‹ Les instrumens aratoires: collection complète de tous les instrumens dChapitre 10 sur 25 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Des herses^ rouleaux et râteaux.

Ce chapitre renfienne quelques instrumens qui ne serrent nollcnieiit aux labours y par exemple les râteaux à ramasser le fûn ; mab coame nous l'aTons dit au commencement de cette première sectkm , il eèt éé moins mâbodique de séparer des râteaux d'avec des râteaux, que de laisser des instrumens à ramasser le Coin arec les mâmes instramens destini» à nettoyer ou niveler un sol laboure ; il en est de même peur les fourches.

Quelques instrumens nouveaux fort intëressans , surtout pour la petite culture y se trouyeat décrits dans ce chapitre , tels sont par exemple y le sarckir Barreau , le râteau Gamuset , et d'autres , qui, quoique trbcommodes, ne sont pas enc(M« en usage en France. Il serait k dâirer que quelque cultivateur éclaire , comme il y en a beaucoup aujourd'hui, prît la tâche aisée de les faire apprécier dans nos cultures y en donnant le premier exemple de leur emploi. Parmi les premiers instrumens je citerai : i^ La herse hollandaise, à ramasser le foin, pi. 29, fig. 7. — »La herse allemande, pi. 3i , fig. 5. — Le râteau à ayant-train, pL 33, fig. 1 .— La fourche à faire des geibes , pi. 34 > fig* 1*9 etc.

Sarcloir et herses,

K Sarcloir à dents mobiles. Cet instrumtnt , tres-heureusement combiné pour donner aux sarclages toute la facilité et la promptitude possibles , a été inyenté par M. Barreau de Toulouse. Il consiste en lui brancard^ à, a y porté en avant par une roue légère, b, et terminé par deux mancbes ^ c, Cy serrant à conduire la macbine de la même manière qu'nne ratissoire à roue.

Une tête de râteau, 4 9 traverse l'instrument. Elle est percée de t^u§ nombreux , recevant des chevilles de fer , ^f e^ qui s'ôtent et se met-j teat à yo]fiiAé. Leur longueur est calculé^ sur la l^auteux de la rpiie, Ei) /est une boite servant de traverse , dans laquelle on dépose, les chevilles selon le besoin. Au moyen de cette machine , un homme peut sarcler k la fois deux ou trois sillons de blé , sans endommager les tiges des bonnes plantes y parce qu'elles passent dans les vides que Von a faits 'e^ iy iy iy cu ôtant les chevilles. M. Barreau vient d'ajouter à cet instrument des vis de pression qui traversent le côté Oy o, de la tête de r«iteau , et vont s'appuyer sur les chevilles que ^ par ce moyen , on tient à une longueur déterminée selon le besoin.

3. Herse à jlècke et sai\s dents. En Italie, particulièrement dans la Toscane , on se sert de cet instrument pour aplanir le sol et briser les mottes dans les terres légères. Une forte traverse , a, longue de 6 pieds 6 pouces y porte un doi^le manche , b, figuré de profil en a-A ^ long de deux pieds six pouces.

lift flbdie , Cy est longue de 10 pieds ^ et se fîie au joug des bœi& y par son extrémité d. Elle est consolidée par deux traveEses oUiques y e^^y longues de 4 pieds 6 pouces , attachées par des dieKiHes.

3. Herse à double chdssis et sans dents. Celle-ci est employée pour chausser les céréales , après l'hiver. Elle resserre la terre autour du collet des plantes , elle brise les mottes , et, en tassant le sol, elle les défend contre les haies du printemps. Elle se compose d'un double châssis construit avec de fortes pièces de bois , et on lui donne les dimensions convenables à l'emploi auquel on la destine.

4« Herse en planche. Elle est fort utile pour égaliser le sol fangeux

detriziires^ aussi est-elle très-employé dans les enyîroofl de Valence. Dans presque tout le reste de l'Espagne on s'en sert aussi , mais ayec beaucoup moios d'avants^ ^ pour unir la terre et brber les mottes. Elle consiste simplement en une planche longue de 8 pieds et large de 1 1 pouces , portant deux anneaux , a^ a, pour fixer les cordes de tirage. Vers le milieu de sa longueur est attachée une corde y bj qu'un homme , dd)out sur la planche ^ tient à la main pour consenrer Tëquilibre en dirigeant les rênes des animaux attelës.

5. Herse irrégulière oblique. On en bit usage dans la plupart des pays de grande culture. La figure que nous en donnons indique suffisamment sa forme. Les huit pièces de bois qui la forment ont 4 pouces lignes de largeur , sur a pouces d'épaisseur. Sa largeur est de 4 pieds et su longeur moyenne de 5 pieds pouces. Les dents de fer dont elle est armée sont un peu courbes , et placées à 4 pouces 6 lignes de distance entre elles. Le tirage se fait par un de ses angles ^ a , au moyen d'une corde et d'un palonnicr.

6. Herse ployante. Elle a été' intentée en Angleterre , où elle s'est rapidement répandue avant de pénétrer en France. Elle se compose d'une flèche , a , percée de trous dans une paitie de sa longueur. Les deux côtés b^ Cy sont fixés en e , au moyen d'un boulon qui leur laisse la mobilité nécessaire pour pouvoir s'écarter ou se rapprocher de la flèche à volonté. Deux traverses , d, d^ sont boulonnées à l'extrémité des côtés , euf,ff et conseiTent la même mobilité; leurs extrémités , i, i, se réunissent sur la flèche y et se fixent plus ou moins haut y à volonté , au moyen d'une cheville en fer qui les traverse et qui passe en fnéme temps dans un des trous de lailèche. Par ce mécanisme fort simple y on peut écarter ou rapprocher les côtés de la herse selon le besoin. La seule précaution à prendre consiste à calculer toujours l'écartement , de manière à ce que surla ligne du tirage, les dents des traverses i^, dy correspondent au milieu de l'intervalle qui existe entre les dents des côtés Cy b. Vers l'extrémité , o , se trouve un anneau auquel on attache la corde d'attelage.

Rouleaux ethersê.

1 . bouleau à gazons. On en fait de diverses proportions , selon le besoin , soit qu'on doive le tirer à la main ou le faire tirer par un cheYal. ie cylindre est en fonte ou en pierre. On s'en sert pour rouler les gazons dans les jardins et les parcs.

