P, Tebt. 1, 60, 1. 21 (— 62, L
5. P. Tebt. I, 131 (descr.) : rc É6d6unç yrlapyias tptaxovré[poupoc (an [.]5 d'Évergète Il).
6. Cf. plus haut, ch. II, p. 51 et n. 2, ce qui concerne leur promotion à la xarorxix. Comme le disent GRENFELL et Hunr, P. Tebt. I, p. 549, il est difficile de savoir si ce sont des soldats ou des policiers ; il semblerait que, triacontaroures en l’an 7 d'Évergète (P. Petr. 11, 38 (a), 1. 1, cf. IL, 39 (b)), ce doivent être des soldats ; et l’un d’eux en effet est catæque sous Épiphane (P. Tebl. I, 62, 11. 46- 53); mais son entrée dans la catœcie est exprimée (ibid.) à l’aide de l'expression : roy ueraBs6nxéTwy sis Tnv xatouxiav x Tv..., usitée pour les promotions de policiers. Grenrezz et Hunr (/oc. laud.) suggèrent qu'il y a peut-être promotion de l'infanterie à la cavalerie, tout en remarquant que le XX Duéwc de cujus ne possède que 18 aroures 3/8 à Kerkéosiris ; mais il n’est pas établi et il est très improbable que xérouxoç et xarowxta ne doivent s'entendre que des cavaliers ; cependant si l’on ajoute les 18 aroures 3/8 possédées à Kerkéosiris aux 30 aroures que ce clérouque a dû posséder primitivement, on obtient un total de 48 3/8, très voisin du chiffre de 50, contenance habituelle des tenures de cavaliers p%, non sous Épiphane, il est vrai, mais sous Philométor, La question est insoluble jusqu’à plus ample informé..
180 LES CLÉROUCHIES
80 aroures; 9 soldats seulement peuvent être classés parmi les premiers et 7 parmi les seconds; les autres sont confondus sous l'appellation commune de xäromo'. C’est d’ailleurs un point sur lequel il va falloir revenir bientôt.
Le tableau précédent ne peut être considéré en effet comme un tableau réel des catégories clérouchiques en ce qui concerne les deux plus élevées, celles. des bK et des rx. Sous le règne de Philométor, aucun des +xX de Kerkéosiris ne possède plus de 40 aroures, aucun des LX plus de 50; sous Evergète IT, les catœques de Kerkéosiris ont des tenures de contenance diverse, mais toujours inférieure ou égale à 50 aroures?. Sans doute le comogrammate à pu, dans certains cas, oublier de mentionner que le xAñpos comprenait des terres situées dans d’autres bourgs que celui qu’il contrôle; mais cette négligence est d'autant moins probable qu’elle se répète plus souvent. Le passage d’une catégorie inférieure à une catégorie supérieure ne paraît même pas être toujours l’occasion d’un accroissement de la tenure primitivement possédée par le clérouque‘. D'autre part, si l’usage des mots Exatovtéooupos et Gydonxovrapoupos s’est poursuivi jusqu'au 1% siècle, il n’est pas aussi général qu'auparavant. Dans les papyrus financiers du 1° siècle, en effet, les clérouques de l’armée régulière sont désignés par le titre de leur catégorie clérouchique : LK, oK, AK, eX°; il n’en va plus tout à fait de même au 11° siècle. Les rapports du comogrammate de Kerkéosiris classent encore les soldats de l’armée régulière dotés sous Philopator en catégories clérouchiques '; mais les clérouques d’Epiphane appelés xarouo. dans les totaux* sont distin-
4. Cf. App. I : re siècle, liste des xatorxot et les notes. 2. P. Tebt. I, app. I, p. 541-8.
3. Sur la division du x\%p0ç en parcelles situées dans des bourgs différents, cf. ch. VII, pp. 204-5.
. Cf. ci-après, pp. 189-90.
io 10 IE . P. Tebl. IN, 112; et pour les eX, bid., 100 (b), n. . E. g. P. Tebt. 1, 62, 1. 30.
. E. g. ibid., L. 51.
D 1 O OC à
gués d’après leur origine : rüv à ‘Eouaginou!, &rd roy À avBpüv xTÀ.”, TOY petabeémrotuv eg Thy xarowriay &Ë .…..xrX. *: puis, avec le règne de Philométor, c’est-à-dire à l’époque où la contenance réelle des tenures devient de moitié inférieure à la contenance nominale, apparaît la division en : ouyyeveis xdrouror, rüv moosAnpdévruv etc Tods natolnous inneis*, Tüv puerafefmuétuwy els tho atome 2E £ooduv #rh.°; etle même classement se retrouve sous Évergète II, moins les suyyeveis xérome:", En somme, le comogrammate, c’est-à-dire un fonctionnaire auquel la contenance réelle des tenures importe bien plus que la contenance nominale, n’emploie plus les noms des catégories clérouchiques supérieures pour classer les catœques; tous sont confondus dans l’appellation commune de xaTotxot OU xäroxot irreis. Ce fait donne à croire que les titres d’éxarovrépoupo: et d’oydonxevräpouect ne sont plus que décoratifs et honorifiques*, réserve faite toutefois de leur sens purement militaire comme dans l’expression : 4 € irrapyia vüy PK°; ce n’est probablement pas par suite d’une omission des scribes que les tenures des catæques de Kerkéosiris nous paraissent limitées en fait à une contenance maxima de 50 aroures; à partir de
4. « Établis par Hermaphilos », cf, ci-après, p. 188; e. g. P. Tebt., I, 62, 11. 39 sqq.
2. « Pris parmi les 4.000 hommes qui ont fait la campagne de Thébaïde » au début du règne d'Epiphane; cf. ci-dessus, p. 163; e. g. P. Tebl. I, 62, 11. 41 sqq., cf. p. 541.
3. « Les clérouques promus catæques », cf. ci-après, pp. 189-90; e. g. P. Tebt. I, 62, 11. 46-51; c’est le XX Pudléwc, sur lequel cf, ci-dessus, p. 179, n. 6.
4. « Catæques ouyyevets ». E. g. P. Tebt. I, 62, 1. 58. Cette qualification reste obscure. Grenrezz et Hunr (P. Tebt. I, p. 126, n. 9, in fine) pensent qu’elle se rattache peut-être à une organisation de l'armée par nationalités, sur laquelle cf. ch. V, pp. 141-9. P. M. Meyer, p. 69, y voit la preuve d’une communauté de racel ScauBarr, p. 40, estime qu’elle désigne « genus quoddam nobile catæcorum ». I. faut remarquer qu’on ne rencontre ces « catæques parents » que sous Philométor; peut-être ce roi a-t-il donné un titre honorifique, une sorte de décoration collective, imitée des cuyyevetc auliques, à des catœques dont il voulait récompenser la fidélité au temps de ses luttes 'avec Evergète.
5. Il s’agit de l'entrée directe dans les clérouchies par opposition avec l’avan cement des policiers; cf. ci-après, p. 188; e. g. : PATEDTAIMG2 AIMENT
6. Cf. n. 3 ci-dessus. E. g. : P. Tebt. 1, 62, Il. 87-99; ici ce sont des policiers promus soldats et catæques.