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( «75) PUNCBE 99*.
Échelles^
I . Échelle ordinaire* Les montaos sont en bois de sapin pour qu'elle soit pins légère. On en fiait de toutes les grandeurs.
^. Échelle élargie à la base. Elle ne difEère de la précédente que par ses montans qui sont plus élargis à leur base, ce qui lui donne plus de solidité quand elle est posée,
3. Échelle à tenons* On s'en sert pour la taille des espaliers. Au moyeu des tenons a , a , ou tout simplement de deux chevilles ^ on Fappuie contre le mur de l'espalier sans crainte de froisser les rameaux» Quelquefois on fabrique de ces échelles avec des tenons inclinés en bas , sans les traverses c, c^ en forme de crochets qui servent à les accrocher anx branches des arbres.
4* Échelle à tige simple. La pièce de bois a sert d'appui quand on la pose contre un mur. Les deux autres pièces b, b, qui s'éloignent latëialement de la tige en formant un angle aigu avec elle, empecheitt Téchelle de verser sur les côtés.
5, Échelle nuurch^fied. On donne ordinairemtnt à cette écbeDe de 6 à 7 pieds de hauteur, et on la oonstruh en buis de chêne : elle est connue partout. Quand il s'agit de »'en servir dans les jardins , pour la taille des arbres , on la fait quelquefois en bois plus l^er.
6, Échelle à reposoir. On l'emploie en Espagne pour récolter les feoilles de marier que l'on donne a(ux vers A soie. Sa hauteur est de 7 pieds â 7 pieds 6 pouces^ le reposoir b a ordinairement 2 pieds de longueur , sur 18 pouces de largeur.
7, Échdle doublé à roulettes. Elle est principalement employée dans les parcsyles grands jardins et les promenades publiques , pour tondre les aibres au croissant. Un homme peut aisément la faire mouvoir en la poussant. S^ proportions varient mlùa le besoin.
MM. Anfaeiler et Fetit fabriquent dans la perfection toutes les échilies cmpkfées à l'horticalture.
PLANCHE lOO*.
Échelles.
I . Echelle double ordinaire. Tout le monde en connaît l'usage pour la taille et la tonte des arbres , la récolte des fruits ^ etc. On calcule ses diflMOsions en raison de l'emploi auq[uel on la destine. Ses quatre montaos sont réunis au sommet , en a ^ par une verge de fer.
a. Echelle à support. C'est la plus simple , la plus légère et U plus commode de toutes les échelles de jardiniers ; mais elle n'est pas la plus solide. Cependant, MM. Andieiter et Petit ont un peu corrigé ce dé&ut, en y ajoutant une courroie en cuir, qui s'accroclie derrière un échelon en ay et s'attache au support en h,
3. Échelle pliante anglaise. Elle se compose de trois échelles a, by c^ attachées bout à bout , en « , e^ par des charnières solides et en fer , placées sous les montanSy de manière à permettre k ceux-ci de se reployer en-dessous, mais non en-dessus j ils en sont empêchés par les extrémités dy dy qui s'appuyant Tune sur l'autre , forment une espèce d'arc-boutant. Nous l'ayons représentée dans un état incomplet de développement. Elle a l'avantage de faire peu de volume quand elle est ployée , et de pouvoir se transporter plus aisément J Quelquefois aussi,. lorsqu'il s'agît de réparer les châssis arques d'une serre en forme de dôme, ou tout autre chose i surface courbe, et sur laquelle il n'est pas possible de s'appuyer , on fabrique cette échelle de manière à ce qu'elle ne se développe pas davantage que dans notre figure, et alors elle embrasse un grand espace bombé sans s'appuyer dessus.
4* Échelle en pyramide. On s'en sert en Toscane pour cueillir les feuilles de mûriers^ et les rabins des vignes que l'on fiiit grimper sur les arbres. Quand on ne la désire pas dans de très*grandes proportions , oo peut la faire avec une seule branche fourchue , en chêne.