2. Rouleau nu. Il est trës-emplojë en France pour briser les mottes , pour raffennir le sol, et poiur rouler les blës au commencement du printemps. 11 consiste en un cylindre de bois , ayant de 6 à 8 pieds de longueur y sur 1 5 à 1 8 pouces de diamètre. De chaque côté il est muni d'un axe en fer , a, a, portant un anneau tournant ^ à crocliet, auquel est attacliéc la chaîne du tirage.

3. Rouleau à demi-chdssis. Il est employé' aux mêmes usages que le précèdent, et fort usité dans la plus grande partie de nos dc'partemens du nord. Le cylindre est en bois, de 7 pieds G pouces de longueur. Il porte, à chaque extrémité, un axe enfer, qui entre dans un trou a, a, creusé dans deux trcseilles, h, b, asscmblcVs an moyen de latravci'se, r, et des deux tenons d^ d.

i\ . Rouleau à monture de fer. 11 est employé dans les jardins , [M>ur unir les gazons et les allées. Le cylindre est en pierre ou en fonte. Ses proportions varient, et Ton diminue son diamètre lorsqu'on augmente sa longueur.

fï. Rouleau à châssis de bois. On en fait de très-grands, à cylindit? de bois ou de foute , pour la grande culture , et de plus petits , en pierre ou en fonte, pour les jardins. Les premiers sont traînés par un cliefai; les seconds peuvent Tétre par un ou deux hommes.

6. Rouleau nu , en fonte. Ses proportions varient en raison de Tusage qu'on en veut faire , pour la grande ou la petite culture. Il porte , de chaque coté, un a\c eu fer, par lequel on ratlclle comme le rouleau de la figure u.

7. Herse à rainasser le foin. Cet instrument est employé dans quelques parties de h Hollande , pour ramasser le foin qu'on a laissé sécher dans la prairie. On attelle un cheval au palonnier a ; la herse entraîne le foin avec elle , et on l'en dégage de distance en distance poiu* en fonnerde

petits tas que Ton enlève ensoite fort aisébent. Les proportions circet instrument varient. La figure suffît ponr faire comprendre sa forme.

8. Battoir à briser les mottes. Il se compose d'un manche a, de trois pieds 6 pouces de longueur ^ ajusté dans une position très-inclinée sur un plateau b. Un tenon, Cy lui donne beaucoup de solidité. Le plateau by en bois de cbtne^ est plus ou moins grande selop la force d« celai qui ipii faire usage de l'instrument. Ordinairement on lui donne i pied de largeur y sur I S pouces de longueur. On se sert de ce battoir en frappant et brisant les mottes de terre que la cliamie à soulevées.

X. M^r^ #n bNmek0ge. ElU U MnfMHc d'un xhàuh de 4 pmiâ 6 fiéucct 4e lafigeur^ sur 5 |iî#(U et jJenii ou G pcdi de lonfueilr, quelque*. fçk ie Ji picd3 6 pouces sur toute face.

La pî^ce de lx>is ftutéieure pone àmx annêâui, a, n, qui 9ervetol.V Tnec Ids co«dc» du^ireg^. Sur cette pitee de bùk oi (dtcc k»(rde bcMits de» bridiakAfce les plus droits d k» ^us lob^i igie Fou puisse ee pracu* m^ puis ou les maiatieBt eu posiMQ eu mjmk d'noe sécebde bwyu d* hw peetfe el chevilla liu* b preuiière. I/extvètiité des bmndMi;^ pessu ss«e la traverse post^ieure.

Osas les environs de MHatt, on le sert atentâgeusenwnt deà^kene pour unir et égaliser le torrain que Ton reut mettre eo pratrîe.

2 k Ifervé en ùUiyûn» Elle se compose d'un chistts, plus ou moins pttud, muni ^ eil it , rv , de deux bondes pour sertir kn tirage. Elle est traversa de dnq Mtons ou tringles de iei% 2r,'fr, etc., entre lesquriâ on entrelace de fortes baguettes ou des jetloes tiges de diètte ou de cliâtmgner, ' dont h% boUb passent en-dessous.

Dans la Moravie , la Boliême et la Hongrie ^ on s*en sert pour couvi ir les blc'sseme's surleslabours^etcUe est très bien appropriée a cet ouvrage.

3. Herse à poignée. Cette petite herse ^ très-commode, est fort employëedans Icde'partement des Basses-Pyrénées. Elle est longue de 3 pieds; elle a s pieds 6 ponces dans sa plus grande largeur et i pied 8 pouces dans sa moindre largeur. Elle porte, dans sa partie postérieure , un morceau de bois courbé en demi-cercle , a , s*élevant à 2 pieds 6 pouces de la traverse qui le porte. Sa partie supérieure est maintenue par luc tringle en Iwis, c, attachée à la seconde traverse. T^es chevilles sont en bois, un peu courbées, formant le crochet ou le coude à leur sommet; on les enfonce a mesure qu'elles s'usent. Elles ont ordinairement 8 pouces de longueur.

4. Herse courbe. Elle se compose de deux pièces de bois, a, a, courbes, parailMes, à iS pouces l'une de l'autre. Leur courbure est de cinq pouces. Quant à leur longueur, elle doit varier en raison de la largeur des btllons de terre qu'elles doivent embrasser; nénnnioins elle esl ordinaire*

ment de a pieds el demi à 3 pied5, dans le département dlndre-et-Loirey où elle est employée par la raison que la plupart des terres se labourent en biJIoDS. Son manche est perce' à Textrémile' , bj pour receroir rattache d*un palonnier.

5. fferse double à courbure. On l'emploie dans le même département que la prece'dente , et elle est calculée de manière à'embrasser deux billoos au lieu d'un. Elle se compose de deux bras , a , n, et quelquefDÎ^'de trois. Dans le premier cas les bras sont k i8 pouces l'un de l'autre, dans le second à 9. Us sont maintenus solidement par les deux traverses, b,b, et par le manche, r, dont la longueur extérieure est de 18 pouœs.

