‹ Les Institutions Municipales de Péronne sous l'ancien régimeChapitre 13 sur 57 · SE NT · texte numérisé non relu

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s’estans retirez dans ladicte chambre des preudhommes et sorty ont raporté avoir nommé Me Louis Goubet, marchand, Jean Bédu, Pierre Ducroc et Jacques Vitte, procureurs.Et pour les advertir leur auroit esté envoyé leurs billetz par un sergent de la ville, desquels comparans ensemble des huictprénommés ledict sieur Regnart auroit pris le serment de nommer l’un d'entre eux pour maieur et de donner l’ordre de marcher en publicque et s’estans retirez dans ladicte chambre et sorty nous ont rapporté avoir nommé pour maieur M° Robert Dournel, M° Louis Le Caron lieutenant, Louis Goubet, Jacques Vitte, Jean Bédu, Vincent Maryé, Pierre Ducroc, Abraham Le Brethon, Anthoine Pourcel, Fursy Leclerc, Hiérosme Dournel et Michel Lefebvre.Ce faict le chappeau de roses vermeilles a esté donné et mis ès-mains dud.sieur Dournel, maieur, puis tant la nouvelle qu’antienne loy sont sorty de la Chambre pour aller rendre grâces à Dieu dans l’église de Saint-Jean, où la nouvelle a été conduicte avec tambours et de là en l'auditoire royal pour prester le serment en la manière accoustumée ce qu'ilz auroient faict par devant monsieur le lieutenant général suivant le réquisitoire du procureur du roy. Ce faict ledict sieur Dournel a été reconduit en son logis. » Suit le récit de la nomination des mayeurs de maireries et de leurs lieulenants.

On le voit il n’y a pas de différences profondes entre ce système et le précédent. Il faut d'abord

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remarquer, pour éviter une confusion, que le maieur sortant fut réélu, ce qui obligea le premier eschevin sortant à remplir son rôle, en l’absence du lieutenant. On remarque à cette occasion que c’est le procureur du roy en l’échevinage qui reçoit le serment des prud'hommes. Ceux-ci paraissent élus par le peuple plus librement qu’en 1620, car leur choix n’est plus restreint par une liste dressée par le mayeur de mairerie. Le nombre des officiers municipaux n’a pas changé, mais on ne distingue plus parmi eux les jurés, tout au moins dans le texte qui nous occupe. Après la nomination du mayeur par les échevins, on remet à celui-ci un chapeau de roses vermeilles. Ce chapeau était offert par un des habitants assujetti à ce devoir. Il était fourni de temps immémorial par les censitaires de l’Hôtel de Ville à tour de rôle. Le mayeur portait cette couronne sur la tête (1) en allant à l’église et la gardait pendant toute la durée du Te Deumquisuivaitson élection ; cet usage subsistait encore en 1789. M. Hiver parle d’un bail à cens fait par les mayeur et échevins, d’une portion de terrain sise à Péronne, moyennant une redevance de 16 sols et deux chapons ; on imposait en outre au prenour l'obligation d'apporter chaque année un chapeau de roses vermeilles au nouveau mayeur. Nous

trouvons ce bail, daté de 1415, dans le recueil de

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