‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 302 sur 332 · CHAPITRE IL P:2H3/°N AL ET PP" 591500 cr. CHAPITRE V, P · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL P:2H3/°N AL ET PP" 591500 cr. CHAPITRE V, P

Les Ts érryovis.

ScHUBART a touché de nouveau à la question des 1%: érryovñe, Archiv, NV, pp. 104 sqq., à propos de la population d'Alexandrie sous Auguste, et conclu dans un sens tout différent de sa précédente étude. Il tient sa première théorie pour € complètement fausse » (/oc. laud., p. 108, n. 1); et selon lui, les räs érryovñs n’ont rien à voir avec les clérouques. Bien qu'il n’ait pas traité la question ex professo et n'ait vraiment cherché qu’à définir les ’Anc£aydoeïc, ris érryovñe, je dois exposer les objections que soulèvent à mon sens ses indications.

Toute définition des 1%s irryovs doit rendre compte des trois faits suivants :

a) il a existé des ’Asavdosie, tic érryovñs ;

b) il a existé des ñç éxyov#s appartenant à presque toutes les races du monde gréco-oriental au 11° siècle av. J.-C. ;

c) il a peut-être existé des indigènes égyptiens rèç érryovñs.

Sur le premier de ces faits, point n’est besoin d’insister; la portée exacte en sera déterminée ci-après, quand on discutera la définition des ’Ac£avdosïs, is mryovñc. Quant au deuxième, il suffit de renvoyer à l’appendice II de cet ouvrage, pp. 319 sqq., en remarquant que l’expression rÿçs érryovñs se trouve associée non-seulement à des ethniques, mais aussi à des politiques’.

Reste le troisième fait; c’est SCHUBART lui-même qui nous le signale, p. 108, n. 1; dans le papyrus inédit de Berlin, n° d’inventaire 11.307, on lit : x{alox Ecfojp[olñoltos] voù Leroceli]ptec, rs ériyovñs. S'agit-il réellement d’un r% irryovñs indigène? on ne sait : si le texte date du n° siècle ou du 1°, les noms n’indiquent pas nécessairement une origine égyptienne, et l’origo a pu être négligée ou oubliée*; s’il remonte au nr° siècle, j’in-

1. 11 ne faut pas entendre au sens restreint le mot Efhnikon, employé par Scau-

BART, p. 108, n. 1.

Cf. App. II, p. 327.

ADDENDUM 355

clinerais à croire qu’il a existé des +ñs érryovñs indigènes; une imitation absolument vaine de l'usage grec, dont SCHUBART émet l'hypothèse, ne paraît guère probable. Quoi qu’il en soit, la définition des ris irryovñe doit être assez large pour convenir à la fois à des habitants d’une rés fondée en Égypte, à des citoyens de cités grecques situées en dehors de l'Égypte, à des représentants de races non dotées d'institutions municipales ou aux descendants de ces trois catégories.

Quelle est donc celle que donne ScHuBarr des ’AncEavèoete, tüe ërtyovñs ? En tant qu''Axeëadoas, ils sont, selon lui, citoyens, sans faire partie des dèmes, et cette définition est irréprochable : d’abord parce que, en fait, tous ou presque tous sont dits sùy cbr Ernyvévov es Duo rdv deva; et parce qu'il y avait à Alexandrie des ’AXxe£aèoac distincts à la fois des € nations » étrangères organisées en romreÿuara, des simples habitants et des citoyens des dèmes. Quant à savoir si les "AXcEavdoec, tas ëruyovñc, Tv oÙrw érmyuévoy sont essentiellement distincts des "Aetavdoeïs et des citoyens des dèmes à la fois, c’est une question que nous aurons l’occasion de discuter plus bas. — En tant que rs éreyovÿs, Ce sont simplement selon ScHuBART les "Ane£avèpets de la « seconde génération » (/oc. laud., p. 107); et par là, ajoute-t-il, il faut entendre non la descendance d’une génération primitive de citoyens, mais un afflux de nouveaux immigrés citoyens par opposition à la vieille souche des Alexandrins répartis dans les dèmes à l’origine. De même, les Maxedôves tie ërryovñs sont des immigrés de date postérieure au noyau des premiers Macédoniens fixés en Égypte. Au premier abord, cette définition paraît bien répondre à la condition dont nous parlions et convenir à toutes les catégories de rs ir:yovñs connus, réserve faite toutefois pour les s%s érryevñs indigènes, s’ils existent. En réalité, c’est une explication insuffisante. Serrons-la en effet d’un peu plus près. Pour ScHuBarrT, les trois catégories supérieures de la population d'Alexandrie étaient : les citoyens des dèmes:; — les citoyens non classés dans les dèmes, mais qui devaient un jour y entrer; — les citoyens non classés dans Îles dèmes et non désignés pour y entrer. Les premiers portent

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un démotique; les seconds sont les ’Ac£avdpets, tis émiyovñs, Tüv rw Érnypévoy ei dnuov rov detva; les derniers, les ’AXxséavdpe. Scaugarr a bien vu que l'entrée future dans un dème ne caractérisait pas les ris Erryovÿs (p. 106), et-qu’il fallait traduire séparément cette qualification (p. 107); et il la rend par « la deuxième génération » dans le sens indiqué ci-dessus. Mais c’est : 1° détourner le mot irryovi de son sens essentiel; 2° exagérer la différence qui distingue des citoyens des dèmes les "AXebavdoets, tAc émryovis, Tüy oÜtw Ernymévwv ets Ôfuov; 3° donner des +às érryoväs la même définition que des ’Ans£avdpec.

J'ai indiqué p. 56, n. 1, quel était le sens essentiel d’éruyovi : l’Ereyovh, c’est la descendance, la postérité, de qui précisément? c’est ce que nous nous employons à déterminer, mais enfin une postérité; et s’il y a lieu de faire intervenir dans la définition les citoyens de l’Alexandrie de la fondation, les ’Axcavdosic, rs Eruyovñs sont les fils, les descendants de ces citoyens de la première heure, non un afflux relativement récent de nouveaux immigrants. — Mais alors, dira-t-on, comment n’ont-ils pas de démotique? comment ne sont-ils pas ’Andoomdyaor où Kaoréperot ou ‘Ioôueïs, etc., comme leur père et leurs ascendants”? Il n’est pas nécessaire pour l’expliquer, comme le croit SCHUBART, p. 107, de supposer qu’il n’y avait qu’un nombre déterminé de « places de citoyen » à Alexandrie; sans doute la place de ces ’Axeëavdei est marquée, à l’avance, dans un dème qu'ils indiquent dans leur titulature, de même qu’un autre, qui n’est pas räç érryovie, se dit Kastégetos, tv oûrw Ernyuévuv!; mais l’explication la plus simple, c’est que, citoyens dans la plus forte acception du terme, ils ont négligé ou ont été empêchés d'accomplir les formalités de l'inscription dans leur dème; Paul M. Meyer l’a proposée, et je m'y suis rallié ci-dessus, ch. V, p. 157-8, car elle paraît tout à fait conforme à ce que nous savons des mœurs des cités grecques. Il est donc très probable que, sans jouir en effet de tous les droits des citoyens des dèmes, les "AeËavpeis, 1äc rryovñs, Tüv oùrw étaytéivwr xth:, les possédaient virtuellement ; ils n’en

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