‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 175 sur 332 · P. Tebl · texte numérisé non relu

P. Tebl

208 LES BIENS CLÉROUCHIQUES

Ces 128 aroures 3/4 improductives sont telles du fait des clérouques, qui n’ont pu défricher ou ensemencer; sur les 73 non ensemencées, 47 appartiennent à des tenures partiellement cultivées par le possesseur ou son fermier ; la proportion est de 10aroures cultivées sur 24, 10 sur 40, 31/2 sur 6 1/2; les 26 aroures restantes se répartissent entre 4 tenures de 6 aroures 1/2 chacune (ce sont des tenures de péymue: (K) dont aucune n’est cultivée. Il est vraisemblable que ces clérouques, empêchés de faire valoir eux-mêmes leur tenure, n’ont pu trouver de fermiers; car l’état général de l’agriculture paraît mauvais à la fin du n° siècle, notamment à Kerkéosiris'. D’après le rapport du comogrammate pour l’an suivant, 52 d'Evergète Il°, la superficie de la terre clérouchique tombe alors par suite de confiscations à 1.574 aroures 27/32; sur ce nombre 757 1/8 seulement sont cultivées, soit 396 1/8 de moins que l’année précédente; l’état des documents ne permet pas de connaître précisément les causes de ce changement; à en juger cependant d’après les tenures des vapor, pour lesquelles les chiffres sont conservés, la superficie non ensemencée par la faute des hommes paraît s’accroître : elle atteint 57 aroures pour ces xAñsc au lieu de 26 en l’an 51 ; eten aucun cas la tenure n’est cultivée pour partie, en aucun cas il n’y à de fermier; la difficulté de trouver des fermiers augmente sans doute d'année en année, parce que la décadence générale de l’agriculture s'accélère. La condition agricole des xAñpot ne différait donc guère de celle des autres biens. La terre clérouchique n’était, selon toute vraisemblance, ni mieux ni moins bien cultivée que toute autre terre; le principe de la rotation des cultures, rigoureusement appliqué dans le domaine royal”, était universellement connu et mis en pratique, peut-être un peu moins strictement, par les clérouques; et leur situation militaire ne nuisait guère à la bonne gestion de leurs biens; tout au plus peut-on dire que ceux qui se trouvaient en service actif, comme les clérouques de la garde ou certains péymeor, et sans

APACPICRAN ID INOE 9. P. Tebl. 1, 64 (a).

Page 1