WiLckEN; SCRUBART
5. P. M. Meyer; Boucué-LEcLercQ; — avec cette différence que Boucaé-LEcLE&RCQ entend surtout par ce terme une armée sédentaire. P. M. Meyer emploie parfois aussi le mot « réserve » pour traduire érirxyux, dans lequel il voit le nom technique de l’armée des clérouques; sur ce dernier point, cf. ch, Il, p. 85,
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ptolémaïque pas plus que les autres : les préparatifs qu'a nécessités d’après Polybe la campagne de Philopator contre Antiochus le Grand, prouvent surabondamment que les Lagides n'avaient pas d'armée active; tout au plus la garde et certains corps de mercenaires servaient-ils d’une façon permanente’. Le service actif implique la présence continue du soldat, même en temps de paix, dans les garnisons ou les camps et sa participation constante aux exercices militaires ; il est évident que ni l’une ni l’autre ne sont exigées des clérouques; il ne faut pas parler d'armée active à leur propos. Il ne faut pas employer davantage les mots : armée territoriale. Cette expression à, pour nous modernes, un sens très spécial : par elle, nous entendons une armée recrutée exclusivement parmi les plus âgés des hommes soumis à l'obligation du service militaire, ayant une organisation et des cadres absolument distincts de ceux de l’active, destinée avant tout à garder le territoire, les places fortes et les voies de communication. Quand on applique cette dénomination aux clérouques, on veut indiquer par là que ce sont des soldats libérés, mobilisables en cas de guerre, dont on ne sait si les subdivisions et les cadres étaient autres que ceux de l’active, et qui ont certainement fait partie, au témoignage de Polybe, de l’armée de campagne de 218-217; le nom qui leur convient, ce n’est pas celui de territoriaux, mais celui de vétérans. Les deux thèses en présence doivent donc se formuler de la façon suivante : les clérouques n’ont pas été des vétérans, sans cependant faire partie de l’active en temps de paix; — les clérouques ont été des vétérans.
Or, les clérouques n’ont pas été des vétérans. Il faut faire un choix parmi les arguments qui ont été invoqués à l’appui de cette opinion. On à dit notamment” qu'on ne pouvait tenir pour des vétérans des soldats que les documents représentent comme appartenant actuellement à des détachements commandés par des éponymes, à des corps, hipparchies ou chiliarchies,
1. Cf. les Kpïreç et Nebxpnres; — les äpyaiot pucopépor, dont il est question CDD 18: