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wytpot : il n’est pas vraisemblable qu'une classe privilégiée ait été mêlée aux esclaves et aux galériens. Jusqu'à Philopator, seuls les paume ont donc servi dans l’armée et la marine ptolémaïques. Avec son règne la situation change. En préparant la guerre contre Antiochus le Grand, Agathocle et Sosibios réorganisèrent l’armée indigène et y admirent en principe non seulement les péytuer, mais tous les indigènes sans exception; les Égyptiens proprement dits ne furent pas les seuls à bénéficier de cette mesure; elle fut étendue aux Libyens, c’est-à dire vraisemblablement aux habitants de la Cyrénaïque qui ne Jjouissaient pas du droit de cité à Cyrène; à côté des cavaliers éyyopt figurent en 218 les amd rÿs A6 et aux 20.000 fantassins égyptiens s'ajoutent 3.000 Libyens, dont le chef Ammonios est originaire de Barkè, ville de la Cyrénaïque. C’est ce qui ressort à la fois du texte de Polybe cité plus haut, de l'exposé qu'il donne des préparatifs de la campagne, et de l’ordre de bataille de Raphia‘; et ce témoignage est confirmé par les documents du 11° siècle : ils établissent que, sous Evergète I, des cavaliers et des fantassins indigènes ont été installés comme clérouques dans le nome Arsinoïte et largement dotés de terres pour la première fois’; la classe des péymet n’est done pas à cette époque une classe fermée; son recrutement se fait à l’aide de nouveaux clérouques dont la dotation implique, comme celle des réguliers, l'accomplissement de devoirs militaires. Après 218, tout indigène est qualifié pour le service dans les corps réservés aux Égyptiens ; les paye: d’origine pharaonique perdent leur privilège; au point de vue militaire, les indigènes n’appartiennent qu'à une seule et même condition. Mais la réforme a vraisemblablement été double. Non seulement tous les indigènes ont été admis à servir, mais encore les corps qu'ils ont formés ont été armés à la macédonienne: en 218, les fantassins égyptiens et libyens étaient organisés en phalange, et les cavaliers avaient les mêmes armes et les mêmes formations que la cavalerie régulière puisqu'ils