P."H10. 1,85, 1.143, ‘et 101.125: cf 39 M00VeL
LE xÀÿpos ET SA CULTURE. — LE otaôués 203
cette théorie ne peut être admise au point de vue juridique‘. L'expression ne semble en rien technique, à en juger par son emploi dans les papyrus Petrie et les textes d’'Hibeh; elle remplace simplement le pronom personnel et indique que la tenure est bien celle du de cujus, non un xAñoos loué, par exemple?. Quant à l’épithète de Brsxès, il ne paraît pas douteux qu'elle désigne un xAñpos qui a fait retour au domaine royal, tout en conservant son individualité et en portant comme par le passé le nom du clérouque sous lequel il était connu" : la mort du clérouque, à l’époque où la tenure ne se transmet pas encore héréditairement, ou la confiscation expliquent le retour au Domaine et l’épithète Bzoœmée. On pourrait objecter que ces anciennes tenures paraissent avoir une contenance élevée, mais, au rrr° siècle, seule époque où les xAñoot Baoraunot soient connus, les cavaliers de l’armée régulière, simples soldats, recevaient des tenures de 100 aroures et celles des officiers étaient plus considérables ; et même au rr° siècle, quand la terre était plus rare, on a relevé des dotations militaires montant à 500 aroures*'. On a objecté que les logements du clérouque chez l'habitant étaient dits Bxoxot et que par analogie tous les xAñocr, et non certains seulement, devraient être également Basikotf. Mais tout d’abord il ne faut pas prendre la phrase : oi yàp oraduot eo: Baouxot comme un modèle de propriété dans l'expression : le sr20pèc, on le verra tout à l’heure, n’est pas toujours asixés; dans certains cas ce qui est Basuèv, c’est le droit d’user d’une partie d’un immeuble privé, dite srx0uèc, pour le logement des clérouques”. En second lieu, jamais les orabuot ne sont désignés par un nom propre, alors que les xAñoc fase conservent un nom qui leur a été donné antérieurement. Enfin l’un des xAñpo
4. P. M. Meyer, p. 42. — Cf. ci-après, pp 224 sqq., sur la condition juridique du x\%p0c.
DECO 0e lMRettamotes cer MINS EPP APE re 208) Te 2 D EHT0 A 52 n26 p.498 Ch. VI, p. 174 et les notes.
. Boucué-LECLErcQ, p. 24, n. 1.
> JE PGNE ADSO COETEEE . Cf. ci-après, p. 210-1.
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204 LES BIENS CLÉROUCHIQUES
dits fashuet est en partie vendu par les soins du toparque et du topogrammate; si le toparque intervient, c’est quil s’agit non de la terre clérouchique, mais du domaine royal'. Le xXñpos est donc rentré dans le Basrhrxév.
Le x\ñco, qui forme un tout au point de vue fiscal et juridique, n’est pas toujours à proprement parler un lot de terre. Le mot sans doute a souvent ce sens, toutes les fois que la terre donnée à un clérouque est d’un seul tenant; et il a dû en être ainsi pendant toute une partie de l’histoire des clérouchies, quand il était facile de trouver des terres pour les clérouques sans sortir de l’üxékoyoy, quand les dissolutions et reconstitutions de xAñpa n'avaient pas bouleversé le lotissement des clérouchies des terroirs; telle n’est plus la situation, et depuis longtemps déjà sans doute, vers la fin du rr° siècle; le xAñeos se compose souvent alors de plusieurs parcelles distinctes. Ainsi, non seulement les terres clérouchiques sont noyées parmi les biens d’Église et les terres domaniales?, mais encore beaucoup des xAñpa ne sont pas d’un seul tenant; dans les rapports et les cadastres ils figurent pour partie en un endroit, pour partie en un autre; et chaque fois, sauf la première, la mention qu’on en fait est suivie des mots : rù hcmèv, avec le chiffre de la contenance partielle’. Les parcelles ne sont pas seulement disséminées sur un même terroir, elles sont parfois aussi situées dans des villages différents, mais voisins; dans ce cas, les rapports et les cadastres portent, après le nom du clérouque : 0 Tù Aoumdv toù xAñpou rept.…., suivi du nom de la localité. Quant au nombre des bourgs où se rencontrent les parcelles d'une même tenure, on ne connaît jusqu'ici d'exemple que de xAñoot divisés entre deux bourgs* : Kerkéosiris et Tebtunis*,