CHAPITRE QUATRIÈME
Cette section reofenne les cueilloirs , qui nous paraissent faire le passage naturel des instrumens tranchans aux autres instrumens d'horticulture , et nous n'ayons pas cru devoir séparer ceux à lame d'avec les autres.
Viennent ensuite les échelles, qui appartiennent autant à l'ëconomie domestique qu'aux instrumens d'agriculture. Dans notre premier supplément nous en figurerons une nouvelle , extrêmement ingénieuse y et qui peut devenir fort utile.
Après les échelles , viennent les ustensiles d'arrosement qui ont besoin d'être perfectionnés et qui ofiGrent pour cela une large marge.
Tout ce qu'on appelle la poterie, caisses, pots à fleurs , terrines , mannequins , etc., nous fournissent une seule planche, parce que nous n'avons voulu les considérer que sous le rapport de leur emploi, et non sous celui de leurs formes. On conçoit que la figure plus ou moins élégante d'un pot de fleur ne change rien à son usage, qu'elle est par conséquent une chose tout-à-fait arbitraire.
Sous le titre d'instrumens divers , nous avons figuré et décrit une foule d'ustensiles qui presque tous ont une destination spéciale, d'où il résulte que nous n'ayons point eu d'ordre analytique à établir pour eux.
( >7® ) PUNG9E 96".
Cueilloirs,
I . Cueille-rose, Cet instrument vlat pas d'autre utilité que oelle de servir à cueillir des roses , sans que Ton craigne de se piquer les doigts. U est monté comme une paire de ciseaux; mais les branches a, 6, sont (épaisses y et propres à retenir le pied d'une rose lorsqu'il est engage entre les deux , et qu'il a ëtë coupe par la lame c. Ses proportions peuvent varier en raison de la grosseur de la main qui doit s'en servir.
!2. CueilU-fruit. On l'emploie k cueillir du raisin ou autres fruits^ hois de la portée de la main.
U consiste en deux branches a,b y assex épaisses pour retenir solidement entre elles le pédoncule d'un fruit y lorsqu'il a été coupe parla lame c, ajustée contre une des branches y de la même manière que dans le précédent. La branche h est fixe sur une tige dy qui sert de support à toutes les autres parties, et qui peut même faire corps avec la douille e. La branche a se prolonge en une bascule fy que le ressort g force k s'écarter de la tige et à fermer les branches. Pour iisdre jouer œt instru« ment , on tire k corde h y et l'on fait baisser l'arrêt en cuivre iy qui retient l'extrémité de la bascule, et qui lui-même est maintenu en place par le i9ÊÊOtt m*
Lorsqu'on s'est emparé du fruit cueilli^ on réj^lace le crochet d'ar* rèt i comme nous Favons figuré, afin de tenir les branches a, b, ouvertes et de pouvoir en cueillir un autre.
On donne ordinairement 5 pouces de longueur à cet instrument, mesuré depuis o jusqu'en a, c'est-à-dire la douille non comprise. Les branches ont 2 pouces k peu près depuis leur courbure n, n, jusqu'à leur extrémité a^ b.
Le manche r est plus ou moins long, selon la hauteur à laqndle on veut atteindre. Cet instrument est de l'invention de MM. Amheiter et Petit.
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t »7' ) PLANCHE 97*.
CueSLoirs.
I. Cmittùir àfihU* U «été iaVenté par M, Replier^ pour ciiftillir^ bonde h porléedirlà «îa, des firuits ddscats , Boscepdblbs dt se meiir^ trir aisément , tel» que p^es^ abricots^ étc.^'et4atreB dont le pédânente eit ti^ oMiit pour .'poiivair te« MÎn pftff d'amm coeiHoi]^
Pour pouvoir se servir de cet instrume&t, on le place de manière à ce que le fruit se trouve entre les deux cerceaux de fil de fer a ^ 5 , et Ton tire la corde c , jusqu'à ce que le cran d ait reçu Tarrêt e , du ressorty. Ce ressort , fixé à la douille , est en acier , et sert à maintenir les cerceaux fennés. Alors on tire l'instrument à soi, mais sans secousse , et le fruit détacbé de sa branche reste dans le filet qui garnit les cerceaux. Pour l'en ôter, il ne s'agit que d'appuyer le doigt sur le ressort/, ou de le faire baisser au moyen de la cordelette g. L'arrêt e s'échappe du cran dy les ressorts h y hy agissent et forcent le cerceau a, b, à s'écarter pour saisir un autre un fruit par le même mécanisme. La grandeur de cet instrument se calcule sur la grosseur des fruits qu'il est destiné à cueillir.
3. Cueilloir à panier. Celui-ci est en usage en Angleterre pour cueillir les fruits à plein-vent; il consiste en une cisaille y dont les deux branches a, b, sont tranchantes. La branche a est mobile^ et vient s'attacher en Cy à la tige d. Au moyen du quart de cercle ey on incline plus ou moins la cisaille, pour donner de la conmiodité en raison de la largeur du panier y. On la maintient au moyen d'une vis qui appuie sur le quart de cercle quand on la serre , et la rend immobile. La branche by se termine par une bascule i , que l'on fait mouvoir au moyen de la corde k. Lorsqu'on appuie la main sur la poignée de bois l y on tire la corde; elle glisse sur la poulie m, placée au bout d'une tige n y afin de l'écarter du panier qui gênerait son jeu; la bascule baisse, les cisailles se ferment et coupent le pédoncule du fruit qui tombe dans le panier.