6. Nerse pleine* On s'en sert beaucoup en Espagne, dans les envimas de Vnlenoe. Elle se compose d'une planche <», épaisse, longue de 4 pi«ds et large de 1^ à 14 pouces. Le milieu en est renforcé par une seoonde phochs pltts courte , b. Elfe porte trois rangs de dents en bois. Quelquefois on attache les cordes de tirage à deux anneaux de fer, c, c; pins souveataux deufidinta placées aux angles, i2, d^ oc demi on laisie aaiNir de deux ou trois poMcesen dessus rexirémité6upérieure«

7. Jlerse oblique^ On s'cQ sert dans quelqiu^-unsde nos dépaMemens des environs de la capitale. Rarement on l'emploie seule; le plus ordinurement on l'aceouple à une ou plusieurs autres, au moyen des crochets a^ etc. placés à ses angles, et on les dispose selon diverses combinaisons* La ligure que nous en donnons fera suflisamment connaît!^ sa forme. On la bit de diverses grandeurs, mais celle que nous avons dessinée avait 3 piedsde largeur sur 4 pieds G pouces de longueur.

PLANCHE ii\ • î

* Bateaux et herses,

î . Râteau maçonnais» Dans les immenses piaiiios naturelles qui bor^ dent la Saône , on se sert de cet instrument fort commode pour ramasser les foins. Le corps dû râteau a, ay est ordinairement long de 18 pouces- Les dents sont en bois, longues de 6 pouces, tout compris, et a 18 lignes de distance Tune de l'autre. Le manche, en bois léger, long de 4 pi^ds 6 pouces, est solidement fixe au moyen de la traverse b.

2. Râteau CamuseU II consiste en un râteau ordinaire à ratisser les allées de jardin. M. Gamuset, chef de carre' au Jardin-des- Plantes, à Paris, a (ait ajouter au coté gauche de la traverse^ en a, une petite lame de houlette, lai^e de 2 pouces , longue de 3 y compris sa douille. Cet instrument est extrêmement commode en ce que , lorsque Ton rencontre une herbe non arrachée, par un léger mouvement on tourac le râteau, on la coupe sur ses racines , et l'on continue le travail sans autre dérangement.

3. Herse à deux cylindres. Elle consiste en im diâssis a, large de 6 pieds à 6 pieds et demi, plus ou moins long selon qu'on y place un ou deux rouleaux, muni de dents sous les barres antérieures et postérieures. Les cylindres ont 18 pouces de diamètre, et sont armés de dents ^ ils doi-* vent être assez rapprochés l'un de l'autre pour que ces dents^ en tournant, puissent réciproquement se del>arrasser de la terre qui s'y attache. Le tirage se (ait par le moyen des deux anneaux e, « , et l'instrument se guide au moyen du double manche h y que l'on tient comme la queue d'une charrue. Cette herse est d'un très-bon emploi pour briser les mottes dans les terres fortes^ argileuses et tenaces.

4* Herse double y courbe. Cette machine est d'un très-bon usage dans les pays oii les terres se labourent en biilons. Les deux lierscs sont i*éuoies par deux anneaux en fer a, b^ dont le premier, a, est un peu plus grand que le second. Elles se composent chacune de deux bras, et de quatre traverses courbes, portant les dents. Quelquefois ces dents sont au nombre de trois sur chaque traverse ^ d'autrefois la première n'en porte que deux , celle du milieu trois , et la dernière quatre. Cela dépend du plus ou moins de largeur que l'on donne à la partie postérieure de chaque châssis. Le tirage se fait au moyen des doux anneaux c, c. DeiTicve sont

<7>) deux coixles et un buion scrvaut à diriger les herses ^ cl â les soulever pour les débarrasser des lieyiief qn'dles e^traioent.

5. Herse a»ec at^ant-train. Elle est d'un usage assez répandu en Al* lemagne. Elle se compose d'uQ ehâssis plus oo moins grand, selon le besoin y en bois , ou cpielquefois en fer, ainsi que les traverses. Les dénis sont toujours en fer, un peu plates, ti'ès-HX)urbées, comme de petits contres. Elles ont cela de particulier, que sur les rangs elles sont alternativement oouAecs, l'une k droite et rnutrc à gauclic, comme en le volt trèsbfen dans notre figure. Un avant-train sert à la diriger d\ine mànitre ti-èsrëgulitre.

(7' ) Râteaux ei herses.

I. BàiêauàgFwtdâidênisdefêr. Latéte^aiSon id pouces de longueur. Le9 deatSf tt& peii 0Gui4)^es, ont 5 polices, et elles sont espacées «rtn ^tt de i8ligné§à!i' pettees. I^e manche a 4 pieds et demi de longueur. Cet instrument sejrt 911^ jardiriiers pqur ^a\^v h t^rrc 4e bj'uyère en dépôt, et en oter les r^eiiiQp. H est ^i^core Utile pour mélanger p|uf|ft«|||fAt lès composts y çiu pour ^m^nçeler le« grandUs hçi^laps pa^^siu^ dççji W(!ç5 d^s un prequer labqur,

a. BiUei^ dpi0r4ii^^f On s*en sert principalement à nettoyer les pl^te^MtOiles e| earrél nouyeUepent labourés^ dps lierbes, pierrailhs^ et moites de Icrre tirap dttrrt pour étve ameublies; enfin îl a, en J9i^nag0y IfS mimef fesolions «pie la hefse dans la grande eidture^ |iour unir et ameobllff la swpfaeedfua Idxmr, recouvris des semenecs^ ete. On en bit dans toutes les dimcQsions, depuis 4 pouces de lafgeur jqsqit'i itt oh tto; àdentsespcees depuis 6 lignes jusqu'à 3 pouces, de 18 ligneç à ^ ppuce^ de longiieqr^ mais toujours en fer,

3. ff0rse-r4Umf C^ iiiftnipnit isst en usage dans le département d'In4n^t-I^<^i p<M^ uoir les l^ufs m terrp légère. Il se eompoie d'une pièce de bois a, large 4e G pouces et lo^ue 4^ 1 4 ^ieds. Son man^ iq^ & a 3 pif(^ 6 ponces 4^ loDgij^ur. :

4« Mené à ionble nsMua. Elle est oonstf uite dans les mêmes jtfich tàf^ «{te la préeédente, et ^e iMore en nsage dans le même difpartement: Lis éeux pièécs de bois qui la nomposent sent longues ié 9 pieds 6 pou^ 0OS9 pnndleles^ è!6 poiieés de. distance Time de l'autre* Le man^e qui leur sert de traverse a 4 pieds de longueur totale.

