Cf. App. III, liste des Thèbarques
ce litre, porté parfois à Cypre par le stratège sous Evergète I, se retrouve en Thébaïde à une date inconnue; celui d’épistratège est d’un usage constant depuis Philométor jusque dans le cours du premier siècle. Quel qu’ait été le titre, les fonctions ont dû être identiques : stratèges généralissimes et épistratèges commandent les forces militaires de la Haute-Égypte et sont par conséquent d’un grade supérieur aux stratèges des nomes du Sud; ils peuvent aussi assumer en même temps que les fonctions d’épistratège celles de stratège d’un ou de plusieurs des nomes placés sous leur commandement; ils exercent une véritable vice-royauté, qui finit par comprendre au premier siècle le commandement des flottes sur les mers Erythrée et Indienne? ; lorsque Cypre est gouvernée par des princes de la famille royale ou transformée en royaume, c’est l'emploi le plus élevé où puisse parvenir un général égyptien.
Les Éponymes.
Avant de passer aux officiers supérieurs, il est nécessaire d'étudier une catégorie d'officiers, qui n’ont peut-être pas tous porté le même grade; ce sont les éponymes, qui ont donné leur nom à des détachements*. On rencontre fréquemment dans les textes des soldats dont le nom et l’origo sont suivis de la mention du corps auquel ils appartiennent; parfois c’est le nom technique de la grande division de l’armée dont ils font partie : roù &yhpatos *, Tüv puclopéouy irréwv*, par exemple; parfois aussi celui de leur corps : 1% retéorne irraoyias*; plus souvent, c’est