5. Échelle à plate-forme. Elle est employée en Angleterre. Sa plateforme à balcon la rend très-commode , mais l'embairas de son transport balance beaucoup cet avantage. Les supports byby sont chevillés en-dessous de la plate-forme y et peuvent s'enlever à volonté.
■ PLANCHE iM*.
Instrumens d'arrosement.
I . Seringue ^arrosement. Elle est trës-utiie pour arroser le feuillage des.ariires qui ne sortent jamais de la serre chaude. Celles qui sont &- Inriqaées cbez'MM. Amheiter et Petit sont en cuivre; Textrëmitë i-A est percée de trous extrêmement fins ^ pour produire l'effet d'une petite pluie trèsrfipe; elles ont ^i lignes de diamètre , et 2 pieds i pouce de longueur, non* compris le maBche. La figure i^B repr&ente le piston garni de filasse à son extrânité.
!i« Pompe à main. Cet instrument sert à arroser le feuillage des arbres, les gazons, etc. , dans les temps de sécheresse; pour le faire jouer , il ne s'agit que de pkcer sa base a dans un yase, un baquet par exemple , contenant de l'eau. On dirige le jet à volonté, en inclinant plus ou moins la pompe et en la tournant k droite ou à gauche. Si l'on ne veut qu'un jet , on laisse le tuyau a-B , dont la longueur est de 1 5 pouces ; si l'on veut une gerbe, on ajuste au bout de ce tuyau la pomme i-Cy dont la longueur est de 4 pouces' 3 lignes, et le diamètre de 2 pouces 2 lignes; elle est percée de trous trè»-petits. Enfin , si l'on désire que l'eau retombe en forme de pluie fine, on ajuste à la place de la pomme l'éventail 2-D : il est fait d'une feuille mince de cuivre , munie de deux rebords , ayant a pouces 4 lignes dans sa plus grande largeur, et 3 pouces 10 lignes , y compris le petit cylindre 5, soudé à l'extrémité et servant à l'ajuster à la pompe. La figure 2-A représente le piston.
Cette pompe se fabrique souvent en fer-blanc; cependant celles qui sortent de l'établissement de MM. Ambeiter et Petit sont en cuivre; elles coûtent deux fois autant, mais elles durent dix fois davantage.
La longueur totale de l'instrument , de a en c, est de 2 pieds 6 pouces, et son diamètre de a pouces. En by est un manche servant à le maintenir, long de 4 pouces 3 lignes. Le tuyau principal ^ a 2 pouces 2 lignes de longueur d'« en/> i pied d^en î, et 2 pouces d't en o. La traverse ly qui le rapproche du corps de la pompe pour donner la facilité de plonger l'instrument dans un vase étroit, a 2 pouces 2 lignes de longueur.
3. Arrosoir de fer-hlanc. Il a l'avantage d'être fort léger, mais il se
t 178 ) rouille et se perce en peu d'années y malgré l'atte&tion que Ton doit aToir de ne laisser jamais de l'humidité à rintérieur qoand on cesse de s'en servir, de le tenir dans un lien sec , et de le couvrir de deux on trob couches épaisses de peinture à l'huile. Pen ai conservé trës-long-temps en goudronnant l'intérieur chaque année.
La fig. 3-A représente une pomme qui peut s'ajuster également aux. arrosoirs, fig. 3 et 6; elle est percée de trous plus o« moins grands , plus ou moins serrés, en raison de la manière dont on veut obtenir la gefhe d'eau : ses dimensions varient également.
4* jérrosoir à bec. On l'emploie k Farrosement des plantes en serre, dont on ne peut pas approcher aisément d'assez pr^ pour se servir de l'arrosoir ordinaire , soit qu'elles se trouvent placées sur des rayons oa derrière les premiers rangs. Une qualité indispensable de cet instrument est d'être fort léger, aussi est-on dans l'habitude de le £ûre petit, et eU fer-blanc^ le bec est plus ou moins long, selon le besoin, et l'on ajuste quelquefois au bout une ponune conune celle figurée en i-G.