5« fferse paràliflfigr^mff^* Ce| ifisKumepl est emptoyé daAâ le dép^r^m^td^sPynfné^-Orientples. Il #e çpnipqs^è) (rois bvwelieSy^» h^ €^ )<l|igu# de S i^çdst )^ B?*r quatre tr^T^rses 4f) 3 pieds 4a longueur^ el dopl les d^iu^ int^vres soi^t gdelqii^fois ea £rr. f^ep 4mIs sent en fer^ aplaties, longues de 7 pouces 6 lignes» Iwges d'uapeiic^, Ettcs smttdiih pos^ de iiunifare à ce que lenn tniçes ne paçsen^ pes les unes 4«ns les au|res, mais bien i des distances ^ales. En e^ f , 9ont deui^ apneau^ de fer serrant à attacher les cordes du tirage.

6. Herse accouplée, £lle consiste eo deux ou plusieurs herses, réu* nies par deux Terges de fer bouloonees a , fr. On remploie de diTcrscs naniëres, que nous allons énnmérer. Dans les terres labourées en plaiebandes , les dents sont placées soos les trayerses, comme dans notre figure, et chaque herse doit aToir une largeur c^ale à la moitié' d'une plate-bande de labour. Le système de tirage est tel que les cotés de la heise, par exemple Cj d, doÎTent être paraliMei àk ligaede ûn^. Pour cela, le palmmier est fixé par deux chaînetà chaque herse, aux pointes e,/, et le cheval marche dans les sentiers pratiqués entre chaque plaie^Mode^

En Ecosse, où cette herse a été inventée, elle éprouve quelques modifications. Les châssis sont un peu obliques, c'est-à-dire qu'aux points c, g, ik forment on angle ouvert, et nn angle aigu aux points A, J. Les dents, au lieu d'être placées sous les trayerses, le sont sous les bandes longitudinales. Il en ràulte que le ^slème de tirage doit aossi changer. lie palonnier ne tient à diaque herse que par une seiJe chaîne , attachée k la barre f pour k herse gauche, et à la barre e pour celle de droite. Il en résulte cette difiéreoee que les barres sniyent oblMpiement k ligne du tii-age au lieu d'être parallèles avec die. Du reste l'usage est le même.

Les Ângkis, qui inventent souvent, et qui perfectionnent plus souvent encore les inventionis des autres peuples, ont imaginé d'accoupler trois ou quatre herses ensemble pour embrasser quinze ou seize pieds de largeur à k fois. Pour oela ils ont ajouté un avant^rain composé d'un essieu, de deux pièces de bois qui s'écartent on se rapprochent à volonté , et se fixent avec un boulon à écrou. Chaque extrémité de cet essieu porte sur un châssis, auquel on adapte une roue et un brancard pour atteler un cheval, et chaque herse est attachée à Tessieu de cet avant-train avec une diaine* Elles sont fixées les unes aux autres par deux verges de fer boa* lonnces , comme on le voit en a , b^ L'ouvrier placé derrière les herses tient les rênes des chevaux, et dirige aisément k ligne de tirage au mojren de Tavant-train.

7. Herse^cheUe, Son nom et sa figure la font assez comprendre pour que nous n'ayons pas besoin de la décrire. 11 sujffit que les montans soient assez lourds pour comprimer le terrain jusqu'à un certain point. On s'en sert beaucoup en Catalogne pour aplanir et comprimer les terres quand Xti Mes OBI quelques pouces de hauteur.

* 8. Herse ohlongue à dents plates. On en fait usage dans le départc« meut des Pyrénées-Orientales, Ses travccjics, a, h, ç, longues de 4 p»«ïs^'

(7^ ) sont mùoleniies pai* quairc bras, dy e^f^gy longs de 3 pieds. Quelquefois les bras e,/, consistent simplement en deux traverses de fer posées et solidement douées sur les pièces a^ b, c. Les dents sont plates, larges d'un {H>uce, et longues de 7 pouces G lignes. En hy iy sont des anneaux de fer pour attachcMes cordes de tirage.

(74) PLANCHA 55'i

Bàleaux^

!• Râteau à aifaïu-train. Gel instrumoat est en usage en Angleterre pour ramasser le chaume dans les cbamps, ou le foîn dàips les prairies.

Il se compose d'un râteau , /i, a, de 4 pieds de longueur, arme' de i5 à 25 dents en fer, selon qu'elles sont plus ou moins rapprochées, ce qui se détermine par le genre d'ouvrage auquel on destine l'instrument. Elles ont i3 ou i4 pouces de longueur. Ce râteau porte un double manche , bj servant aie diriger et à l'empêcher de pénétrer dans la terre. L'avant-train c se compose d'un essieu, d'un brancard pour atteler un cheval, et de deux roues ayant 'i'i pouces de diamètre. Il tient au râteau par les deux traverses d^ d. Notre figiure &it suffisamment connaître la manière dont il est monté; l'essentiel est que la charpente en soit ti*ès-l^ère.

'2. Bdteau à support. Il est eu usage m Italie , dans les environs de Parme , pour ramasser le foin dans les prairies. I^ peigne a 4 pieds de longueur ; il est armé de quarante dents en bois y longues de 7 pouces. Le support , a, a, consiste en un bâton, élevé de 4 pouces au-dessus du peigne, auquel il est fixé par trou petites traverses. Il sert à retenir le foin.

Le manche est courbe , bifurqué, long de 4 pieds 6 pouces.

3. Râteau à remuer le hlé. Il consiste en une pièce de bois entaillée à la sciC; de manière à former des dents grosses et carrées. Dans le Bfidi t>n s'en sert pour remuer les blés dans les greniers , et sur les aires ou on les fait sécher.

4. Râteau à doubles dents. Le manche est long de 4 pieds 6 pouces; il est fendu de manière à former une bifurcation, et la fente , pour lai empêcher de se prolonger, est arrêtée en a par deux ou trois tours de fil de fer. Le peigne a 20 pouces de longueur, et les dents 4 pouces. On s'en sert en jardinage pour recouvrir les semences.

5. Fauchety ou râteau double à dents de bois. Le peigne a 2a pouces de longueur; les dents sont en bois; eUes ont 6 pouces de longueur de chaque coté, et sont placées à 2 pouces les unes des autres. Le manche est fourchu; il a 4 pieds 6 pouces h 5 pieds de longueur. On se sert de cet instrument pour ramasser le foin menu desgazons; et quelquefois celui des prairie».

6. Rdîeau de fer i dents rapportées. On s*eo sert pour \% jardinage dans les enrirons de Rme» 11 consiste en uoe lame de 1èr , sur laquelle les dents , paiement en fer, sont rivées.

