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précédent ; l'expression technique est dans ce cas perahauBäven". Mais parfois le clérouque est doté d’une tenure formée de parcelles prises à plusieurs xAÿo démembrés et confisqués; la tenure est dite alors peremyeyoaumévn et etatwrxnmévn au nouveau clérouque?; la première de ces expressions paraît aussi employée pour les personnes, dans le même cas ou lorsqu'il y a cession du xXñpos par son possesseur’.
b) La promotion d’une catégorie clérouchique à une autre. — En théorie, ces promotions pourraient influer sur la situation des terres clérouchiques dans de nombreux cas : si un soldat devient officier, s’il passe de l’infanterie à la cavalerie, ou sil entre dans les corps de la garde; quand un policier devient soldat, ou quand il passe des fonctions inférieures aux fonctions supérieures de la police; quand un clérouque indigène devient policier ou s’il s’élève dans la hiérarchie des p#yweor. En fait, un yes irrsds doté de 30 aroures qui deviendrait chersephippos, un chersephippos qui passerait parmi les fantassins réguliers, ne verraient pas augmenter leurs tenures; et pas davantage un waves R promu phylacite ou érémophylaque"; il y aurait sans doute un changement de catégorie sur les contrôles et dans les rapports financiers, mais la mutation n’affecterait en rien l’état réel de la terre clérouchique.
D'autre part, les textes ne font connaître que des promotions
\°.E. ge P. Tebt.], 61 (a), 11-20, #4, 50, etc.
2, P. Tebt. 1, 61 (a), IL. 4-19. IL y a là deux formalités distinctes, séparées par un intervalle qui peut s'élever à un an: cf. le cas de Leptinès, f. de Stratonicos, auquel 25 aroures du x\ñp05 d'Hèliodoros, f. de Ménodôros, sont uerem:yeypauuévat en l'an 51 et peradtwuxnuévar en l’an 52 d'Evergète Il; Leptinès paie (en partie: le reste doit incomber à Marôn et à Athèniôn, cf. IL. 8, 17 et 40, Il. 4 et 36) le otépavos dû par Hèliodoros; il se peut qu’en l’an 51 il ait été inscrit comme successeur d'Hèliodoros parce qu'il s’'engageait à verser le montant de la taxe ou en versait une partie, et qu’en l’an. 52, l'affaire terminée, les mpooratar (cf. p. 193) aient converti l'inscription conditionnelle (uetentypaon?) en une attribution définitive (uetaôroixnotc ?)
3. P. Tebt, 1, 124, 11. 31 sqq. Les clérouques provenant &£ #wv dv (catégories) sont des promus; ceux qui viennent ££ tàoxtnuovwv (propriétaires ou pseudopropriétaires) deviennent clérouques par rapxywpnorc; cf. ibid., 11. 30 sqq. et les notes, et ci-après, ch. VII, p. 237-8.
4, Cf. ci-dessus, p. 182, tableau des 2:97 clérouchiques au 11e siècle [2].
190 LES CLÉROUCHIES
de policiers, et même d’éphodes, de phylacites et d’érémophylaques seulement, qui entrent dans l’armée et les catœcies'. Les rapports des comogrammates les distinguent soigneusement des catæques d'autre origine et les appellent : of perabebmutec sis rhv xarormlav € Eoddwv (2onuoguAdrwv, gukaurüy). En principe, leur promotion d’une catégorie à une autre semblerait devoir être accompagnée d’un accroissement de leur tenure, réagissant sur l'extension de la terre clérouchique ou sur la répartition des terres. En réalité, au n° siècle, à Kerkéosiris, on ne connaît qu’un seul exemple d’accroissement de tenure; encore est-il inférieur à ce qu’on attendrait logiquement. Un phylacite à 10 aroures, promu catæque, devrait, semble-t-il, recevoir 90, ou au moins 40 aroures supplémentaires; ou 30, sinon 70; ou encore 20; or, Marôn, fils de Dionysios, phylacite qui devient catæque en l’an 53 d'Evergète II, possesseur de 10 aroures, reçoit en tout 15 aroures, qui portent sa tenure à une contenance totale de 25°. Aucune des autres promotions n’est accompagnée d’un accroissement des xAñoc, bien que des charges fiscales nouvelles accompagnent le changement de catégorie‘. Il y a là une anomalie inexplicable, et l’on ne peut qu'incliner à croire que les choses se passaient différemment à une époque antérieure‘. Retenons du moins que les 15 aroures supplémentaires données à Marôn proviennent de la dissolution de la tenure que possédait Hèliodoros, fils de Ménodôros*.
c) Le clérouque disparaît de la clérouchie. — Cette mutation se produit lorsque le soldat meurt ou quand il renonce à sa tenure. La mort du clérouque n’a pas toujours eu les mêmes effets sur l’état des terres : au 11° siècle, jusqu’à Philopator
1. P. Tebl. I, app. I, p. 549, qui renvoie aux textes ; cf. d’ailleurs, ch. IV, p. 126.
2. Cf. ci-dessus, p. 187; il est dit Éxatovräpoupoc, P. Tebt. I, 85, 1. 59.
3. Il faut laisser de côté les impôts calculés d’après la contenance réelle des tenures, mais certaines taxes peuvent être augmentées et il y a au moins à payer le orépavos de la promotion; cf. ch. VII, p. 222-8.