5. Arrosoir à pomme fixe. U est en enivre : ses prop o rtions varient.
6. Arrosoir à goulot, H est en cuivre comme le précédent , et Ton j ajoute à volonté la pomme 3-A : on aurait pu trouver pour les arrosoirs en enivre une forme plus gracieuse.
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^UNCHE lor.
Caisses et poterie it horticulture.
i . Caisse à oranger ^ à panneau mobile. Les meilleures caisses, c'^st- ^
à-dire celles ({ui ofirent le plus de solidité', et qui durent le .plus long- '--^
temps , sont en bois de chêne. Oni est parvenu à en faire avec du inàstic aussi dur que de la pierre , comme on en peut voir des exemples au jardin des Tuileries^ mais leur pesanteur balance et au-delà l'avantage de leiff durée.
l>ains la caisse que nous àv6ns figurée, le panneau de face, que Ton peut ôter à volonté, soit pour renouveler la terre, $oit pour Caire un depotement complet, est maintenu par àts traverses en bois ou en fer, dont une extrémité est passée dans des crochets de fer, et fautre attachée à dkarnières; deux crochets qui tiennent au panneau, et dans lesquels les barres sont^aleme&f passées , servent à maintenir le panneau en position quand la caisse est vide.
On conçoit que noins ne pouvons indiquer aucunes proportions, ni poar lés caisses , ni j)OQr la plupart des autres vases , parce qu'elles dépendent entièrement de la force et de la grandeur des végétaux à y placer.
a. Caisse ordinaire à oranger. Elle ne diSeré de la précédente que par ses panneaux tous iounobiles et cloués sur les montans.
3. Caisse à petits arbustes. Ayant besoin de moins de solidité^ on la fait en bois plus mince et quelquefois plus léger.
4. Caisse à panneaux mobiles et à tringles. Elle ne diffère du numéro i que par ses traverses qui consistent en deux tringles de fer , à crochet.
5. Pot'à'fleur. On en £sut de diverses dimensions : Tessentiel est qu'il soit percé de manière à ne pas conserver l'humidité.
6. pQtrà^Jleur h dessous é^ide. Nous l'avons figuré coupé parle milieu pour faire concevoir sa forme : le fond est concave , ce qui fait que le trou, ne posant pas sur la terre, se bouche moins aisément.
7. Pot à ananas. Il diffère des précédens par sa forme plus alongée, par le manque de rebord, afin d'occuper moins de place sur la couche
chaude^ et par son fond, qui, ontre le trou du milieu, a encore six petites fentes sur son pourtour.
8. Pot à oreilles d*ours. On donne à ces pots des Eûmes plus ou moins gracieuses, et on les recouvre d'un vernis vert de poterie; on s'en sert pour cultiver toutes sortes de fleurs. Je n'en ai gahte yu £iire un usage général qu'à Lyon , et dans quelques villes dn centre et du midi de la France.
9. Pot de deux pièces. On s'en sert pour cultiver les plantes trèsrdélicates qui craignent le dépotage ; on rapproche les deux parties aumojfcn d'un iîl de fer, et on le place ainsi dans un autre poL
10. Pot ouvert à marcotter. On en a d'entiers, conune celui que nous avons figuré, lorsqu'on peut faire passer l'extrémité de la marcotte par l'ouverture; dans lecis contraire, ce pot est coupé en deux parties que l'on rapproche au moyen d'un fil de fer.
1 1 . Pot ordinaire à marcotter. U se compose de deux parties semblables k celle que nous avons figurée , et que l'on rapproche comme dans le précédent : la marcotte passe par la large ouverture du fond.