Lorsqu'on ôte la main de dessus la poignée l y le ressort o &it relever k bascule; celle-ci entraine la corde qui ùit remonter la poignée, et Tinstnunent est ouvert, prêt à couper un autre fruit.
Non-seulement la poignée l est mobile au moyen de sa charnière p , mais encore la douille en anneau r. Lorsque l'on desserre la vis s , qui,
( «7^ ) par sa pression sur le manche , fixe Taimeau y cdai-d ooole aisément, soit CD haut y soit en bas, et par ce moyen on peut alonger ou raccourcir le manche et la corde , sebn le besoin.
La grandeur du panier peut être proportionneUement plus considérable que nous l'avons figurée^ mais cependant elle a ses limites calculées sur le plus ou moins d'inclinaisoo que le quart de cercle peut donner à la cisaille. Plus celle-ci est inclinée, plus il est ùcile de se seryir de rinstroment mais ils ne faut pas non plus que cette inclinaison soit trop grande , car le firuit courrait risque de tomber à terre et non dans le panier.
Les lames de la cisaille , mesurée depuis la yis qui les unit jnsqu'ji leur extrémité, ont 4 pouces de hmgueur*
PLANCHE 9Sr. ' •
Cueilloirs. •
I. CueUtoir à panier mobile. C'est le même instrument que le prdcëdentf pi. 97 , %. "2 , mais ingénieusement perfectionne par MM. Arnbeiter et Petit. La cisaille b est placée au bout long d'un manche , au moyen d'une douille; lé ressort a la dent ouverte , et elle se ferme lorscpie l'on tire la oorde d. Le panier en fer-blanc^ glisse sur le chariot c, et on le hausse et baisse à Tolonté arec la ficelle <pii le tient en e , qai passe et roule sur la poulie o, et vient s'attacher en i\ près de l'extrémité du manche.. Au moyen .de ce;mecanisme y on peut 'oisément vider le panier chaque feis qu'il est plein»
a. CueUle-haut y cueUle-fruits. Cet instrument est en fer-blanc , et on lui donne la forme d'un volant y ou à peu près. Le vase by by peut avoir de 5 à 6 pouces de largeur , et 3 ou 4 pouoesJ[de hauteur, non compris les dents; il est porté par une douille emmanchée sur une perche plus ou mus longue ^ selon l'élévation des arbres sur ksifuels oa vent cueillir les fruits. Pour s'en servir, on fait passer la qneue du fruit entre les dents ^, a y etc. ; au moyen d'un léger mouvement , on la détache de sa branche , et le fruit tombe dans le vase. Ce cueilloir a été perfectionné par MM. Amhdter et Petit ; avant eux on le contruisait en bois, à 6 dents , et beaucoup plus étroit y quoique aussi long.
3. Cueilloir en gobeleU U est en fer-blanc ; il a 3 ou 4 pouces de diamètre dans le haut , 2 ou 3 à la base qui se termine par une douille et une perche. IjC bord est muni de dents de scie y entre lesquelles passe la queue du fiiiit que l'on veut cueillir. Cet instrument est particulièrement propre à détacher le raisin d'un treille élevée.
4» Pommette espagnole» On se sert beaucoup de cet instrument dans les environs de Valence, pour cueillir les oranges. Il est en fer, et ne diffère du cueilloir en gobelet que par son bord supérieur, qui se divise en six ou huit longues dents.
5. Pommette en panier. En Suisse , particulièrement dans le canton de Zurich , on fait usage de cet instrument pour cueillir toutes les espèces de fruits, n consiste en un petit panier d'osier, large de 4 pouces 6 lignes, et haut de a pouces 6 lignes, dont les bords sont garnis de dents de
boisy longues de i8 lignes. Il est porté par ane perche légère, d'une longueur déterminée par le besoin»
6. Echelle4frouetU de MM. Jmheùer et Petit. On rempkie pour cueillir 1^ fruits dans les jardins, et surtout pour récolter les feuilles de mûrier. Au mojen du dossier mobile a y et des pieds 5 , c , également mobiles et se couchant de même le long des montans k volonté, «De peut sernr à la fois, d'échelle double, d'édielle simple, et de brouette* On peut lui donner jusqu'à i3 pieds de longueur.
7* ^nff^ ^ ^'* Cet instnmMDl sert à se cramponner à Téeuee des arbres sur lesquels on est obligé de grimper; on en a deux, un poar cha« que jambe. Us consistent en une sorte d*étri«r a, porté par une tige i, que Ton attache à la jambe avec une coniroie double paaiée dans le ma c. L'autre extrémité deTétrier se termine eo «, par deux grifiGes écartées de i3 lignes Tune de l'autre vers le bout; la tige a i pied de longueur totale, et l'étrier a 3 pouces de largeur; la courroie a ordinaiiemeot i8 pouces de longueur.
8. Ceinture d*élagueur* Elle est en cuir, Corte, et se serre au corps par le moyen d'une boucle de fsr; elle porte «i crodiet a, dont le double emploi consislo k soutenir Toutrier qui l'accroche à «ne tarant quand il trayaiUe dans ime position dangereuse, et k portcv la seipepen* dani qu'il monto sur l'aibie on qu'il en descend. ^