7. Râteau à manche trifurqué. En Suisse on s'en sert aux mêmes usages que notre râteau de jardinier. Le peigne, un peu arque, a de 1 6 à !iô (kmees de kmgiieur * est anmf de dents dé fer longues de 3 pditcei. Le niaiiolie a G pieds de longueuri il est fendu en trois près d« paîgtte , et Xeia empécbe qu'il se fende plus avant an moyen d'un anntau de fer que l'on Eut glisser prte des dirisitms.

8. Itdieau etifer. Tl est employd à Rome aux miracs usages que le râteau fig. 6. II n'en diffère que parce que les dents sont formées par des découpures de la lame de fer.

g. Bateau à baguettes circulaires. Il est furl en usage dans le cmton de Berne en Suisse^ il réuuitJa solidité' h la légèreté. Son manche , long de 6 pieds, est travei*se' par trois baguettes tf,tf, qui vont se fixer au peigne de ehaque côte'.

10, Jlateau à bricole. Dans la Suède on s*en sert pour arracher le chaume et les herbes parasites après le labourage. L'ouvrier le tire derrière lui au moyen de la bricole a, et le dirige par le manche. Il varie de grandeur , et ses dents sont en fer. Quelquefois on j'en sert aussi pour arracher le foin*.

Foifrçhes.

t. Fourche à faire les gfirbe$. Cet iDStruniciit, fort ing^oieuK, a'est »pendant encoi'c en usage qu*ea Angkterre*' U $e compose de deux longues branches ep fer^ presque droites en aYant; vers leur pomie a, « trè^ recourbées et formant dossier en arrière, bf fr^ Elles sont fixées par deux travei^ses c, Cy dont une, plus forte que Fautre , porte un maache de 4pieds6poucesdelongueur« compris la douille. Sur les deux trayerses est une troisième branche de fer '<*, < , ajant la même couibuix* que les deux autres.

Pour se servir de cet instrument on place use corde sur les crochets i, I, qui la retiennent. On glisse sous .la paille du bkf abatt,u les deux pointes a, a^ et Ton réunit ainsi assez de javelles pour former une gerbe qui se trouve appuycfeet retenue contre les dossiers fr, h. Alors on saisit les deux bouts de la corde sur les crochets î, î, et il ne reste plus qu*à lier la gerbe qui est très-bien faite.

Cette méthode est trcs-expéditive et n'occasione aucune secousse ca* pable de faire tomber le graiii.

'Jt. Fourche ordinaire. Elle sert à remuer la paille, et à retourner le foin qui sèdie sur le pre. Elle consiste simplement en un bâton long de G ou 7 pieds, fourchu à son exti'émitc.

3. Cadre à former les fourches. Pour faire une fourche il faut se servir de bois vert. On choisit une branche fourchue convenable , on la dépouille de son e'corce, et on la met chauffer dans un four, de manière à ce qu'on puisse à peine la tenir sans se brûler. Alors on place les dents a, h y Cy dans un cadre de bois, où^Ia traverse <l, d, appuyant dessus, les force à prendre une courbure convenable , qu'elles conservent lorsque le bois s'est refroidi dans cette position. On redresse le manche en le liant fortement, sur toutes ses courbures , et pendant qu'il est chaud, le long d'un morceau de bois très-droit. Pour donner aux dents un écartement convenable, on place entre elles de petits morceaux de bois qui les fixent au degré d'écaitemcnt désiré, et on ne les ote que lorsqu'elle^ spnt refroidies.

Les meilleures fourches se font en bois de cornouiller.

4. Fourche biJent, Elle sert aux mêmes usages que la fourche ti^^'i^ et n'en dilTcre quic parte qt*^^a frok de^ au Ifdi^e âcUx.

^ 5. Fourche à éperons» Elle sert aux mêmes usages que la fourcbe, fig. I, et se rapproche beaucoup de sa forme. Les branches, les éperons ou dossiers a^ a^ la traverse, et la douille qui l'attache au manche , sont en fer et d'une seule pièce» EHe est en- usâ^ w Aogl^erre*

6. Fourche à six dents. Elle est employée dans quelques pays pour raflttsier la fttjUe.apeès le battage^ ^ pour les autreripelîtaeo^ldgers. £Ue ooDsiste oft ui mandie lacourbé, portatit ua peigne ai|në de 6>d«nt5' (le bois.

7. Fourche h trois dents recourbées. Elle ne dsfftre de h fourche tridentj fig. 4 , que par la forte courbure que l'on ddnne K ses dents. Dans le ddpartement d^ndre-et-Loire, on en fait ilsage |iour cblever le foin et la paille , et nn petit crochet qu'on y ajoute fetilîtc Topâation.

8. Fourche à trois dents et à traverses. En Suisse, dans le canton de Berne , on l'emploie à retourner ou amonceler les foins qui sèchent sur le pré. Son manche a 6 pieds de longueur. Ses dents, un peu aplaties, sont longues de i5 pouces ^ elles sont trayersées et maintenues par quatre chevilles, dont la plus près des pointes est plate ^ large d'un pouce 6 lignes , et longue de 8 pouces.

9. Fourche suédoise. On ne pourrait guère en trouver l'usage , en France, que dans les provinces où le bois fourchu manquerait. En Suède elle est très-usitée pour retourner la paille et le foin. Elle se compose d'un manche de six pieds, aminci pai* le l)ont , et de deux dents rapportées et fixées au moyen de trois chevilles.

10. Fourchet, Cet instrument sert, dans le département de Sa6ne-et*- Loire, ii décharger les chars de foin, et à élever les bottes à la hauteur de la fenêtre du grenier à fourrages. Pour cela le manche doit être long de *ià 8 pieds, et quelquefois davantage. Les dents, en fer, ont de G pouces alignes à 7 pouces de longueur^ elles sont écartées à six poi!ces Tune de I aulre vers leur exlrérnité.

CHAPiTRB QVATftlBMB.

Dêê tmçùiH, plémtôtrs et tnânfplanleiM.

I^ iMlrimiBt décrits dans 0€ okapîtM ÊBppmimmmjnÊ^Wmk la rdtMfe des jardins, ou h la pt(ite cultoM , ë naos an gatiathaiH In transplantoirs figurés dans la planche S^» sous les munéros i et !i.

Si jaauif ofi vapait à concevoir en Fraiica Umie TianpoitaiMee de la cons^ervaliop et du »pau|4cinaiit des forêts^ ces deuiL traQS|Jan|oin se |nmviraient cbes tous les i^viks tt aiflres ageas foccsiicn chargés da sur* veiller au repnplcuiait îa pe« de fartti qui paua reMfUt.

