NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
On se côRterutera d'indiquer ici quelques ouvrages, particulièrement ceux qui ôiït été publiés en français, où le lecteur trouvera un complément d'information et des indications bibliographiques plus complètes.
Le meilleur manuel d'institutions musulmanes est le Handbuch des islamischen Gesétzes de Th. W. JuynboU, professeur à l'Université de Leyde, 1910, qui donne une ample bibliographie. — Les Vorlesnngen ûber den Islam d'Ign. Goldziher vont paraître en traduction française, par M. et Mme Arln (Geuthner). Lire aussi ses Mohammedanische Stndien, l'introduction au Livre d'Ibn Toumert (Alger) et dé nombreux articles de Revues. — L'Islamisme de Dozy (trad. Chauvin) garde sa valeur, mais est épuisé; on peut lire le petit livre de Houdas. Vlslamisme (Leroux). — En anglais, the faithof Islam de ^ell, et the religion of Islam de Klein sont utiles. — L'article de Houtsma dans le Manuel d'Histoire des Religions (Colin) de Chantepie de la Saussaye (trad. L Lévy) reste excellent.
Il faut consulter, en outre, les grands recueils qui contiennent de bonnes monographies : le vi^x d'Herbelot^ intéressant pour l'histoire de la connaissance historique • de l'Orient en Europe au xvii« et au xviii» siècle ; VEncyclopédie de Vlslam^ en cours de publication (édition française, sous la direction de René Basset) chez Picard; quelques articles de la Grande Encyclopédie ; le très bon Dictionary of Religion and Ethics de Hastings, en cours de publication; enfin le toujours utile Dictionary ofMam de Hughes.
Les recueils périodiques spéciaux sont en France : le Journal Asiatique, la Revue du Monde musulman, le Bulletin du Comité de V Afrique française et celui de l'Asie française.
X NOTICE BIBLIOGRAPHIOUE
la Revue Africaine, les Archives Marocaines, les Annales Berbères, Syria, etc.
La Bibliothèque de la Faculté des Lettres d* Alger forme un ensemble d'ouvrages de première importance pour la linguistique et l'histoire de l'Afrique du Nord (Leroux).
La traduction française du Coran par Kasimirski est suffisante pour avoir une vue d'ensemble, mais elle n'est pas toujours exacte et Tannotation est à refaire. Il n'existe d'ailleurs aucune traduction satisfaisante du Coran, qui ne peut être vraiment compris qu'avec un commentaire. La meilleure vie de Mohammed, suivant la tradition, est celle de Muir, Life of Mohammed, 2« édition, en anglais.
La traduction du Sahih d'Ël Bokhari par M. Houdas, les Traditions Musulmanes (4 vol. Leroux) est très utile, mais il est bon de la contrôler avec les corameataires, et l'annotation est insuffisante. La traduction du Taqrib d'En Nawawi (Leroux) sur la critique du hadith, par M. Marçais, est excellente.
Le droit malékite qui régit l'Afrique du Nord a été largement étudié en France. Il faut consulter d'abord les ouvrages de Morand, professeur à la faculté de droit d'Alger. — Le Mokhtaçar de Sidi Khelil a été traduit par Seignetfce, par Perron et par Fagnan. Il y a de nombreuses études de détail, thèses de doctorat en droit et articles de revues. — Pour le lianéfisme, le vieux Mouradgea d'Ohsson, Tableau de l'Empire Ottoman, est encore utilisable. Les Hollandais ont étudié le Chaféisme, avec plusieurs traductions en français : le Minhaj et Tatibin et le Path el Q'irib par Van den Berg, etc. Querry a donné un volumineux recueil de droit chiite (2 vol.).
VHistoire de la Littérature arabe (Colin) de M. Huart est un répertoire utile ; la Litleratura araba de Pizzi (en italien), un résumé commode. A Litterary history ofthe Arabs de Nicholson est une très bonne description de la littérature arabe dans le cadre de l'histoire. — Aussi VHistoire des Arabes de M. Huart (2 vol.) (Geuthner).
Jusqu'ici les auteurs musulmans n'ont guère été présentés au public français dans des traductions qui soient à la fois fidèles et agréables : peut-être est-ce impossible! La Chrestomathie arabe de S. de Sacy était une œuvre
NOTIGË BIBUOGRAPflIQUE XI
d'enseignement et de rulgarisation. ~ M. Machn^l a réuni eii ime Antholoffie arabe (Colin) des extraits des traductions de divers auteurs, publiées depuis un siècle en français, en s'abstenant sagement d'y rien ajouter. Le diwan de Fareusdaq de Boucher est un bon exemple de tradiiction d'un poète arabe très caractéristique, dont le texte est très exactement rendu. La traduction des Prairies d'Or de Màsoudi (9 vol.), celle des Colliers d'Or de Zamath^bari, celle du Boustân de Sadi (persan) par Barbier de Meynard (Leroux) sont à la fois exactes et agréables à lire : ce sont les meilleures traductions en français. — On lira avec intérêt les traductions d'ouvrages d'histoire et de géographie, par exemple Ylhn Batouta de 6efrémery ; Texoellente traduction des Proiég&atènes d'Ibn Khaldoun par M. de Slane; les AA^am es SouUaniya d'Ël Maverdi par Ostrorog et FaigQan ; le Recueil de Textes arabes relatifs à VExtréme- Orient par G. Ferrand, etc., — en persan, le iLwre des Rois de Firdousi, trad. MohL — Pour les Mille et une Nuits, tout le monde connaît Texquise infidèle de Galland et l'adaptation moderne de Mardrus ; voir les Mille et un Jours de Pétis de la Croix, ma traduction des Cent et une Nuits, les Contes persans de Bricleux, le Kalila et Dimna^ etc»
Pour la Vie Sociale, on rappelle seulement les ouvrages anciens de Burckhardt, de Bûrton, de Lane {Modem BgyptianSj etc. Lire : Jaussen : Les Arabes au pays de Mûab (Gabalda) et ses Toyages archéologiques en collaboration avec Le P. Savignac; Arabia Petrœa de Musil;'les livres de Doutté : Magie et Religion dnns l'Afrique du Nord, les Marabouts, Marrakech, etc. ; le Maroc d'Augustin Bernard, et son étude sur le Nomadisme; les Etudes d'Ethnographie algérienne de A. Van Gennep, la monographie de Bel et Ricard, Le travail de la laine à TIemeen; Hanoteau et Letourneux, Coutumes kabyles (Challamel) ; Deponi et Cop- • polaniy Les Confréries musulmanes (Jourdan, Alger) ; Caïd Ben Chérif : Villes saintes de l'Islam (Hachette).
Le Manuel d'art musulman de Saladin et Migeon (Picard) est un guide utile dans un domaine où les travaux de détail abondent. Citons-en au hasard deux excellents pour TAfrique du Nord : les Monuments arabes de Tkmcen, par W. et G. Marçais, et Les Industries de la Céra-