‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 105 sur 293 · Appendices, n° 2, à la date · texte numérisé non relu

Appendices, n° 2, à la date

tions générales. Les communes ne sont pas admises à les discuter; on ne les convoque plus. Il n’y a pas d’assemblée qui corresponde aux fouages de ? francs et de 1 fr. 1/3 perçus en 1387, l’un pour « le voyage d'Espagne » et l’autre pour « l’enforcement des frontières du royaume { ». Le procédé paraît si commode que bientôt le duc l’applique aux impôts particuliers, à ceux qu’il prétend lever spécialement en Languedoc : ainsi aux 4 francs par feu qu’il exige en mars ou avril 13892. Cette exigence a probablement été l’une des causes de sa chute.

Les « réformateurs généraux » qui le remplacent le mois suivant, et qui gouvernent le pays à l'époque où les « Marmousets » étaient maîtres du pouvoir, convoquent des assemblées à toutes les occasions : cinq de 1389 à 1398 5.

Au contraire, après l'accès de folie qui a mis fin au gouvernement personnel de Charles VI, on revient aux errements antérieurs à 1389. L’arbitraire est l’état normal. De février 1393 au mois de décembre 1417, en 24 ans, il n’y a qu’une assemblée générale des communes à laquelle on ait demandé l’octroi, celle de Carcassonne, tenue en juillet 14408, postérieure de deux ans à la rentrée du duc de Berry dans les fonctions de gouverneur : elle fut continuée en décembre, à cause de la résistance que faisaient les délégués ; il semble qu'après beaucoup de lenteurs elle n’ait pas abouti au résultat que le duc en attendait 4. Désormais il ne songe plus à négocier avec les communes, à fléchir leur mauvaise volonté. Au lieu de requérir, il se contente d'imposer, selon la maxime de son gendre, le comte Bernard d’Armagnac. Celui-ci n’était pas d’avis de demander à son peuple ce qu'il pouvait faire lui-même ; « car si cela se faisoit asteure, on voudroit tousjours continuer $ ». Le parti politique auquel il a donné son

1. L'un en mars (Arch. d’Albi, BB 17, fes 82, 86 vo; CC 157, fos 80 vo, 120, etc.), l’autre à la fin de l’année. (Jbid., BB 17, fo 89. — Arch. de Toulouse, Comptes, 1387-88, fo 142.) — Cependant l’aide de juin 1386, « pour le passage d’Angleterre », avait été octroyée par les communes. ( Appendices, n° 2.)

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