I. Chmmif^trACùir ^ héue àhràs! Cet InéMteebt séK i kbotiref entre ki pUnM dMpestfesMi lignes, vm k tracèr'desf sillons parallèles, dans lesquels doivent Are smës' le» Të^A&ttt que Ton est dans l*hal)itttde^ de fmhÎYfV ^'.tangiSeâ» L'arail-^um itf cdroiM>9e'. 4'ua maiidiè'«^ teriviai 4)Wr une nMMie on liëqtMUe b ^ qw. snait m odvrifv pour tii^T'Il' macbiiic en avwt. Une nove , « ^ cttiplàcée entre ie»4ciNc hims « ^ é , Ijiil vont «'it^AT À rarrtènhtnetii^ es i^(ailIi]^oiren*d*nne dianiiève. LâirotiedtHt ^tre ii^fcre, oMift «^afimoinH oveir 6 pouces de largvm* sw biiiidè^ ^ètv meins. Son diwiètt^e total varie en raison dtf là grandeur que l'on- veul ixxmx k \sk .charrue. L'arri€rt4raiii copiste en un manche A*, i^AcmmA poun u d'une manette 771 » «ervant à un second oitvriev « diriger la ma* dune. UnoduHie trianfpiileii*e es( fisdp solidenieDt h Tavant-train au «Mmii de son manche carre' o , maintetu pet' un oii plpsieiirs coins è^ Ms r^ que Ton place ou rclirp à vekutç't*. « , ,. . \ '

.1. Rouleau-plantoir, 11 consiste en un cyiindfvdebois plui^ ot^molftt gros et plus ou moins long , selon le genre de culture auquel il est destine'. 11 est aiîne' de dents de bois , dont la grosseur , I«i largeur et le rapprochement sont calculés sur la largeur , la profondeur et la distance des Irons que Ton veut faire. Selon que les dents semnt placxfes sur le cy- )iodi*e, elles feront des trous disposes en losange ou en échiquier. Une corde a, fr, attachée à un anneau tournant de chaque côte du rouleau, ^ert à le traîner ou le faire traîner par un ane ou un cheval , sur le labour »u Ton doit planter des ognoD& où^aulres plantes qui demandent à être repiquées. Cet instrument sert à la fois de rouleau ordinaire et de plantoir.

3. Traeon, Il consiste simplement en une perche de six pieds, qui >^ert de traçoir, et toise mi moyen de clous ou de crans qui marquent les divisions en pieds et pouces. Son extrémité a est munie d'une pointe de fer , avec laquelle on trace au cordeau les lignes où Ton doit semer.

4* Toise-îraçoir, Elle a été présentée à la société d'agronomie de Paris, en i83o, par M. Jacques , jai'dinier en chef des jardins du roi , à Neuilly. Cet instrument a pieds G lignes de longueur, 1 pouce

dV)>aisseur et i8 lignes cle largeur. Il a une forme de carré loog, eotttme on le voit dans le TÎde du coulisseau, e, 4*^ > ^'i^ d<>it remplir avec beaucoup de justesse. Les- dÎTisions en pieds et en pouces sont marquées sur toute la longueur de Ià toise, mai$ on laisse 3 lignes en sus, à chaque extrémité, )N>ur compenser la largeur des coulisseaux. Dessous 1a toise, ûg. 4 C^ est incruste une lame de cuivlto/, de5 ligne de Itrgtor et I d'épaisseur, ibwe par des yis nop laillantM» destinée k rocevair la pi'cssion des vis d»|C0^1•sse»ttx. A , de la fig* 4*^.

Le^ coulisseaux i^j^k^l^ doivest glisser aiséaent sur tonte la longueur de la tûîse. Leurs côtes seront d'une largeur suffisante pour oflh'r de la solidité , non pas camés , mais à angles adoucis oii même arrondis k rextécicur, comme dn le voit en 4*B. Us se termineront en une poniie octogone m , m , senrant de traçoir , et s'ajustant , k la distance dëflârëe , par la via de pression h , 4»A. Ijonr sommet sera percdd*mi trou n , ^-k^ ir , 4~1) 9 servant à voir si on les place juste sur la division de la toise, que nous supposons être faite avec des clous , o , /? « fig. ^-'ù. Arec cet instrument on peut tracer 3 , 4 ^^ ^ lignes parallèles k la fois, selon le nombre des ooulisseanx qoe Ton y ajusiera.

5. Cordeau à tracer. Il est fixé k deux plantoirs ordinaires , que Toit fiche en terre pour le tendre.

PLANCHE 36^ Plantoirs.

t . Plantoir à poignée. Il est en bois, garni de fer a son extrémité n; il ^ muni d*une poignée , ^ « et sa longueur ordinaire est de a pieds 6 pouces. On en fait usage en Hollande.

a. Plantoir Oalien» II sert pour planter les peupliers , saules et autres aitres qui reprennent de bouture. Il a 3 ou 4 pieds de longueur , et sa grosseur varie en raison de l'usage auquel on le destine. La yerge a se termine an sommet par une tête plate sur laquelle on frappe ayec un maillcC pour enfoo ce i- rinstmment dans la terre ^ et à sa base par un renflement qui permet de faire les trous plus larges sans le rendre plus louiti. On en fait usage en Italie et dans le midi de la France , où on le remplace quelquefois par un pieu ferre.

3. Plantoir à anneau. On en faiit usage en Espagne et dans nos de* partemens méridionaux , comme du précëdent , et pour planter la yigne. II porte au sommet un anneau dans lequel on passe une verge de fer qui sert à l'enfoncer e^ le retirer. On lui donne 3 pieds 6 pouces dclongueur^ et 1 pouces de diamètre. Il est assez lourd pour être enfoncé par sou propre poids en le soulevant et le laissant retomber à plusieurs reprises «

^.Plantoir à cheville. 11 diffère d'un plantoir ordinaire par les trous ,a^bj Cy dj dans un desquels on passe une cheville , comme en c , pour régler d'une manière uniforme la profondeur des trous.

5. Plantoir à manette encroix. On lui donne plus ou moins de grandeur et de grosseur , selon l'usage auquel on le destine. Quand on- s'en sert pour la plantation des osiers , aunes , etc., cette manette devient très-commode pour le retirer de terre.

