‹ Les Institutions Politiques et Administratives du Pays de LanguedocChapitre 25 sur 293 · Compayré, Études hist., pp · texte numérisé non relu

Compayré, Études hist., pp

2 H. L.,t. VIII, pr. n° 149.— Cf. Gallia christ., t. VI, instrum, col. 148, acte de mai 1204 relatif à Béziers; d’Auriac, Mist. des év. d’Alby, p. 78 : Le 26 juillet 1213 l’évêque cède un hôpital « ab cosseil et ab volontat dels proshomes de la

vila d’Alby », etc.

3. Cout. citée de Montpellier. — Cout. de Cahors, de 1260, art. 47, dans Dufour, La commune de Cahors au moyen-üge, 1846, in-8°, p. 174. — Cout. citée de Larroque-Timbaut, art. 3.— Cout. de Montans, de 1271, ait. 2, dans Compayré, Op. cit., p. 387, — Cf. Rossignol, Étude sur l'histoire des institutions seigneuriales et communales de l'arrondissement de Gaillac, 1866, in-8°, p. 96. Parfois le seigneur se réserve au contraire le droit de prendre le bayle hors de la seigneurie.

4. Cout. de Puybegon, de 1246, art. 10 (Cabié et Mazens, Cartulaire des Alaman, 1882, in-8°, p. 67). — Cout. de Lafox, de 1254, art. 60 (Rec. de la Soc. d'Agen, 1883, p. 257). — Cout. de Labessière, de 1258 (Rossignol, Monogr. commun. du Tarn, t. I, p. 337). — Cout. citée de Clermont-Dessus, art. 67, — Cout. de Merville, de 1352 (Nouv. rev. list. de droit, 1891, p. 619).

affaires de Montpellier !. » Lorsque les coseigneurs sont en nombre, l'autorité seigneuriale se distingue à peine de celle qu’exercent avec eux les vassaux nobles et les bourgeois.

La seigneurie est donc un être collectif, organisé déjà. Les hommes libres qui possèdent le sol, qui habitent la cité, le castel dominant, bourgeois et même peuple, chevaliers et seigneurs, ont des intérêts communs. Ils les gèrent ensemble. Ils sont unis par le serment, par le devoir d’assistance mutuelle. À lavénement du seigneur, ou bien chaque année, les prud'hommes âgés de plus de douze ou de quatorze ans lui jurent aide et fidélité selon la formule ordinaire de l’hommage féodal. Il jure de les protéger, et de maintenir les coutumes qu’ils ont promis d’observer euxmêmes?. De ce double lien résulte une espèce de grande confrérie dont les membres s’appellent des « jurés », des « hommes du même serment ». Tous forment une «bourgeoisie », Corps fermé, régi par ses lois propres, jouissant de privilèges dont le premier est la franchise. Les serfs n’en font point partie et ne sauraient y pénétrer, à moins de devenir libres. La seigneurie et la population libre qui s’y trouve sont une communauté, wniversitas : « Nous voulons pourvoir, dit Guilhem VIIT, à la communauté de Montpellier et de toute notre juridiction # .»

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