ARRIEN, Anab., III, 5, 3 sqq
des Macédoniens, et des mercenaires dont le commandement était confié à Lycidas l’Aïtolien: à cette époque, Alexandre n'avait pas encore incorporé d’indigènes dans l’armée. Mais rien ne garantit que cette organisation et cette composition générales soient restées identiques jusqu'en 323 : et l’on ne sait ce que fut l’armée trouvée en Égypte par Ptolémée. Quelle qu'elle ait été d’ailleurs, elle ne pouvait lui suffire; il dut comme la plupart des généraux réunir des effectifs plus considérables, en prenant pour noyau le corps d'occupation de la satrapie.
Les origines de l’armée ptolémaïque restent done obscures. La composition générale en est mieux connue. Elle n’a pas été avant tout une armée de mercenaires, comme on le dit ordinairement; trois catégories de troupes concourent à la former : des troupes régulières, — des troupes mercenaires, — des troupes indigènes. Le fait est établi par le témoignage de Diodore et de Polybe. Diodore‘ nous apprend qu’à la bataille de Gaza (312), l'armée de Ptolémée comprenait des Maxedévec, des mercenaires et des indigènes. Polybe?, exposant les préparatifs de la guerre de Philopator contre Antiochus et racontant la bataille de Raphia (218-7), nous montre l’armée égyptienne formée de la phalange, des mercenaires grecs et autres, et des indigènes égyptiens et lybiens armés à la macédonienne. À ces témoignages on pourrait objecter, d’une part, que le nom de Maxedévec ne désigne pas une armée de réguliers tout entière, mais simplement la garde‘; et d'autre part, qu'on ne voit pas où les Lagides auraient pu recruter des forces régulières. Mais, en fait, le nom de Maxedéves n’est pas réservé à la garde royale; et une partie de l’armée présente tous les caractères des troupes régulières.
Tout d’abord, il n’y a pas de raison a priori pour limiter à Ja garde l'emploi du mot Maxedévss comme terme technique; dans