Cf. ch. VI, pp
duré pendant toute la vie de l'individu. Sans doute à Athènes elle cessait à l’âge de 60 ans pour tous les citoyens; mais à Sparte elle ne connaissait de limite que l'incapacité physique du soldat?, et il en était de même en Macédoine, où le roi appréciait si l’âge, la maladie ou les blessures interdisaient au soldat tout service; une limite d'âge générale y étaient inconnue*. Il est fort possible que les Lagides aient suivi la tradition macédonienne; s’il y a eu des retraités parmi les clérouques, c’est à titre individuel; le soldat servait jusqu'à ce que son incapacité fût reconnue; peut-être même ne l’était-elle que lorsqu'il était rappelé pour une campagne; en tout cas, elle n’entraînait pas la reprise du xXÿsos. L'armée n’y perdait pas un soldat cependant, si, comme on le montrera plus bas*, un fils du clérouque remplaçait son père infirme.
Enfin l’on pourrait dire qu'il a été nécessaire de choisir parmi les soldats ceux qu'on dotait comme clérouques de préférence aux autres, et qu’on ne voit pas quelles ont pu être les raisons de ce choix, si l’âge du soldat n'importe pas. — Mais tout d’abord un choix a-t-il été nécessaire? En 217, Philopator mettait en ligne à Raphia 28.700 soldats réguliers, au nombre desquels il y avait sans doute des ëxiyovo: et des 1% ëmyovñc; mais acceptons ce chiffre et supposons-les tous clérouques; sur ces 28.700 hommes, il y avait 25.000 fantassins, dotés de 30 aroures°; admettons que le reste, soit 3.700 hommes, ait été uniformément doté de 100 aroures, ce qui est encore exagéré; la dotation de l’armée régulière aurait atteint le chiffre de 750.000 + 370.000 = 1.120.000 aroures; disons même 2.000.000 d'aroures, pour tenir compte des xAñper des officiers, supérieurs à 100 aroures. Or, les 410.000 päyot, qui composaient au dire