4. Peut-être la tenure primitive n'était-elle augmentée que progressivement ; cf. ci-dessus, p. 187, la constitution du x)\ñ90ç d’Athéniôn, f. d’Archias.
b'PETebt. 6110) RS 1e 40;
vraisemblablement, elle entraîne la reprise de la tenure par le Domaine et diminue d'autant, jusqu'à nouvelle attribution, la terre clérouchique; depuis Philopator, elle n’amène qu’une mise sous séquestre temporaire quand le clérouque décédé laisse des fils'; et au rr° siècle, l’usage est qu’un seul des fils hérite de tout le xAñoos; toutefois, on connaît un cas où deux fils ont hérité Chacun par moitié, et où une tenure s’est trouvée par suite divisée en deux parties; il ne paraît pas cependant qu’elle ait complètement perdu son unité”. Le plus souvent, la mort du clérouque n’a donc pour conséquence que la transmission indiquée par le verbe uerzhaubävew sans modification d’ordre foncier; mais on peut facilement imaginer, bien qu’on n’en connaisse pas d'exemple, le cas où, un clérouque mourant sans enfants, sa tenure sort de la terre clérouchique, si elle n’est pas attribuée telle quelle à un nouveau clérouque ou partagée entre plusieurs tenanciers. Si un soldat renonce pour une raison quelconque à sa tenure, il a la faculté de la céder, avec l'agrément de l’État, à un nouveau clérouque’; la rapayopnois équivaut donc à cet égard à la transmission héréditaire.
Tels sont, considérés au point de vue foncier et en relation avec les mutations militaires qui les déterminent dans une si large mesure, les mouvements dont est susceptible la terre clérouchique. Elle n’est jamais, ni dans un bourg, ni dans l’ensemble des bourgs à clérouchies, identique à elle-même d’une année à l’autre; elle s'accroît par des dotations nouvelles ou des transferts, elle diminue par des retours au Domaine et des confiscations; la répartition en est remaniée. S'il n’y a pas de mouvement des terres clérouchiques qui ne soit accompagné d’un changement de personnes, il y a par contre des mutations de clérouques qui s’opèrent sans affecter l’extension ni la distribution des terres : la classe des clérouques varie encore plus
A. Cf. ch. VII, pp. 230 sqq.; cf. ch. Il, p. 60. 2, Cas (déjà cité, ch. IT, p. 59; P. Teët. I, 62, 11. 59 sqq.) de Diodotos et d’A-
pollonios; il n’y a pas là deux xxñpor, mais un seul, qui est dit : Avodé6rou xa *AmoNwviou, tov B Mexlwl[voc], Éxa(répou) vd (fpuou). 3. Cf. ch. VII, p. 237-8, notamment le cas de Patrôn.
192 LES CLÉROUCHIES
que l’état des terres clérouchiques. Mais, que l’on considère les tenures ou les tenanciers, l'instabilité apparaît comme le caractère essentiel des clérouchies ; et l’on comprend que leur administration ait demandé, avec la participation des scribes, les soins d’un corps spécial de fonctionnaires.
On connaît les actes essentiels de l’administration des clérouchies; on sait moins bien quelle part y prennent les diverses catégories de fonctionnaires. L'état actuel de notre documentation permet cependant de préciser un certain nombre de points.
Tout d’abord, les fonctionnaires que concerne l’administration clérouchique sont de deux ordres. Les uns ne paraissent avoir d'autre rôle que de s’occuper des clérouques; ce sont les mpoctätor, émiorara, ypapuateas et rpès Th ouvrééer particuliers aux soldats tenanciers. Les autres sont les scribes du nome, aux trois degrés de la hiérarchie : basilicogrammate, topogrammates et comogrammates, subordonnés au diœcète; rien de ce qui intéresse les finances du nome ne leur est étranger; ils exercent sur les terres clérouchiques le même contrôle que sur les autres ; l'autorité, et non seulement le contrôle, paraît même leur avoir été dévolue dans certains cas.
La hiérarchie des fonctionnaires proprement clérouchiques ne peut être reconstituée avec certitude. On distingue toutefois parmi eux les fonctionnaires spéciaux à des corps militaires ou à des groupes de clérouques, et ceux des catégories clérouchiques. Il a existé au r1° siècle des épistates, attachés à chaque hipparchie des possesseurs de 100 et de 70 aroures*; et les ëxt-