Archives de Péronne. AA
3. On finit, pour éviter ces difficultés, par leur interdire de s’ab-
senter tous trois en même femps.(Archives AA, 71.)
accordé par indivis au Corps de Ville. Pour plus de sûreté on demanda l’avis de la municipalité de Saint- Quentin. Elle répondit dans le mème sens : en l’absence du lieutenant de roi, on devrait transférer Ja guérite symbolique, avec sentinelle bourgeoise, à la porte de l'échevin commandant, quel qu’il fût. Citons à ce propos une anecdote amusante. En 1670, il se trouva que le commandement fut remis au dernier échevin,qui était apothicaire. Le major consentit bien à prendre de lui l’ordre et le mot du guet, mais il se vengea, ense faisant donner un lavement le soir même par son commandant occasionnel (1).
On ne dit pas si cette consultation de la municipalité Saint-Quentinoise eut pour résultat d’aplanir les difficultés. Quoi qu'il en soit, nous nous en vourdrions d’insister davantage sur ces points de détail Seul importe le principe du commandement militaire du mayeur et des échevins, et nous croyons lavoir suffisamment mis en lumière. Il est resté intact jus-
qu’à la Révolution.
Ainsi se termine la liste des attributions si nombreuses et si importantes de l’Echevinage. Les discussions passionnées auxquelles elles ont donné lieu
indiquent à quel point les Péronnais tenaient à leurs
1. Documents inédits réanis par M. E. Quentin. Lettre de M, Mau-
bert, éghevin et argentier de Saint-Quentin,
privilèges honorifiques. Elles montrent qu’ils furent toujours épris de liberté, surtout quand ils la virent menacée et proscrite. Et c’est par cette constatation que nous voulons clore cet essai consacré aux efforts généreux et aux aspirations libérales d’une petite
ville indépendante et fière.
Vu : le Président de la thèse,
CHÉNON
Vu . le Doyen,
À P. CAUWES Vu et permis d'imprimer, Le Vice Recteur de l'Académie de Paris,
d LIARD