Archives de Péronne, lettre B, n
se résoudre à les remettre gratuitement à la ville pour être annexés à perpétuité à la mairie (1). Toutefois la charge de procureur du roi de ville étant lucrative, fut achetée par celui qui l’occupait. En somme, moyennant un sacrifice financier, Péronne conservait le libre choix de ses administrateurs. Ainsi en examinant le compte rendu de l'élection de 1701 par exemple, on ne trouve aucune différence profonde avec le système de 1674. Chacune des six mairies élit deux prud'hommes. Ceux-cinomment trois échevins qui après avoir prêté serment «ès-mains du lieutenant », en nomment deux autres ; et les cinq nomment les deux derniers pour faire le nombre de sept: Ils élisent alors entre eux le mayeur et le lieutenant, et prêtent serment « ès-mains du lieutenant de l’ancienne loy, de garder les privillèges de la ville et de faire observer les ordonnances et règlements fait par les antiens mayeurs et eschevins ». Puis le mayeur portant son chapeau de roses se rend à l’église accompagné à droite par la nouvelle loy, à gauche par l’ancienne, et précédé des vingt-quatre pertusanniers et des douze tambours de la ville (2). Mais dès 1703, le système cesse de s'appliquer normalement. De 1703 à 1706 les mèmes échevins
furent continués et le mayeur décédé en charge ne