Srrack, 109 (Everg. Il
10, Cf. ci-dessus, note 3.
Autour du grade de stratège se groupent trois autres grades, qui se définissent d’après lui : ceux de vice-stratège, d’hypostratège et d’épistratège. On ne connaît qu'un exemple du premier, à Cypre!; son existence est peut-être en relation avec la présence de Ptolémée Alexandre ou de Sôter II à la tête du gouvernement de l’île. L’hypostratégie ne se rencontre qu'à Memphis et à Thèbes; peut-être était-ce un régime particulier aux deux capitales; mais on ne voit pas en quoi consistait cette fonction*. On ne connaît qu’une épistratégie, celle de la Thébaïde*. C’est un grand commandement militaire, dont l’existence est constatée dès le règne de Philométor'. La Thébaïde a toujours occupé une place à part dans l'Égypte ptolémaïque; c'était l’ancien royaume de la Haute-Egypte, foyer du nationalisme égyptien, en révolte presque perpétuelle contre le gouvernement des Lagides à partir du règne de Philopator et de l'armement des indigènes pour la lutte contre Antiochus le Grand; afin de faciliter le maintien de leur domination sur cette région, les Ptolémées furent amenés à en remanier les divisions administratives; et l’ancien territoire de Thèbes fut partagé en deux districts, le Périthèbas et la ville, le premier confié à un stratège, la seconde à une sorte de préfet militaire, le 664eyns *. Il se peut qu’il faille attribuer ce remaniement à Philométor, et il fut peut-être aussi le fondateur de l’épistratégie de la Thébaïde; les deux mesures se complètent : augmenter les subdivisions territoriales, c’est rendre plus aisé le maintien de l’ordre, mais c’est aussi émietter l'autorité; la création d’un grand commandement militaire supérieur aux stratégies palliait cet inconvénient; elle à pu être contemporaine de la première réforme, elle à pu aussi la suivre. Elle a été vraisemblablement précédée par l'institution d’un stratège généralissime, stoxrryès abroxpérup ;