6. Plantoir courbe. Il a ordinairement 9 pouces de longueur. Quel* quefois on le garnit de tôle dans ses deux tiers inférieurs.

7. Plantoir à crochet. Il se fait dans les mêmes proportions que leprécédent, avec un morceau de bois ayant un cbicot propre à faire la manette ii.

8. Plantoir ordinaire. II consiste simplement en une cheville longue de 9 à io pouces , ayant 16 à 18 lignes de diamètre au sommet.

9. Ptantoir en t^rUle. Il ctt en usage en Espagne ^itr planter U vigne} Son manche, 2^, a de i5 à 18 pouces de longueur^ et sa verge de fer y a , 3 pieds de longueur sur un pouce de diamëtreé

10. Plantoir romain. Il porte un manche , a , de s pkds de longueur. Sa verge, b , est longue de 3 pieds 9 pouces. A 8 ponces au dessous du manche , en c , est une cheville également en fer , formant arrêt. Dans les environs de Romç et de Pise on se sert de cet instmineBt pour planter la vigne.

1 1 . Plantoir à cinq chwilles^ U est en bois. I^es ckeviUes soil «s*

pace'es en raison de la distance que Ton veut mettre entre les tfous. Le manche , termine par une manette en Lcfquille , a de 2 pieds G gottces à 5 pieds de longueur.

lu. Plantoirà trois dents. Sa foifne indique s^ssez son usif^y on ip lait avec un çooiceau de bois sameux. U a 1 pifsd de kngneur m lotatilé.

i5. Plantoir à deux dents. U se fait comme le précédent , et dans les mêmes proportions. Tous deux sont employés par les jardiniers.

i4« Traçoirà bœuf. Il se comi>ose d'une flèche, a , servant à attçler les bœufs , et d'une traverse , b , ayant ^ pieds de longueur , 8 pouces de largeur , et 5 pouces dVpisseur ; elle porte en dessous cinq dents i 8 pouces Tune de Tautre (plus ou moins selon l'usage auquella machine est destinée ). Ces dents ont de cinq à six pouces de longueur , sur 2 pouces 6 lignes de diamètre à leur base. En dessus de la traverse sont deux manches , c, Cy servant, comme la queue d'une charrue , à diririger l'instrument quand on s'en sert. Pour ti'acer un grand nombre de lignes parallèles , il est nécessaire , toutes les fois que Ton conunence un nouveau rang , de placer la cheville de côte dans la dernière ligne tracée afin qu'elle serve de guide. Dans les d^artemens du midi on se sert beaucoup de cette madiine pour semer le mais.

i5. Plantoirà chevilles. Celui-ci est employé en Suisse , particulièrement dans le canton de Zurich, pour la plantation des légumes. Une traverse , a , longue de 4 pieds , large de 5 pouces , épaisse de 3 , porte en dessous de quatre à neuf chevilles , selon le besoin. En dessus , b , est une poignée portée par denx manches, c , <£ , de 3 pieds de longueur.

iG. Plantoir en table. Il est en usage dans la Suède , et a le mince avantage de niveler le terrain sur lequel on l'emploie. U consiste en un plateau en planche, rt, plus ou moins grand, sons lequel sont implantées

les chevilles à des intervalles calcules selon le besoib. Pou)^ s^en servir on le pose sur la terre y od monte dessus , puis on l'enlève au moyen de h corde b.

17. Plantoir en brouette. Cette ingénieuse machine est très-employée en Suède pour planter les popimea de tcrte. Elle consiste en «ne roue , a y de :i6 pouces de diamèu^e » armée de dents ou pIanioii*$ longs de S pouces f ayant 5 pouces 6 llgnea de diamètre à leur base , et f pooce vers leur extr^nûtc qui finit en pointe mousse. Us sont places k Ah iatervs41çs réguliers , calovlcfs su^ la distance fjiie Ton veut mettre entl-e les trous, et leur nombre varie en cottse'quenco« En b , &, sont; deux hni à crochets ^ mobiles et tournant autour d'un pivot ou boulon, c. Lorsque Ton fait usage dfi la mackioe , ils traînent sjur la terre et tracent deux lé* gcrs sillons ; lorsque Ton &it le second raxig de trous , ainsi que tous les autres, on a soin que Tun des crochets entre constanmient dans le dernier sillon tracé j tandis que l'autre en trace un nouveau qui à son tour servira de guide. Par ce moyen fort simple , toutes les lignes se trouvent régulières et parallèles. Dans les terraius un peu forts ^ où le plantoir n'entre pas aisément , on charge plus ou moins la machine avec des pierres que Ton place eu d.

Tramplofitoirs.

1 . Transplantoir en spatule. La lame a 3 pouces dans sa plus grande lai^ur 9 sur 5 de longueur ^ elle est légèrement concave. Cet instrument , ainsi que tous ceux figurés sur cette planche, sert à lever des plantes avec la motte , poiur assurer leur reprise en les transplantant ailleurs. Tous les transfdantoirs varient beaucoup dans leurs dimensions; et nous n'avons djOpné ici que les plus ordinaires.

a. Transplantoir en gouge alongée. La lame a de 8 à 9 pouces de longueur; trois de largeur au sommet, et i8 lignes à rextrcmite' inférieure; elle est creusée en forme de gouge dans toute sa longueur , comme nous le montrons dans la figure a- A.

3. Transplantoir à manche courbe'. Sa lame a 5 pouces de longœur, sur 3 pouces 3 lignes de largeur mesuré sur la corde de Tare décrit par !a lame y comme dans le précédent. Par sa concavité , il forme juste un demi-cylindre. On l'emploie particulièrement pour lever les ognoos à fleurs.

4. Transplantoir-houLette. La lame a 4 pouces 6 lignes de longueur, sur 20 lignes dans sa plus grande largeur. On s'en sert non-seulement pour lever avec la motte les petites plantes à repiquer , mais encore pour biner la terre des pots et des caisses.

5. Transplantoir en cuillère. La lame est concave et a la forme d'une grande cuillère. Elle a 7 pouces de longueur , sur 3 pouces G lignes dans sa plus grande largeur. Cet instrument sert à lever les plantes bulbeuses.

6. Transplantoir-truelle. Il scit aux mêmes usages que les deux précédens , et la lame a 4 pouces de longueur , sur 2 ^louces dans sa plus grande largeur.