1 2. Terrine à marcotter. Nous l'avons figurée coupée en deux parties égales pour la faire plus aisément concevoir. Dans le milieu a, est un tube de 5 pouces de bauteur, sur 3 pouces 6 lignes de diamètre, par lequel on fait passer la branche ou la plante à marcotter; la terrine a 18 pouces de diamètre et 5 pouces 6 lignes de bauteur. On remplit le pourtour de terre dans laquelle on marcotte les rameaux de la branche ou de la plante qui occupe le centre. Au moyen de cette terrine, on peut faire un bon nombre de marcottes dans le même vase.
1 3. Terrine à semis. Elle sert à semer les graines fines des plantes délicates de terre de bruyères; on arrose par-dessous , en déposant la terrine dans un baquet d'eau«
i4* Grande terrine à semis. Elle ne difiere de la précédente que prce qil'elle est plus grande, plus profonde; on l'emploie au semis de la plupart des arbrisseaux d'orangerie.
i5. Terrine à potelots. Elle est de l'invention de M. Noisette, et fort commode pour marcotter les plantes précieuses. Le milieu est un pot dans lequel on cultive la plante-mère; autour est une espèce de galerie pour placer des petits pots dans lesqueb on marcotte , et que l'on arrose aisément par dessous , en jetant u|f peu d'eau dans la galerie.
( i8i ) i6. Manne à marcottes. Elle peut avoir de i8 pouces à i pieds de longueur, sur lo à i3 pouces de largeur, selon la longueur de la branche à marcotter; elle est grossièrement Êiite en osier ou en tiges de clématites des bois; on l'enterre au pied de la mère, on y étend la marcotte, et lorsque celle-ci est reprise on la relève avec la motte , au moyen du panier qu'on laisse en la replantant ; il pourrit dans la terre, et pour cette raison, il est plus utile que nuisible.
17* Manne à bouture y mannequin. Il est moins large que la manne et beaucoup plus profond; on l'emploie à &ire des boutures, et surtout à élever des jeunes arbres d'une reprise difGcile , qu'il faut lever tt traus' planter avec la motte*
PLAKGHE 103*.
ïnstrumens divers d'horticulture.
I. Boite à pucerons. Elle consiste en une boite en cohrre^ çflindriflue a, ayant 5 pouces de hauteur et i pouces 6 lignes de diamètre; eUe se compose de deux parties , s ourrant eab, à la inaniëre d'une bohe à saTonnctte. Dans Fintërieur sont déui plaques tranitelrsales percées de trous y comme on le Voit en i-A , une placée à la partie supérieure, audessous du tuyau C) l'autre à la partie inférieure, au-dêssùs Bu'tuyair^; celle-ci ne nous paraît pas d'une nécessite' absolue, et nous pensons qu'on pourrait la retrancher sans un grand inconvénient. Le tuyau c sl'j pouces de longueur , 7 lignes dans son plus grand diamètre , et au plus i ligne I quart dans le plus petit, c'est-à-dire à l'extrémité ; on y ajuste quelquefois une sorte de petite pomme d'arrosoir, fig. 1-6 , criblée de trous très-fins , pour disséminer la fumée.
On ajuste un soufflet en e, et on le maintient au moyen de l'anneau cou- S^t j^; on place du tabac à fiimer dans la botte ; on y met le feu, et en j^gflsllïbftt , on fait sortir la fumée en jet par l'extrémité ^^ ^ 9 du tuyau c, ouen nuages , en A , quand la ponune est ajustée.
