Dionore, XIX
roùs uäéynr gpcuuov D»; d'autre part, Pausanias, parlant de la flotte du navarque ptolémaïque Patroclos et de son rôle dans la guerre de Chrémonide, raconte que l'amiral refusa de débarquer ses équipages pour prêter main-forte aux Lacédémoniens : étant Égyptiens et matelots, ils ne pouvaient, disait-il, affronter à pied les Macédoniens »; enfin les papyrus du 11° siècle font connaître comme appariteurs? ou comme clérouques dotés de 5 aroures* des uéywor, c’est-à-dire des indigènes appartenant à la classe des guerriers. Les Pharaons en effet avaient à leur disposition, toujours prête à répondre à leur appel, une milice qui constituait une classe à tendances héréditaires; ces miliciens ne recevaient pas de solde; on leur donnait des lots de terre, dont ils avaient non la propriété, mais la jouissance*. Cette institution, dont l'influence sur l’armée ptolémaïque a été grande, s’est perpétuée sous les Lagides”; et c’est par elle que s'expliquent les témoignages qui viennent d’être invoqués. Les béyuot qui servent comme appariteurs, qui possèdent des tenures de 5 aroures, sont les descendants de la seule classe qui portât les armes dans l'Égypte pharaonique. Parmi les Égyptiens de Gaza, deux catégories sont nettement distinguées; l’une est formée par les valets d'armée, l’autre par les indigènes admis à porter les armes : dans l'expression par laquelle Diodore désigne ces derniers, toès péyny yohouov, on retrouve presque le nom technique des véytper *; la situation privilégiée qui leur est réservée suffit d’ailleurs à faire reconnaître en eux l’antique classe des miliciens pharaoniques. Enfin les corps de débarquement de Patroclos doivent être également formés de pœytpor, distincts des rameurs qu’on recrutait parmi les esclaves, probablement aussi parmi les forçats et certainement parmi les cultivateurs indigènes”; ceux-ci n'étaient sans doute pas des
. Pausanias, JII, 6, 5.
. Cf. ch. VIII, n : La police.
. Cf. ch. VI, ur : Le lolissement des terres et les calégories des clérouques. . Boucué-LeccercQ, pp. 2-4 et les notes, qui donnent la bibliographie.
. Cf. ch. !1, pp. 41-8.
. Boucué-LECLERCQ, p. 5, n. 1.
. Cf. ch. VII, 11 : La police.