7 . Transplantoir espagnol en truelle. Il est très-employé anx mêmes usages que les précédens, aux environs de Valence. La lame a 7 pouces de longueur et 3 pouces 6 lignes dans sa plus grande largeur. La courbure de la douille d'à en c est de 2 pouces.

8. Transplantoir en truelle carrée. Sa lame a 7 pouces de longueur, sur 5 dans sa plus grande largeur , et trois à l'extrémité vers le taillant. Cet instnunent est très-commode pour faire les mélanges des terres et terreaux, et en remplir les pots que l'on destine à recevoir des fleurs.

9« Transplantoir en houlette triangulaire. Sa lame a 4 pouces de loDgu^r, 3 de largeur au sommet, et i vers le taillant. La douille a 4 pouces 6 lignes de longueur, et le manche peut avoir depuis 4 pouces jusqu'à i pied et plus. Cet instrument est très-commode pour faire des transplantations et de petits binages.

10. Transplantoir à branches. Ses deux lames, a , 6 , forment , quand dles sont rapprochées, un cylindre par&itement arrondi. Elles ont 5 pouces de largeur , mesurées sur la corde de l'arc que forme leur eoQibttre , et 7 pouces de longueur. On donne ordinairement 1 pieds de longueur k la totalité' de l'instrument. Pour s'en servir , on l'ouvre , eo <BBlbnce lei deux lames dans la terre autour de la plante , on serre la motte et on l'enlère, par un mouvement oblique, pour la détacher plus entière dans le fend.

1 1 . Transplantoir à double cylindre. Il se compose de deux tubes en tok y a^ by dont le supérieur glisse aisëment dans l'autre , et porte à sa base, dans l'întàieur, un rebord de 4 lignes de largeur, comme on le Toit en c dans la figure 1 1 -B , où nous représentons l'instrument coupe par le milieu , afin de le faire mieux comprendre. Ses dimensions varient en raison de la grandeur des vases dans lesquels doivent être replantées les plantes en fleur que l'on enlève. Ordinairement les qrhndres sont eo tôle , longs de 9 à 10 pouces, et larges de 6 à 7. Il est entendu que le supérieur doit être plus étroit que Tinférieur , afin d'entrer et glisser aisément dedans. Lorsqu'on veut s'en servir , on relève les feuilles de la plante , que l'on fait entrer dans le tube b par son ouverture inférieure d. On enfonce. le vase dans la terre , de manière à cerner parfaitement les racines, puis on introduit le tube a, dont le rebord c retiendra la terre de la motte quand la plante sera enlevée et renversée pour être ti*ansplan* tée. On donne ensuite un coup de bêche en dessous pour détacher les racines; on enlève par un mouvement oblique, et il ne reste plus qu'à repiquer où l'on veut.

PLA.NCHE ar.

TrMngpUmtoirs.

I . Transplantoir forestier, G*t instnimeat est précieux pour enlever soil d'une pepinièi'e^ 5oit dans les bois, les jeunes sujets d'arbres que Ton veut Iransplanler avec la motte. U a e'të publie' par M. Kasthofer» haut-foreslier à Vntersecn , et son usage s'est promptemenl répandu il^nf^ toute la Suisse. La lame, bien ti-anchante , est cylifidri<{ue et uapen conique. Elle a de 7 à 9 pouces de longueur • liC diamètre de son «uyerture , mesuré en haut , peut varier de 5 à 8 pouces , selon le besoin. De chaque coté est un hausse-pied , seryaot à enfoncer [duA aisànâit rios" trument dans la terre.

Le manche a 3 pieds de longueur , cranpris la douille. Il se tcmiioe au sommet |)ar une béquille de i3 à 1 4 ponces de longueur.

Pour se servir de cet instrument, on fait passer la ttgë du jeune plant par l'ouverture a ; on enfonce la kme dans la terre , puis xm saisit la béquâk aveclesdeux mains et 4» lui dit &ire brusquement 1» detti-lour , ce qui achève de oemer la terre autour des raoînes. On enlève alori le sujet avec s4 motte de terre intacte. Pour fe remettre en place', on Tôte du tnins- ^kntoir ; avec celui-ci on ùlH un trou exactement de la gnindeur néoes* saire, ou j défîose le plant, et tout se borne là. Lti suj«ls ainsi traites s'aperçoivent à peine de la transplantation.

vt. Trdnsplantoir à bêche e^Undrique, On s'en sert comnie du pre'cèdent , à cette différence qu'on est cAiIigé de Tenfûncer deux fois dans la txstté pour cerûér entièrement lés racines du sujet. Du reste, il est fott avantageux dans les terres très-graveleuses , oii l'autre n'entre que trèsdifficilement. Je crois qu'il n'a encore été etnployé que par miûi, et j'en recommande l'usage d'après ma propre expérience.

3. Bècke-transplantoir. La lame a 9 pouces de longueur , 7 de largeur dans le haut, et 6 vers le tranchant. Elle est garnie d'un rebord également tranchant vers sa partie inférieure , large de 3 pouces 6 lignes vers le haut de la lame , en a , et de 3 pouces en b. Un hausse-pied fixe à la douille sert à enfoncer plus aisément l'outil dans la terre. En deux coups de cette bêche , on peut (paiement cerner les racines d'un jeone sujet et l'enlever avec une motte carrée. Dans les terres libère» ou sablon* ueuses , cet instrument est extrêmement conunode.

4* Transplanioir de uoyage. Au moyen âe cet instrument , on peut enlever une plante en pleine Tëgëtation, la faire voyager pendant plusieurs jours y et la replanter, sans danger de la perdre.

Ce transplantoir est en tôle ou , ce qui vaut mieux , en fer battu, fort minœ. On peut lui dôtmér commune'ment 6 pouces de largeur sur 7 de liauteor. Onl'enfonce dans la terre en appuyant sur lesdeuxpoignëcs a, a; * pttU on liv6 la plante, et Toh {flâce ensuite Sous la motte la petite planok«tttt 4-A , <fà s'ftjnsteparfiiiteiiieât dans l'ouvertlire ifiicrieure dti plantai. 11 ne reéte pltts qu'à K«ir avec nne ficelle les oteillës 6, c , du fotid 4 • A aux poigBée» tf , a^ dtt eylindrfc^ et là plante se trouve enipbtéeooBime si elk eât toujours été éa vase. Ëti «iyàtit Min de Tarroser ; M^ut la coneêrver dasé lé tmosplantoir ailssi loti^emps (fifon le veut.

Page 1