Archives de Péronne AA
sion ou Confirmation de Sa Majesté, dont Elle l’a déchargé et décharge par le présent arrêt ; ordonne pareillement que le Pourvû dudit office jouiïra des mêmes honneurs, droits, émolumens, privilèges,rangs, séances en l'Hôtel de Ville, assemblées et cérémonies publiques et autres dont jouissoit celuy qui portoit le titre de mayeur (1). sans que ledit maire élû soit tenu prendre des Provisions de Sa Majesté, ni que ladite Communauté soit sujete à aucune taxe pour la confirmation dans la jouïssance dudit office, en payant par lesdits lieutenant et échevins, suivant leurs offres... la somme d’onze mille livres, sur la quittance du Trésorier des revenus casuels de Sa Majesté, pour la finance d’iceluy et celle d’onze cens livres pour les deux sols pour livre (2)... »
Par d’autres édits de 1702, 1706, 1709 et 1710 on avait créé des offices de lieutenants de maire, secrétaires, greffiers et contrôleurs des commissaires aux Revüûüës et des Greffes des Hôtels de ville et de l’Ecritoire, archers, portiers, gardes etc... La Ville de Péronne acheta la charge de lieutenant de police qui fut réunie à la mairie, Quant aux offices de contrôleurs des deniers patrimoniaux, d’enquêteurs examinateurs, de greffier des défauts, etc., qui ne répondaient à aucune fonction effective, on dut finalement
1. Une déclaration de 1702 (Archives, lettre B n° 2) réglemente les
rangs, séances, fonctions, privilèges el exemptions des maires,