Ch. ler, pp. 5 sqq
militaires à bord des navires, tandis que les Égyptiens non uéyve, classe non privilégiée, ont été mêlés aux esclaves et aux forçats, .et ont assuré avec eux le recrutement des rameurs.
Comment étaient organisés les effectifs dus à ce recrutement ? Cest ce qu'il est très difficile de voir. Un mot de Diodore’ donne à croire que les marins étaient répartis par escadres : d’après lui, les prisonniers faits par Sôter à la bataille de Gaza, en 312, furent placés dans les vavxoyia: : or, l’on connaît un assez grand nombre de navarques, vaaoyet, et il est fort possible qu’au grade de vavapyès ait correspondu le mot vavzxpyla désignant à la fois le commandement exercé par l’amiral et le groupe de vaisseaux sur lequel il l’exerce. Le groupement des navires en escadres a pu et dû varier selon les règnes et même sous un même règne d’après les circonstances *. Ces escadres avaient naturellement leurs ports d'attache, dont les plus importants étaient Alexandrie, Salamis de Cypre, Théra* et peut-être Cyrène*, sans compter ceux, tels que Samos ou Cos, que la guerre ou la diplomatie assura aux Lagides pour un temps limité. Il existait aussi des flottilles sur le Nil : leur rôle, plus policier que militaire, avait fait donner aux vaisseaux qui les composaient le nom de gvhaxides, qui se transformera sous l’Empire en rorapcouhaxidec ‘.
Des navires qui formaient ces escadres, on ne sait presque rien. En dehors de la distinction entre les navires de combat et les transports, on peut citer celle entre les navires pontés, xartäppaxta, et non pontés, dppauta".
1, DioporE, XIX, 85, 4. — WESssELING a corrigé Deus en vouapyiac; mais la correction ne s'impose nullement.
2. Il y en a eu une sur la mer poor P. Petr. II, 40, (a), cf. ILE, 53 (9) (Philadelphe ou Evergète), bien qu'il n’y faille pas lire, L. 5 : Bepevi[xne, d'après Wilcken, ap. ScxuBART, p. 66, n. 1; cf. le titre de orparnydc rc 6ardconc, sur lequel cf. ci-dessus, ch. III, p, 72.