H. DRroYsex, p. 159, n
8, Pouyse, V, 36,
sément qualifiés de ps0ooépc: par Polybe, leur effectif n’a été que de 8.000 hommes, chiffre extrêmement bas et peu vraisemblable. Réserve faite pour les peltastes, l'infanterie légère des Lagides a donc été très vraisemblablement formée de corps mercenaires à armement national.
Les Mercenaires!:.
Les mercenaires sont appelés £évot, oroxtiorar Éevohoynévres ou uesbederoiuevo: et plus fréquemment encore tuchogéper; très souvent le nom de leur arme s'ajoute à la première qualification : uucbogépor imrets, iodogépot reboi. Le nom de ms5009$ec1 peut cependant avoir eu parfois une acception plus restreinte que celui de Eéva, et désigner exclusivement les p:o0o96p0r re£ot "EXxknves et les p3Bogépot irreïs axd rs EAAado<, pour reprendre les expressions de Polybe*. Il faut distinguer en effet deux catégories parmi les mercenaires d'Alexandre et de ses successeurs. D'une part, des contingents nationaux, qui conservent dans l’armée leur costume et leur armement spéciaux, sont incorporés dans les armées à raison même de cet armement et forment dans l’ensemble l'infanterie légère; ce sont les frondeurs, archers, acontistes, en général tous ceux qui se servent d'armes de jet, désignés tantôt par le nom de leur nation : Crétois, Rhodiens, Thraces, ete... tantôt par celui de leur arme, tantôt même par les deux réunis"; leur ethnique n’a plus ni au ri° siècle, ni au 1° siècle une valeur absolue; mais leur race s’est depuis longtemps rendue célèbre par son arme spéciale et l’ethnique est
1. Sur les mercenaires dans l’armée ptolémaïque : Scaugarr, pp. 51 sqq.; P. M. Meyer, pp. 7 sqq., p. 64, pp. 86-71. Le tableau des mercenaires par natiopalités, donné par P. M. Mever, pp. 9 sqq., doit être laissé de côté : réguliers et mercenaires y sont confondus; cf. ce qui est dit plus bas, ch. IV, pp. 106-9, sur l'établissement des listes ethniques par catégories militaires.
2. Eévor dans les auteurs ; — £:vo)oynbévrec xot uododoroÿuevor, e. g. PoLyee, V, 63,8; — otpariwrar éevoloynbévrec, e. g. C. I. G. LL, 2623; — puodopépor inneïc, e. g. Aclenstüchke, T; — pioopopor metoi, e. g. ibid., 11; — piobopopor metol "EXnvsc et puodopépor innzsis and tac ‘EMddos, PoLyBe, V, 65, 3 et 6.
3. Cf. les références indiquées par H. Droysen, p. 25, n. 3, ainsi que les ordres de bataille du ze et du ue siècies, In., bid., pp. 134-145 et 157-171,
devenu un terme technique de la langue militaire. Tels sont les Crétois, les Thraces et les Galates dont il vient d’être question, La seconde catégorie est constituée par les 1160095001 recrutés sur les marchés à soldats du monde hellénique, Hellènes euxmêmes pour la plupart, qui n’ont pas d'armement spécial et national; dans l'infanterie, ce sont parfois sans doute des peltastes, armés d’un bouclier léger, d’une épée, de javelots et coiflés d’un chapeau; et dans ce cas ils se rapprochent des Corps nationaux à armes spéciales : l'armement « peltaste » est d’ailleurs d’origine thrace'; mais le plus souvent les moopépct ont le même armement et prennent les mêmes formations tactiques que l'infanterie régulière de leur temps : hoplites à l’époque de Cyrus le Jeune, ce sont des phalangites armés de la sarisse sous Alexandre et pendant la période hellénistique*. La plupart appartiennent donc à l'infanterie de ligne.
On ne sait combien Sôter recruta de mercenaires pour 8.000 talents à son arrivée en Égypte’; on ignore également combien de mercenaires combattirent à Gaza (312); mais en 315 il y en avait 10.000 qui opéraient en Carie au service de l'Égypte sous les ordres de Myrmidon l’Athénien*. Philadelphe dut employer les mercenaires dans une très large mesure pour obtenir des effectifs aussi considérables que ceux de son armée; on ne peut citer sous son règne que 4.000 Galates*. En 220, la garnison d'Alexandrie comprenait entre autres troupes 4.000 mercenaires, soit 3.000 Péloponnésiens et 1.000 Crétois°; en 218-7, dans la guerre contre Antiochus le Grand, Philopator eut à sa disposition 10.000 mercenaires grecs (soit 8.000 fantassins et 2.000 cavaliers), 3.000 Crétois et 6.000 Thraces et Galates’, Plus tard on ne peut plus citer de chiffre que pour