Cf. ch. NI, pp
3. Cf. ci-après, p. 60 et ch. VII, pp. 230 sqq. 4. Cf. ci-après, p. 62.
l'institution : autrement l’armée régulière serait devenue une armée de vétérans, — ce qu'elle n’est pas. Une hypothèse est assez plausible : tous les fils de clérouques ont été probablement obligés, on le verra, à servir dans les corps d'enfants de troupe, pour que l’un d’eux fût capable plus tard de remplacer le père dans l’armée’; leur engagement n’a pu être contracté que par leur père; il est vraisemblable qu'il ait été la condition des dotations clérouchiques; le clérouque aurait été tenu, non- 2} 1 seulement de répondre à tous les appels et convocations militaires, mais de faire entrer ses fils dans les corps d’iriyove:; en retour, il aurait joui de la faculté de se faire suppléer par l’un d'eux dans le service, quand il serait infirme ou trop âgé. Ainsi s’expliquerait presque complètement le mot de Justin * sur les fils de soldats devenus enfants de troupe dans l’armée d'Alexandre et celles de ses successeurs : Jgitur patribus pro numero fiiorum praemia staltuta.
La situation des clérouques ne sera donc complètement définie que par celle de leurs fils, les ëxiyover et les rs ëmryovñe, qu'on étudiera plus loin. Mais il semble qu'on puisse faire crédit à la théorie ci-dessus présentée : aucune des objections discutées n'empêche de considérer les clérouques comme des soldats réguliers, renvoyés dans leurs foyers après les campagnes et placés dans la position de disponibilité. Par suite, il n’y à pas lieu de distinguer les corps et les cadres de l’active de ceux des clérouques*. Lors de la mobilisation, les clérouques reforment