Justin, XII
>. Par là prend fin la discussion sur le sens du verbe otparedecas, sur laquelle cf. ScauearT, p. 21; GrenreLc et Hunt, P. Tebt. 1,5,p.47,n 168; Mauarrey, dans : P. Petr. III, introd., p. 35 (trad. de P. Paris, 63, 1. 175); P. M. Meyer, p. 21 et 0.93. Erparetso0o: ne signifie ni « servir dans l’active », ni « servir dans la réserve» mais garde le sens général de « faire partie de l’armée ». Des expressions comme of xa0 imnapyiay émotaras…. Toy Éxarovrapobpwv, . . . TOY É60oUNXOVTAoovpwv (P. Petrie, IL, 72 (d)); — à réunrn innapyia Tov Éxatovrapoÿowy où semblables (P. Tebt. 1, 32; P. Amh. Il, 55; P. Tebl. II, 382) ne désignent pas des corps spécialement clérouchiques, s'opposant à des subdivisions de l'armée active; la correspondance des catégories clérouchiques et de la hiérarchie militaire (cf. ch. VI, pp. 112sqq.) a amené l'emploi du vocabulaire clérouchique : £xx-
rovrépoupor, Ééüounxovrépoupor, etc. dans un sens purement militaire, comme substituts du mot ineïc: il se peut que des textes fassent connaître dans l'avenir
42 LES CLÉROUQUES ET LES Ths ényovñs
des corps qu'ils ont déjà formés dans des campagnes ou des périodes d'exercices antérieures, sauf nouvelle affectation dans l'intervalle‘. On ne possède, il est vrai, aucun témoignage sur des appels * pour des périodes d'exercices; mais certains clérouques ont dû cependant fournir un service actif en temps de paix : tel est le cas, déjà cité, des érihexre: et des péymuer, soldats ou appariteurs ; ceux qui font office d’appariteurs auprès des fonctionnaires des bourgs ont pu servir d’une façon continue : l'activité de service n’est pas incompatible pour eux avec la vie rurale; l’incompatibilité est au contraire établie pour les indigènes de la garde, de la garnison d'Alexandrie ou des postes du Nil‘; il en va de même pour les clérouques de la garde régulière. Il faut admettre ou qu’ils servaient pendant quelques années, en campagne ou non, puis devenaient clérouques, ou qu'ils étaient soumis à des appels réguliers avec roulement entre les différents corps ou les individus.
Le service militaire des clérouques a donc été intermittent. Mais il a été réel. L'armée des clérouques n’a pas eu un caractère artificiel. On n’a d’ailleurs pu le dire‘ en s'appuyant sur le
des yuapylar Toy tpraxovrapotpwy analogues; le nom de la catégorie clérouchique indiquait immédiatement, pour les cavaliers, s’il s'agissait des hipparchies de grosse cavalerie ou de cavalerie légère; ce fut spécialement utile quand les hipparchies des 0ySonxovräpoupor furent elles aussi numérotées (cf. ch. I, p. 13, etALIEp-290)
4. Ces mutations pourraient peut-être expliquer l'expression tv oÙrw Ümo inrdpyny, Sur laquelle cf. Scuugarr, p. 25, et P. Petr. III, 57 (a), pp. 164-165. (Suyzv). Smyzy remcrque à juste titre que cette expression ne peut désigner des individus trop jeunes pour servir (cf. P. Petr. I], 10, 1. 3), comme le croyait SCHUBART; mais il se refuse à voir un clérouque dans le Geétmos EÜvpovoc Opaë Toy oÙrw nd irréoyny de P. Pelr. III, 57 (a); cependant ce Theotimos est dit xX, de même que [6 ôeïva ‘Hooxlhe:dou de P. Petr. IT, 10 est LA, et il n’y a pas d'autre résolution possible, étant donné le contexte, que oySonxovrépoupos. Voilà donc des clérouques qui, même à 48 ans (X, fils d'Héracleidès, P. Petr. LE, 140, 1. 4), ne sont pas encore enrégimentés. Il semble que cette situation ne puisse être que temporaire et soit due à quelque retard dans l'affectation du clérouque à un corps; ce retard a pu se produire, soit quand il a été changé de corps, soit si un nouveau clérouque, succédant à son père dans la possession du xX%poc, n’a pas encore reçu d'affectation; mais sur ce point, cf. plus bas, p. 64, 0. 2.
2. Peut-être est-ce à des appels de ce genre qu'il faudrait rapporter les expressions encore obscures de : roy èv tt npoyetprouät (P. Amh. II, 39, cf. Archiv I, p. 511), toy éravnxovrwv ëx vod mapayyéluaros (P. Amh. II, 50).