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Collection de Garanda. Légende de la planche

A L’éPOQUE DES MÉTAUX

une lame en silex. Il faut reconnaître que deux silex trouvés dans une vaste nécropole ne revêtent pas une autorité démonstrative imposante.

Enfin, les rares stations mérovingiennes de la France qui contiennent des silex ne nous paraissent pas fournir le prétexte de prolonger la durée de l’industrie de la pierre jusqu’à l’époque franque. En admettant cette conclusion en effet, il résulterait que l’âge de la pierre aurait duré plus longtemps en France qu’en Scandinavie. Cependant loin d’atteindre cette perfection qu’elle revêt dans les pays Scandinaves, elle aurait conservé tous les caractères de l’industrie néolithique telle qu’elle apparaît dans les stations les plus authentiques de la pierre polie. Pourquoi ce stationnement? L’art de tailler le silex au lieu de progresser aurait perdu avec le temps et la pratique ! Les autres contrées de l’Europe oii les recherches archéologiques sont depuis longtemps en si grand honneur, ont-elles trouvé des traces de l’industrie de la pierre dans des temps aussi rapprochés ? Les pays qui ont été traversés par les populations qui envahissaient la Gaule, retrouvent-ils les silex associés aux restes de ces peuples en migration, venus du Nord ? Si des observations de cette nature ont été faites, les archéologues ont-ils considéré ce mélange des silex avec les métaux, comme un motif de prolonger la durée de l’industrie de la pierre ? La question est digne de l’attention du Congrès, car il n’est pas possible que l’âge de la pierre ait pu se prolonger exceptionnellement en France. La domination romaine avait opéré dans l’industrie une révolution qui ne laissait plus de place au travail si rudimentaire de la pierre. D’un autre côté, il est peu présumable que des populations sorties d’un pays où le bronze était déjà en usage et parfaitement armées de fer, aient importé l’industrie de la pierre. Dans cette hypothèse au moins leur industrie aurait revêtu la nuance de perfection qui la caractérise dans la Scandinavie. Dans la solution de la question qui nous occupe, l’élément fourni par un groupe de sépultures franques, semble exclusivement appelé à trancher la discussion. Cependant pour prononcer avec les garanties nécessaires l’identité de l’industrie de la pierre à l’époque franque et à l’époque préhistorique, il est nécessaire de faire intervenir les éléments qui se trouvent réunis dans les stations les mieux étudiées et les plus authentiques. Cette partie du travail a été négligée. La confrontation a été omise.

Il faut reconnaître que l’attention qui a été accordée à la

supposition que l’industrie de la pierre s’exercait encore à l’époque franque, doit particulièrement son succès à l’idée de diminuer l’ancienneté de l’homme. Le moyen est peu propre à atteindre le but désiré, car il n’est pas capable d’amoindrir la signification et la valeur démonstrative des stations, des gisements où l’âge de la pierre s’affirme dans toute sa pureté.

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DUMÊME AUTEUR

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