XVI PRÉFACE
dément dans la vie municipale, qui fut jusqu’au milieu du xv° siècle la principale, la plus active que présentàt le Midi.
Je dois à la libéralité éclairée de M. Savary, autrefois maire d'Albi, d’avoir pu uüuliser les Archives de celle ville aussi aisément et complètement que celles même de Toulouse. On y trouve entre autres 4 volumes de Délibérations, allant, mais non sans lacunes, de 1372 à 1421 (BB 16 à 19), et des registres de Comptes dont j'ai poussé le dépouillement jusqu’à l’époque où ils cessent d’inspirer de l'intérêt, soit h2 volumes, compris, à raison d’un par année, entre 1309 et 1443.
L’Inventaire, déjà cité, de Mouynès ne me dispensait pas tout à fait de recourir aux Archives.de Narbonne ; car 1l s’y trouve une belle collection de Comptes que Mouynès n’a pas abordée. Les volumes postérieurs à 1442 n’ont pas de valeur pour l’histoire générale ; mais de 1352 jusqu’à cette date il y a 42 registres. Comme on ne me permettait de les consulter que sur place, à Narbonne même, je n’en aurais pris qu'une connaissance partielle et insuffisante, sans l’aide de M. Tissier, archiviste de la ville. M. Tissier a bien voulu dépouiller à mon intention 29 registres de Comptes : travail long, difficile et fastidieux, pour lequel je tiens à lui exprimer iei mes plus vifs sentiments de gratitude.
Les dépôts d'archives de Montpellier n’ont de rivaux dans le Midi que ceux de Toulouse. Je n’ai pu malheureusement leur consacrer tout le temps qu'il aurait fallu. Pourtant, grâce à l’amitié de M. Gachon,