‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 211 sur 332 · Ch. Il, p · texte numérisé non relu

Ch. Il, p

Les arguments ici présentés impliquent que l’État ptolémaïque est resté fidèle jusqu'à la fin du rr° siècle au principe des institutions clérouchiques. Quels qu’aient été en effet les troubles intérieurs de l'Égypte depuis Philopator, la monarchie lagide n’était pas tombée cependant dans un tel état de décadence que les femmes occupassent la situation paradoxale de clérouques au mépris des lois fondamentales du recrutement. Nous ignorons sans doute si le service militaire était alors effectivement exigé des clérouques avec autant de rigueur qu’au n° siècle; mais les quelques textes relatifs à l’organisation interne de l’armée au 11° et même au 1° siècle témoignent de l'existence d’une armée disponible de clérouques dont les corps étaient à peu près identiques à ceux du nr siècle‘. Il y a eu sans doute aussi quelque relâchement dans l’administration des clérouchies : ce qui se passe pour les rapzywpsex, et les s1A4boura royaux en soht la preuve; mais elles subsistent, sous le contrôle d’un corps de fonctionnaires qui concilient le mieux possible les intérêts militaires et fiscaux de l’État avec le déclin de l’agriculture, puisque la cause la plus ordinaire des rapxywpñcers et la raison très probable de leur approbation, c’est la difficulté qu'éprouvent les clérouques à acquitter leurs impôts”. D’une manière générale, on n’est pas fondé à dire qu’au rr° siècle les clérouchies ont été administrées à l’encontre des intérêts de la Couronne et de l’armée; et il est un fait particulier, sur lequel il faut insister. Sur le terroir de Kerkéosiris, il n’y a pas de 119-8 à 113-2 avant J.-C. une seule femme parmi les possesseurs de terre clérouchique*; et qu'on n’objecte pas que des xp légués à des femmes ont passé de la yñ xAnpouyux à la à éxenros : il n'existe précisément pas de yñ Wéxrnres à Kerkéosiris‘. Aussi peut-on conclure que, si la liberté de tester était laissée aux clérouques à la fin du 11° siècle, elle était limitée par les lois générales des clérouchies et ne pouvait avoir pour effet de

Page 1