En dirigeant cette fumée sur les parties des plantes attaquées par les pucerons, on détruit rapidement et très-bien ces insectes nuisibles. Cette boite a été beaucoup perfectionnée par MM. Amheiter et Petit.
a. Transplantoir à cylindre. Il consiste en un cylindre de tôle, haut de 6 pouces et large de 4 ; il est muni de deux manches en bois, longs de 4 pouces, y compris la béquille. Pour s'en servir , on place le cylindre a-A autour de la tigej^ la plante à transplanter, et cette opération est d'autant plus facile que le cylindre à charnière s'ouvre et se ferme à volonté; on enfonce le transplantoir, en appuyant sur les manches, 'puis on enlève la plante ave^c la motte. Quand elle est transportée à demeure , on appuie sur le cylindre a-A en retirant le transplantoir, ce qui force la plante à rester en position.
3. Transplantoir à double charnière. Il est en fer-blanc, et oonstroit sur les mêmes proportions que le précédent; les manches a, h, sont également en fer-blanc et longs de 5 pouces. Le cylindre intérieur 3-A est aussi en fer-blanc; il est muni de deux oreilles de 10 pouces de Ion-
gueur , ayant chacune deux trous à rebords c^ Cy servant à passer les pouces pour maintenir la motte , tandis qu^on retire le cylindre en transplantant.
4« MarcoUoir à rfservoir. U consiste en un vase en tôle ou en ferblanc, conique 9 long de 3 pouces 9 lignes , plus ou moins selon le besoin, large de 3 pouces 3 lignes au sommet. En a est vn rëserroir formé par une 4ouble paroi , dans lequel on met de l'eau ; on y place un morceau de corde , dont l'autre bout tourne autour du pied de la marcotte entretient l'bumidité de la terre , la corde servant de conducteur à l'eau du réservoir par la loi de la capillarité. En ^ est un tuyau dans lequel on enfonce le bout de la baguette ou du piquet servant de support au piarcottoir, quand la marcotte elle-même n'est pas assez forte pour le porter.
5. MarcoUoir à double charnière. D est en tôle, conique , long de a pouces 6 lignes, large de ao lignes.
6. Piquet- thermomètre. Cet instrument, inventé par M. le chevalier Régnier, a été simplifié et beaucoup amélioré par ses élèves , MM. Arnneiter et Petit j on s'en sert pour connaître les degrés de chaleur des couches chaudes, dans lesquelles on le tient enfoncé. Le piquet 6 a i pied de longueur et i ^ lignes de diamètre ; il est percé longitudinalement pour rt* cevoir un thermomètre a^ a^ que l'on retire à volonté pour connaître^ la température sans déranger le piquet et l'exposer à se refroidir. 6-A est un tiouvercle de fer^blanc qui empêche l'air de s'introduire dans le tube et âKnflûencer la température du thermomètre.
Instnanem divers d^bortiaJtfire.
I . Tire-chiendent. Cet instrument est précieux pour extraire les racines de chiendent et autres herbes parasites , dans les terres qui ont déjà subi iin ou deux labours; nous le croyons surtout indispensable à la bonne culture d*un jardin. Sa lame a 3 pouces 6 lignes de largeur cC 4 pouces de longueur; elJe est armée de 5 fortes dents, ayant chacune 3 pouces et demi de longueur. La douille a porte un manche de 3 pieds de longueur. Cet instrument est de l'invention de MM. Aniheiter et Petit.
a. Curette en bois ou en 6s, pour nettoyer les bêches, houes, pioches , etc. , de la terre qui s*y attache en travaillant. Elle a 6 pouces de longueur.
3. Œillère , cuiUeron à pomme de terre. On se sert de cet instrument , dont la lame a la forme et la grandeur d'une cuiller à café, pour enlever les yeux des pommes de terre, afin de les planter en conserrant le tubercule pour un autre usage. Nous pensons que cette œillère ne sera jamais d'une grande utilité.
4* Contre-soL II consiste en un pot de terre, ouvert conmie nous l'avons figuré y et servant à défendre les plantes délicates contre les rayons du soleil et le hâle desséchant du vent du sud.
5. Fonte à pain de sucre. On s'en sert, dans le département de la Gironde , pour couvrir les salades et autres légumens que l'on veut faire blanchir.
