LES INSTITUTIONS CLÉROUCHIQUES UM
bénéficier son fils, établit qu'il descend d’un ou de plusieurs catæques, en se reférant à l'inscription de ses ascendants parmi les catæques ou à des recensements domiciliaires antérieurs !. Cette formalité se remplit quand l'enfant atteint l’âge de 13 ans? ; dès auparavant d’ailleurs, les futurs catœques forment une catégorie à part dans les documents officiels sous le titre d'agrines viot xatofxwv; quand ils ont atteint 13 ans et fait la demande nécessaire, ils sont classés parmi les redior nérorrer *. Si donc la qualité de catæque est héréditaire, la conservation du xAñpos navowumèç parmi les biens familiaux ne paraît pas être une condition nécessaire de la transmission héréditaire des privilèges catæciques * : il faut et il suffit que quelqu'un ait possédé un xAñoos xarouumès pour que ses descendants soient catæques à perpétuité. À
La situation du xérowos romain est donc très différente de celle du catœque ptolémaïque. Sous les Lagides, on ne concevait pas qu'il existât un xaroxos sans xAñpos, ni que le xAñpos fût donné à un homme qui n’était pas soldat” ; le service militaire avait sa récompense dans la dotation clérouchique. A l’époque romaine, on est catæque sans xAñocs, de naissance, ou par acquisition du xAñoos et sans autre titre que des titres de propriété ; mais, de toute façon, c’est la condition de la terre qui fait celle de l’homme ; et loin d’avoir à remplir des obligations militaires envers l’État, le xéroxos jouit de privilèges fiscaux, militaires et même politiques. |
4. B. G. U. 562; cf. P, Lond. 260, Il. 76-174; et 261, passim.
2, Comme toutes les demandes émanant d’autres privilégiés et ayant le même objet : B: G. U. 109, 971; P. Gen. 18; P. Fay. 21; P. Oxy, Il, 251 et 258; Il, 418; P. Am. Il, 15; P. Grenf. Il, 49; WesseLy, Séud., pp. 1 sqq.