‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 32 sur 332 · Cf, ch. ILT, p · texte numérisé non relu

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ajoute parfois le nom propre du détachement dans lequel ils servent : tüv Zeyyivipos metüv'; parfois, on l’omet : 1&v retov*.

Ces fantassins, qui reçoivent comme clérouques des lots de 30 aroures, forment en 218-7 la partie la plus importante de l’armée ptolémaïque; ils atteignent alors l'effectif de 25.000 hommes, qu'aucune autre arme ni corps n’égale*. C’est l’infanterie de ligne, la « reine des batailles » du rr° siècle. Elle est naturellement divisée en plusieurs détachements et corps; le corps y porte le nom de chiliarchie; les chiliarchies sont numérotées”. -

C'est une question de savoir s’il y a eu de l'infanterie légère dans l’armée régulière des Lagides. Les textes n’ont encore fait connaître aucune chiliarchie à nom ethnique, comparable aux hipparchies de cette sorte. Mais Polybe mentionne dans l’armée de Philopator, d’une part des peltastes, d'autre part des corps à noms ethniques : il faut rechercher s'ils sont réguliers ou mercenaires*. Et tout d’abord, les peltastes. Leur nom ne désigne qu’une sorte d'armement ; il ne renseigne jamais sur l’origine des soldats, et la question de savoir si ce sont des réguliers ou non se pose pour les peltastes de la Macédoine au 11° siècle et ceux des Séleucides comme pour ceux de l’armée ptolémaïque. On à vu en eux des mercenaires; successeurs des argyraspides d'Alexandre, ils auraient néanmoins perdu leur caractère macédonien ; commandés en 218-7 par Socratès le Béotien, ce seraient des mercenaires recrutés surtout en Béotie. Ce dernier argument doit être écarté : de la nationalité d'un général on ne peut conclure à l’origine ni à la composition du corps qu’il commande; autant vaudrait dire qu'en 218-7 l'infanterie de la garde est un corps mercenaire de Magnésiens, puisqu'elle est commandée à cette date par Eurylochos le Magnésien. D'autre part, si ces peltastes étaient les successeurs des argyraspides, ils

. E. g.: P. Oxy., IV, 831 (descr.), (111-0 av. J.-C.). . E: g. : Archiv 1, p. 65, 1. 30, (123 av. J.-C.).

. PoLyBE, V, 65.

ACRECh IP IPD: 932

+ Pozyse, V, 65, 2: 7 et 10.

. P. M. Mayer, p. 14; et n. 54.

D à D ON —

appartiendraient à l’armée régulière; mais ils ne le sont pas : les argyraspides sont de l'infanterie de ligne‘; les peltastes sont des troupes légères; les argyraspides sont des troupes de la garde, et Polybe distingue les peltastes de l’&yrux*. En réalité, l'infanterie légère régulière a porté dans l’armée de Philippe et d'Alexandre le nom d’hypaspistes”; son armement, moins lourd que celui des phalangites, était cependant moins léger et plus complet que celui des peltastes proprement dits: il comportait le casque et le bouclier macédonien, une longue épée et une lance, mais aucune arme de jet. Or des hypaspistes sont cités une fois par Polybe*. Mais on ne sait s’il emploie le mot au sens technique ou s’il entend par là les mêmes soldats que les peltastes de Raphia. La question est insoluble dans l’état actuel de notre documentation. — Restent Les corps fantassins * à ethniques : Crétois, Thraces, et Galates, qui combattent en 217 dans les rangs égyptiens. Il y a ici une indication à tirer des ethniques. On pourrait croire, par analogie avec la cavalerie, qu'il s’agit de chiliarchies régulières d'infanterie légère ; mais les noms de Crétois, de Thraces, de Galates, désignent certainement ce que nous appellerions les armes spéciales, généralement recrutées à l’aide de mercenaires; les Galates se distinguent par leur bouclier étroit, aussi haut qu'un homme, et leurs longs sabres; les Thraces par leurs grands boucliers, leurs jambières, et leur épées de fer droites et à deux tranchants, les susxix*; les uns et les autres sont au second siècle, avec les Grecs, les mercenaires par excellence du monde hellénislique ‘; de plus, il y avait 1.000 Crétois mercenaires à Alexandrie en 220 avant J.-C. ; enfin, si l’armée de Philopator n’a pas eu d’autres fantassins mercenaires que les soldats expres-

1. Sur les argyraspides : H. Droysen, p. 128, n. 2; p. 167, n. 1.

2, Pocyee, V, 65, 2.

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