‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 184 sur 332 · P, Hi6. 112, n°113; p · texte numérisé non relu

P, Hi6. 112, n°113; p

218 LES BIENS CLÉROUCHIQUES

Les taxes qui viennent d’être définies ne doivent pas être tenues pour spéciales aux clérouques. En fait, l’évvépsos paraît bien être perçu sur d’autres contribuables que les clérouques'; et logiquement, quiconque fait usage des pâturages du Domaine, possède des chevaux ou des animaux, jouit d’une tenure pro-

tégée par des digues et contribue à rendre nécessaires les ser-

vices d’un grammate spécial, doit l’évréuuov, le 96006 irruv, les garer pour la garde des animaux, le ga pour la défense des propriétés, le ywmarmèv pour l'entretien des digues et le yezuparué; ces deux dernières taxes exceptées, on pourrait même dire qu'il suffit d’être fermier pour être ürorexhs à ces taxes, s’il n’était d'usage que les impôts soient payés par le propriétaire. Considérer ces taxes comme clérouchiques et rien que clérouchiques, c’est prétendre qu’il n’a pas existé dans la ywpz d’autres possesseurs fonciers que les clérouques. Or, en dehors des clérouques, du Basiuxèv qui ne se taxe pas lui-même et n’exige de ses laboureurs qu’une légère redevance foncière, et des temples qui jouissent de l’immunité, exception faite également pour l’impôt foncier, il reste les tätoxriuoves. Sans doute, on ignore s’ils étaient propriétaires ou possesseurs?. Supposons-les propriétaires : il est inadmissible que la propriété foncière n'ait pas payé divers impôts, et il est vraisemblable que les taxes agricoles ont été, sauf peut-être le ypapuarxèy et réserve faite de leur quotité, identiques à celles des clérouques, si appropriées à l’exploitation agricole. Admettons au contraire que la yñ ltéurncos soit comme la terre clérouchique détachée du Domaine; la condition des täoxrémeoves se rapproche alors de celle des clérouques; c’est une raison de plus pour que la fiscalité à laquelle ils sont soumis soit identique à celle qui pèse sur les clérouques. Aussi ne paraît-il pas improbable que, si des comptes des toxrmoves* venaient à être connus, on les verrait payer comme les clérouques le ywyamxèv, le œvlauremè sur les

1. P. Hib, I, 52; mais il n’est pas absolument certain que la taxe dont il s’agit dans ce lexte soit l’évvépuov, cf. ibid., intr.

Page 1