6. Pot à céleri. Dans les Pyrénées-Orientales on se sert de ce vase de terre pour faire blanchir le céleri; il a i pied de hauteur, 7 pouces 6 lignes de diamètre à sa base , et 4 pouces 6 lignes au sommet.
7. C(ige en fil de fer. On en fait usage dans les jardins et surtout dans les écoles de botanique , pour défendre les graines des plantes rares contre la voracité des oiseaux.
8. Cage en osier. On s'en sert pour abritrer les plantes délicates. Elle a 18 pouces de hauteur, et i pied de diamètre ; l'ouvertiue a 8 pouces de lai*geur Du reste , ces proportions varient.
9. Cage i* osier à cUUre^oie. On s'en sert pour entourer les plantes que Ton yeut garantir des chats et des cldens. Construite dans des proportions plus grandes , elles sert à entourer les artichauts que l'on cou* Tre l'hiver^ et auxquels on veut donner de l'air quand la saison le permet.
10. Cloche en verre. Elle est employée parles jardiniers maraichers et fleuristes à un grand nombre d'usages , ayant tous pour objet de préserver les semis ou les plantes des intempéries de l'air.
11. Fenine. On l'emploie aux mêmes usages que la précédente , sur laquelle elle a l'avantage d'être plus grande et de pouvoir être aisément réparée quand une vitre se casse ; elle est montée en plomb y soutenu par des fils de fer quand elle est grande.
12. Cage de verre. Elle ne diffère de la précédente que par sa ferme et sa monture en fer; toutes deux ont quelquefois un carreau â battans a^ servant k donner de l'air.
i3. Crémaillère à châssis» Elle sert à exhausser les panneaux des châssis de couche, pour donner de l'air.
1 4* Crémaillère à cloches. Elle sert pour donner de l'air aux plantes sous cloches y en tenant ces dernières soulevées.
i5. Crochet de fer, servant à transporter les caisses.
16. Porte-cordeau,Cesi un piquet de i pied de longueur, ayant deux crochets au sommet, en a, servant à soutenir le cordeau des jardiniers, lorsqu'il est tendu dans une grande longueur.
17. Etiquette en cristal, de l'invention de MM. Amheiter et Petit; on écrit le nom d'une plante sur un morceau de papier que l'on place dans un flacon de cristal c, et fig. 17-A c, puis on implante dans le bouchon le fil de fer a, a, servant de support.
18. Étiquette à piquet. On en &it en fer-blanc peint à l'huile, en plomb , en faïence , et même en terre cuite.
19. Etiquette en laite. C'est tout simplement un morceau de latte un peu uni au couteau à deux manches.
ao. Etiquette suspendue. Elle s'attache à la tige ou aux branches dt l'aibrisseau , au moyen d'un fil de fer.
21 . Etiquette à ruban. Elle conaiste en une petite lame de plomb laminé, que l'on roule autour d'un rameau , après y avoir imprimé un numéro au poinçon. EUe est très-convenaUe dans les grands établissemens marchands.
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PLANCHE iOS:
Instrumens divers à! horticulture.
1. Claie en fil de fer, EUe est utile dans les jardins pour passer la terre lorsqu'on fût un deîonçage , ou pour mélanger les difTérensteireaux et terres dés ôom|)ost; eQe consiste en un càâssb de bois , ordinairement Se 5 piedis de liauteur sur 3 de largeur , trarersë ^ de forts fils de fa-, l la distance de i8 à aO'h'gnes les uns des arutres , selon Fnsage qu^on en doit faire y et soutenus par deux autres fils de fer plus gros entrdacé cvnkm du haiit eu bas. Bcut supports ou montant en bon, assembles â ^anûte sur le ààaàSj penoettent de donner à 1« claie le degië d'inclinaison convenable.
