‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 159 sur 332 · P. Petr., LI, 72 (à · texte numérisé non relu

P. Petr., LI, 72 (à

srärat tüv irrépyuv de la fin du n° siècle sont peut-être leurs successeurs'. Le nom d’irisrärne est donné dans l'Égypte ptolémaique soit à des fonctionnaires de l’ordre judiciaire ou de la police, ou des deux à la fois?, soit à des intendants des temples’, soit au prêtre-président du Musée; les fonctions de ces différents éristara sOnt si diverses qu’on ne peut rien conclure de l'emploi de ce titre. Tout ce qu’on peut dire, c’est que les épistates des hipparchies transmettaient au stratège du nome des déclarations de propriété, aroypxox, qui permettaient d'évaluer certains impôts dûs par les clérouques et notamment l’ivéprev, droit d'usage des pâtures’. D'autre part, au n° siècle, des cavaliers catæques, groupés non en corps militaires, mais par ban clérouchique, sont administrés par des rocoréxe ; en l’an 51 et en l’an 52 d'Evergète Il, les cavaliers catæques établis en clérouchies par Critôn sont subordonnés à un certain Anikètos, entouré de coroostéxar, dont le nombre est inconnu. De leurs fonctions on ne sait qu'une chose, c’est qu’ils assignent à d’autres clérouques les parcelles des tenures démembrées". Dans l'Égypte ptolémaïque, le mot rposrérrs désigne soit les présidents des corporations, soit les régisseurs des apanages”. Le peu que l’on connaît des cuurpostétar rüv xatofxwv irréwv les rapproche évidemment des seconds; précisément à l’époque où on les rencontre à Kerkéosiris, une partie du terroir du bourg est mise à part du reste des terres sous le nom de xeywotouévn rpéso3os et semble former un apanage princier; elle est administrée par un rpcotérns spécial, qui s'occupe de sa culture, c'est-à-dire de sa location à des laboureurs, avec l’aide d’un auxiliaire : Anikètos et les suuroostéra: des cavaliers catœæques, qui président à la distribution des xAñoc: dissous entre de nouveaux clérouques jouent

4, P. Oxy. IV, 190 (descr.). Ils peuvent être aussi des officiers adjoints à l’hipparque; cf. le sens d'émordrns dans Ankien, rappelé ch. !II, p. 91 et n. 1. 2. Boucné-LeccercQ, II, pp. 139-40 ; 1V, pp. 225-31. Ibid. III, p.191,-n.2; cfp. 304;.n°6.

1bid., II, p. 161.

P. Petr. IN, loc. laud. Sur cette taxe, cf. ch. VII, p. 215. P. Tebl. 1, 61 (a), 11. 9-10, 30-32, 35; 64 (a), l. 110; et ci-dessus, p. 189 et n. 2, Boucué-LecLerco, If, p. 172, n. 5; et pp. 191 et 380. P. Tebl. I, app. I, pp. 569-70.

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un rôle assez analogue avec une autorité et une compétence évidemment limitées, puisqu'ils ne sont roocréru que des à: Koruvos; mais il a pu exister des 3x Kofrwves dans toute l’étendue du nome, peut-être même au delà. Les rposrézu des cavaliers catæques paraissent donc être les régisseurs d’un groupe de xAñpa; mais il n’est pas incompatible avec cette explication de penser qu’à la ressemblance des présidents des corporations, ils étaient choisis par leurs administrés; dans cette hypothèse, ils auraient occupé une situation mixte, étant d’une part auxiliaires du gouvernement, d'autre part mandataires des catœques. Ce serait là un caractère intéressant des clérouchies, qui auraient joui d’une sorte d'autonomie administrative dans les limites fixées par les décrets royaux et par l’action de lépistate et grammate et du diœcète, dont il sera question plus loin. Au-dessus de ces agents dont le pouvoir est limité à un groupe relativement restreint de catæques, il faut placer les fonctionnaires qui administrent toute une catégorie clérouchique. Ce sont d’abord les grammates. Peut-être n’y a-t-il eu au mir siècle qu'un seul grammate pour toutes les catégories à la fois, avec le titre de ypaumarebs Tüv xAneoüyuy; ses fonctions se seraient toutefois bornées à l'administration de tenures créées dans une région limitée et pendant un nombre d'années déterminé. Au 11° siècle, il paraît exister autant de grammates que de catégories clérouchiques ; on connaît à cette époque ceux des péywot et ceux des cavaliers catæques. Il y a eu des grammates des payer dans le nome Saïte, dès 164 avant J.-C.?, dans le Péri- Thèbas* et dans l’Arsinoïte‘. D’après les papyrus de Tebtunis où figurent ces derniers, Ptolémaios et Xénôn, leurs fonctions consistent à incorporer des wæyme à la clérouchie, à modifier leurs dotations; ils ont sous leurs ordres les indigènes de

1. P. Hib. I, 82, Il. 14 sqq, ypauuaredc tv @meoraluévov eiç rov ’Aporvotrnv XAnpoÜywvy Ev Tüt ç L uat Tv év ru € L &rd Auolov : Isocratès.

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