P. Fay., introd., pp
3. Boucaé-LecLerco, p. 17; Grenrezz et Hunr, P. Tebl. [, pp. 545 sqq.; cf, P, M. Meyer, pp. 36-38.
soldats désignés pour bénéficier de cette dotation. La constitution et l'attribution de la tenure sont donc l'acte essentiel qui, répété à maintes reprises, fonde, puis perpétue une clérouchie et qui crée à chaque fois un clérouque; cet acte est l’objet d’une série de décisions, de mesures et de formalités qu’il est impossible, faute de documents, de se représenter dans leur détail; mais on peut indiquer les conditions nécessaires du lotissement des terres et retrouver les principes qui ont été suivis par le gouvernement des Lagides dans cette œuvre à la fois militaire et agraire.
L'installation des clérouques sur leurs tenures suppose a priori de la part de l’État un double choix : celui des soldats qui deviendront clérouques et celui des terres qui cesseront d’appartenir au Domaine. Le premier n’a peut-être pas été absolument nécessaire; et les engagements pris par certains soldats pour leurs fils ont pu suffire à leur assurer une tenure; c'était en tout cas l'affaire des autorités militaires. Quant au second, l’état du Domaine et de sa culture devait importer grandement, sinon uniquement, et seul le diœcète paraît avoir été en situation d’en juger d'ensemble et de donner aux fonctionnaires du Domaine et au corps des scribes les ordres nécessaires’. Mais l’établissement en clérouchies ne commence vraiment que par l'attribution d’un nombre déterminé de soldats à la clérouchie d’un ou de plusieurs bourgs nommément désignés; parmi les raisons qui dictent cette attribution et fixent le nombre des clérouques et des xAñsc:, beaucoup peuvent nous échapper, mais il en est une qui apparaît clairement : le rapport entre la contenance des xAños qui doivent être attribués aux clérouques et la superficie des terres destinées à cet usage dans les différents bourgs. C’est une question capitale dans l’étude des clérouchies que de savoir comment on fixait la contenance de la tenure dont était doté chaque clérouque. Les textes y apportent une réponse : la contenance des xAñpor a été
1, Chap. ll, pp. 39-41.