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CATÉGORIES ARMÉE orne CORPS CLÉROUCHIQUES REGULIERE INDIGENES a HATOLLOL ITTEÏS (aumax.,50ar.)| cavaliers XK fantassins | yepoiqunno: dyunot inreïs XEK Épodot KK Dayiot ITTES Ua quAæxiTat fantassins (?) et épnuoquÀ.
CK fantassins EK fantassins ou sol-
dats de marine (?)
Teiles sont les transformations réelles qui se sont introduites au 11° siècle dans les catégories clérouchiques. Les principes du classement des clérouques dans une catégorie déterminée sont restés les mêmes. L'armée non-indigène fournit seule les xérotxot, dont les tenures sont les plus considérables; la police, où l’élément heliénique ou réputé tel paraît avoir été encore assez considérable', se place, avec des lots de 30 à 10 aroures, entre l'armée non-indigène (50 à 30 aroures) et les corps indigènes (30 à 5 aroures) ; et la cavalerie reste supérieure à l'infanterie. Néanmoins, la distance qui au 11° siècle séparait du uéymes le clérouque non-indigène le plus élevé en dignité, a singulièrement diminué. Les plus importantes des tenures des catæques sont en fait moitié moindres qu’alors, et les catégories infé-
4. P. Tebt. X, app. 1, p. 551; et ci-dessous, ch. VIL, p. 263
rieures de clérouques indigènes, en se multipliant, se sont élevées jusqu'aux dotations de 30 aroures; la division fondamentale en clérouques de l’armée ou catæques, clérouques de la police et clérouques indigènes subsiste sans doute: mais les catæques fantassins, dernier degré de la hiérarchie proprement militaire, les xepséeurrot et certains péymor inraïc, c’est-à-dire les plus haut placés des policiers et des soldats indigènes, se trouvent constituer en fait une catégorie unique, celle des triacontaroures ; il n’y a plus de fossé entre l’armée proprement dite et les policiers ou les auxiliaires indigènes. En dépit de la différence des titres, un catæque de la fin du n° siècle est plus près d’un péypoc doté de 5 aroures que ne l’était un clérouque à 100 aroures du u° siècle. C’est un fait analogue à ce que l’étude du recrutement et de la qualification pour le service nous a déjà permis de constater‘; ou plutôt c’est l'aspect, particulier aux clérouchies, d’un fait plus général : le rapprochement des races hellénique et égyptienne au n° siècle. La considération qui s’attachait à l’armée proprement dite, au service parmi les vainqueurs, va diminuant, le service dans les corps indigènes progresse dans l’estime publique, très vraisemblablement parce que l’armée, la police et les auxiliaires indigènes se recrutent chaque jour davantage dans la même classe de population. L'évolution des catégories clérouchiques apporte une preuve supplémentaire de ce que l’étude du recrutement nous apprend à cet égard. Il y a d’ailleurs dans l’histoire de l'Empire et notamment de l’armée romaine d'Égypte’ un fait identique : le rapprochement des légionnaires et des soldats des auxilia qui a préparé les réformes militaires du 1° siècle après J.-C.
4. Chap. IV, pp. 126-7, et V, pp. 188 et 150. ; 2, Lesquier, Le recrutement de l'armée romaine d'Égyple aux ler et Ile siècles,
dans : Rev. Phil., XXVIII (1904), pp. 16-17.
184 | LES CLÉROUCHIES
On connaît maintenant les règles de la dotation des clérouques. Dans les limites tracées par elles, les clérouchies, loin de rester immuables après leur fondation, se sont transformées; les terres qui les constituaient ont passé du Domaine à la yñ xAneouyxh et réciproquement, d’une catégorie clérouchique à une autre, et même de xAñpos à xAñpos. De là un mouvement continu dont les causes se trouvent principalement dans les mutations militaires des clérouques.
Ces mouvements des terres clérouchiques peuvent se classer sous lies deux chefs suivants :
A) les mouvements externes, qui augmentent ou diminuent l'extension de la yñ xAnpouytxi ;
B) les mouvements iniernes, qui, sans changer l’extension de la terre clérouchique, en modifient la répartition.
A) Mouvements externes. — Ils sont de deux sortes, selon que la terre clérouchique s’accroît ou diminue.
4. La terre clérouchique s'accroît. — L'accroissement de la terre clérouchique dans son ensemble est dû à une cause unique, l'installation de nouveaux clérouques; considéré sur le terroir d’un bourg déterminé, il peut avoir deux raisons, l'installation de nouveaux clérouques et le transfert à la clérouchie de ce bourg d'anciens clérouques d’un autre bourg. Ce n’est pas à dire que toutes les fois que de nouveaux clérouques sont créés, la terre clérouchique augmente d’autant d’aroures que le gouvernement leur en assigne; certains d’entre eux peuvent être dotés et sont en fait dotés de tenures qui ont, une ou plusieurs fois déjà, fait l’objet d’une attribution; et il ne se produit alors qu'une simple modification nominale sur les contrôles de la clérouchie. Mais, lorsque les établissements de clérouques
s’opèrent sur une grande échelle, le fait se traduit toujours par un accroissement des terres clérouchiques. C’est ainsi qu’à Kerkéosiris la terre clérouchique à eu pour contenance sous Philopator, Épiphane, Philométor et Evergète Ii respectivement 104 aroures 3/32, 228 15/32, 657 11/32 et 1581 11/32‘. Sur ce dernier chiffre, 113 aroures 1/2 ont été alloties pour la première fois, mais pour d'anciens clérouques déjà dotés ailleurs, transférés et pourvus de tenures sur le territoire de Kerkéosiris par compensation, savoir : 74 aroures 1/2 à des indigènes venant d’un district voisin, celui d'Hèracleidès?, et 39 aroures à d’autres péyuo. dépouillés à [biôn-des-Clérouques-à-25-aroures*. Pendant ce règne, la terre clérouchique dans son ensemble s’est donc accrue de 113 aroures 1/2 de moins que la clérouchie de Kerkéosiris, si les terres d’Ibiôn et du district d'Hèracleidès ont fait retour au Domaine.
2. La terre clérouchique diminue. — Cette diminution se produit toutes les fois qu'un x\ñosx cesse d’être rangé parmi les terres clérouchiques d’un bourg et retourne au Domaine. Elle est définitive en cas de mort du clérouque au mr siècle et en cas de confiscation au 1° et au 11° siècle; elle peut être précédée d’une mise sous séquestre temporaire lors de la mort du clérouque à partir de Philopator au plus tard et en matière de pénalité fiscale ou criminelle au 1° siècle‘. On a des exemples de diminution définitive en cas de mort au 1° siècle dans les papyrus d'Hibeh et de Lille; la confiscation est connue au 11° siècle par les papyrus Petrie* et prévue dans un texte de Tebtunis du n°siècle'; la mise sous séquestre à la mort du clérouque se rencontre dans
1. D'après les chiffres de P. Tebt. I, 62, celui des rapports du comogrammate Menchès qui contient le moins de fautes de calcul. Cf. l’accroissement de la clérouchie par règnes et par catégories clérouchiques, ibid., app. [, p. 545.