P. Petr. 11, 40 (a), cf. ScauBarT, p. 66, n
4. Cette distinction existait déjà dans la marine athénienne (IH. DRoysEn, pp. 298 sqq.), où, à côté des vadro, rameurs, se trouvaient des émédtar armés.
des temples de la sxknde rüv sig vnv vaureiav !. On à émis l’hypothèse que cette sÿkmbs consistait à lever une taxe pour l’entretien de la marine, mais cette explication n’est guère vraisemblable? : en réalité, la sx était une sorte de « presse » des matelots. Si Les cultivateurs et les esclaves des temples en sont exemptés par Épiphane, c’est qu'avant lui toutes les catégories de cultivateurs et d'esclaves contribuaient au recrutement des rameurs *. Quant aux forçats, l'emploi des mots rAfpu:x et tethezpyxos à leur propos semble bien indiquer qu’il y avait un lien entre leur organisation et celle de la marine; et il est probable qu’ils étaient employés comme galériens ‘. — Les soldats de marine étaient pris parmi les indigènes; le témoignage de Pausanias sur les troupes de l’amiral Patroclos pendant la guerre de Chrémonide est formel : Égyptiens et matelots, vairx, ils ne peuvent se mesurer avec des Macédoniens. Mais le mot vaïta: n’est pas tout à fait exact; sans doute, ils ne sont pas capables « d'affronter à pied » les Macédoniens, parce qu’ils ne sont entraînés qu’à combattre sur les vaisseaux après l’abordage ; mais on ne peut les confondre cependant avec les rameurs, qui n'étaient pas armés : c’étaient des pæywo, — les seuls indigènes qu'on puisse supposer armés à cette époque”, — embarqués sur les flottes, ceux qui prendront sous Philométor le nom. de vavxAroouæyuot et serviront dans les stations du Nil°. Cest à eux qu'ont été réservées jusqu'à Philopator' les fonctions
1. L, 17, — LerRonne, Inscr. Egypte, IT, p. 281; Wacusuuru, dans : Rhein. Mus., N.F., XXX, p. 448, voient en elle une taxe; Manarry, Empire, p. 320, et Scuu- BART, p. 66, n. 2, une conscription maritime.
2, D'après le texte démotique; cf. Scuugarr, p. 66 et n. 2.
3. Les témoignages sur l'emploi des esclaves, cités par GaroraLo, p. 24 (= 158), n. 4, sont relatifs à la marine marchande ou à l’époque byzantine.
4. P. Petr. UL, 43, 1. 3. Cf. d’ailleurs ci-après, p. 259, n. 5. — Le mot rlñpwua signifie équipage. 11 y aurait eu des équipages mercenaires, s’il faut restituer urodopépors mnpœopalrexots, P. Grenf. 1, 9, 1. 2; la restitution n’a rien pour, ni contre soi; il y aurait même eu de petits navires loués pour un temps, P. Lond. 1, 106, si le texte doit être lu, comme le dit Scuurarr, p. 51, n. 6, tormutoktas peobopépou Éperius.