‹ Les Institutions Militaires de L'Égypte Sous les LagidesChapitre 91 sur 332 · TACM AGE SERA GR UD · texte numérisé non relu

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en fait, les stratèges sont chefs militaires et administratifs, et les autres officiers se trouvent à la fois ir’ avèsüv et irt rékewc. Pour conserver l'explication ici discutée, il faudrait donc donner aux mots ér ay un sens restrictif; être hipparque ou hégémôn ir avdoüv, ce serait ne commander que des corps ou détachements. Telle n’est pas cependant la signification la plus probable de l'expression : une inscription d’'Hermoupolis Magna réunit en une sorte d'état-major de garnison un ysuov èr” a3püv nat ppolozoyos et des Ew rééeuv yeuéves*; ces derniers sont des hyepéves, non des troupes de l’extérieur, des troupes coloniales, mais € hors rang », «à la suite », qui jouaient sans doute le rôle d'officiers d'état-major; à eux s'oppose l’éysuuv qui a le commandement effectif des troupes : aussi est-il appelé ëèr’

avdo&v ?.

Les corps placés sous les ordres des hipparques et des #yepéves se subdivisent en plusieurs fractions, commandées par les officiers subalternes et les sous-officiers. La cavalerie et l'infanterie doivent pour plus de clarté être considérées séparément,

La Cavalerie.

La fraction constituée la plus importante de la cavalerie, le corps, s'appelle irtapyia. Le nom et la chose, inconnus dans l’armée de Philippe, viennent des troupes d'Alexandre : ils y ont été introduits lors de la campagne de l’Inde'; dès cette

4. Bull. Soc. Arch. Alex. 1908, no 10 = Rev. Philol. 1908, p. 217, col. I, L. 41 sqq.

2, Déjà connus par Borrr, Nof., 126; cf. Manarry, Emp., p. 135, n. 2.

3. App. III : liste des hipparques et hipparques ër’ dvôpüv, des nyepoves et NYEUOVES ÊT VO.

4, Rüsrow et KôücaLy, pp. 254-5.

époque l’hipparchie est la fraction la plus forte de la cavalerie”. L'armée d'Alexandre a compté d’abord au moins huit hipparchies, dont deux, celles de Kleitos et de Démétrios, appartenaient vraisemblablement à la garde (hipparchies d’hétaires) ; mais, après 324, il n’y en eut plus que cinq?. Quant à l'effectif, il se peut que chaque hipparchie ait compté 500 hommes; on ne doit cependant proposer ce chiffre qu'avec la plus grande réserve:. Ni le nombre des hipparchies, ni leur effectif dans l'armée d'Alexandre ne se retrouvent chez les Lagides ; si leur armée a compté au moins cinq hipparchies à numéros, elles n’ont pas été les seules; Polybe‘ donne à la date de 217 pour la cavalerie de la garde le chiffre de 700 hommes; mais on ne sait s’il s’agit là d’une ou de plusieurs hipparchies.

Les hipparchies connues dans l’armée des Lagides sont de deux sortes : les hipparchies numérotées, semblables en cela à nos régiments modernes, et les hipparchies à noms ethniques. Les hipparchies à numéros connues sont : la 2°, la 3°, la 4°, et la 5°; la 4° et la 5°, et par conséquent les trois premières avec elles, ont subsisté, sous réserve des variations possibles de leur effectif, jusque vers la fin du rr° siècle avant J.-C.°; les cavaliers qui en font partie sont dotés en principe de tenures de 100 aroures au 11° siècle comme au 111. Quatre hipparchies à noms ethniques, dont les cavaliers reçoivent comme clérouques les lots de 70 aroures, sont connues au mm siècle : celles des Thraces, des Thessaliens, des Mysiens et des Perses’. Elles tirent leur nom des peuples qui ont fourni à Philippe et à Alexandre leur cavalerie légère : dans leur armée, la cavalerie légère n’a jamais

4. Parfois le mot paraît désigner des détachements de cavalerie attachés à des réters d'infanterie (Rüsrow et Kôücazv, p. 255). On n’en connaît aucun emploi analogue à l'époque ptolémaïque.

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