2. Chue en osier ou en lattes. On remploie aux nimes usages qpiela préce'dente; elle a ordinairement 5 pieds 6 poaces de Hauteur, et de 4 pieds à 4 pi^ 6 pouces de largeur; les interralles enHip |e^ baguettes sont de 6 à 9 lignes.
3. Plantoir à betteraves et à choux. On s'en sert beaucoup en Saisse et en Allemagne pour planter les légumes que Ton cultive dans les champs. La lame c a 6 pouces de longueur ; elle est tout-à^sût conique dans le baut y mais elle descend en s'aplatissant jusqu'à la pointe ^ et même elle est quelquefois entièrement plate , et cette dernière forme est pre'férable dans les terrains forts et argileux , parce que Toutil tasse moins la terre. La tige h est en fipr^ et tient à un ipancke en bois de 4 pouces 6 ligpçs de longueur.
4- Plantoir fourcha. Il a ^ exécuté par MM. Ambeiter et Fetit, sur un dessin faut par un amateur. Il esf très-^3g>editif ppur planter ks IjordMfes de ^uis, )ayande et autres arbustes à bois fles^bles. Quand la terre a été ameublie préalablement ^ on pren4 la plante dç la oiain gauflbe, on pose ^ partie inférieure smr U terre, dans une position un peu inclinée y puis on l'enfonce à la [profondeur désirée avec la fourcbe du nlantûir.
5. Tracoir''trideiai. H est de l'invention de M. Sieidley jardinier à VanSfAadin . Il oopsisie en un trident en bois y dodl fes branches sonploi se fixent à la distance désirée^ sur un quart dt cercle en fer^ au ua^
( 107) des chevilles a, a^ que l'on 6te et met à vokmté. Le quart de cercle est fixe à la branche du milieu.
6. Croche simple à transporter fes caisses. L'e^émitë a se place sous la caisse^ et rextrëmitë e sur un bâton. Il £siut^ comme on le pense, deux bâtons y quatre crochets et deux hommes pour opérer.
7. Crochet double à transporter les caisses. On s'en sert comme du précédent f mais comme il a 2 branches a, b^ il n'en £aut qu'un pour chaque coté de la caisse à transporter.
8. Socle à pot dejleur. Il est en pierre ayec un canal qui isole la partie du milieu, sur laquelle porte le pot de ileur ou* le pied de' la baissé. Qp. remplit. Iç qaqal. d'eau , et par ce moyen on abrite la plante cùhiTée dans le vase, de l'atteinte des fourmis et auffes insecte •
p. Panier des jardiniers. Il sert à transport^ les racines^ légumes , etc. n à a pieds de longueur, 1 5 à 1 6 pouces de largeur et 7 pouces de hauteur. ' '
I o. Panier à pàUsser. Les jardiniers de Montreuil j près de Paris , se l'attachent sur le dera^t 4^ po^P^ 4*4 iqoyeD d'}U)e ceinture en cuir , pour déposer les clous , les loques , les tenailles et le marteau, qui leur servent à palisser leurs pêchers/ si bien cultivés. Ce panier a 5 pouces de profondeur, 4 pouces 6 lignes de lafgétkr', et i pied dé langueur. '"
1 1 . CoriieiUe à supporter les citrowUes. Elle estenosièr et a 1 5 pouces àf diamètre; on la place sous 1^ citfp)ij]]es pqmr les fimpécher d^pouijcir sur les terres humides.
1*1. Panier à supporter les citro^illes. Il est employé au mémç usage que le précédent , aux eâyirons de Rome. Il est en forme d'entonnoir; le diamètre de son ouverture est de 1 4 pouces , et sa profondeur de 9 pouces 6 lignes. Sa forme es^ calculée çur osUe des v^â4$ de courtes lobgiifb
que l'on cultive plus ordinairement e^ Italie.
i3. Chemise en paiUe ou en jonc, que l'on emploie pour recouvrir les doches, et garantir des rayons ardens du soleil les plantes délicates que l'on cultive dessous.