominale ; mais alors même qu’elle était moindre, les principes du classement des clérouques en catégories sont restés identiques.
Ce fait sera établi par les tableaux des catégories clérouchiques qui seront dressés ci-après. Il faut auparavant mettre hors cadre un certain nombre de tenures dont la contenance est supérieure à 100 aroures : on connaît au rr1° siècle des pvuptépoupa®; à la fin du règne d’Evergète I, l’épilarque Polémée possédait un xkñoos de 371 aroures*; au 11° siècle, il y a eu des tenures variant de 1.306 aroures 11/16 à 124 aroures 3/12°. Il est vraisemblable, comme on le verra plus loin, qu’il s'agit là souvent de dotations d'officiers. Ces grandes tenures de contenance extrêmement diverse mises à part, il y a lieu de distinguer deux périodes dans l’histoire des catégories clérouchiques : dans la première, qui comprend le n° siècle, la contenance nominale et la contenance réelle des tenures pa-