‹ Les instruments en pierre a l'époque des métauxChapitre 3 sur 4 · Bull. Soc. d’anthrop. de Paris, 1874, p · texte numérisé non relu

Bull. Soc. d’anthrop. de Paris, 1874, p

lérieuses un grand rôle dans leurs habitudes, et le leur conservaient jusque dans la tombe. M. de Mortillet s’est ainsi prononcé sur cette question : « Les silex enfouis dans les tombes « mérovingiennes de Garanda ne prouvent donc qu’une chose, « c’est que les Francs attachaient une idée superstitieuse aux « silex taillés de l’époque Robenbausienne b »

Jetons maintenant un coup d’œil sur les raisons invoquées pour considérer les silex comme fabriqués à l’époque franque. La rareté des monuments mégalithiques n’expliquerait pas la grande quantité de silex. Mais combien de monuments de cette époque qui ont disparu dans le cours du temps ! Cette absence, cette preuve négative sont absolument sans valeur. La grande quantité de silex provoque l’idée de les. considérer comme de fabrication contemporaine des tombes. On indique en effet que le nombre est de vingt à trente par tombes ^ M. Moreau dit :

La moyenne est huit par sépulture \ » La raison du nombre est donc singulièrement atténuée. La difficulté plus apparente que réelle d’expliquer l’origine des silex n’autorise pas à les considérer comme des produits de l’industrie franque. L’outillage venant des tombes mérovingiennes ne représente pas l’industrie de la pierre, il ne serait pas meme possible de le regarder comme une altération, comme un diminutif. Les objets en silex dans les tombes franques sont des accidents, des anomalies.

Les motifs les plus sérieux exigent que les instruments en silex restent attribués aux âges de la pierre, Après la vulgarisation du fer, le rôle de l’instrument en silex n’existe plus. Dans cet outillage si varié qui se trouvait à Garanda, il est difficile de donner un emploi utile, avantageux, méthodique aux silex. Ils n’avaient plus leur place naturelle, normale dans l’outillage métallique. Les mains accoutumées à manier les lames de formes si multipliées de l’époque franque, auraient été fort embarrassées pour manier utilement le silex. Gomment se fait-il, de plus, que les sdex soient si rares dans d’autres nécropoles mérovingiennes? Si findustrie de la pierre avait encore été en vigueur à l’époque franque, nous la retrouverions partout et jusqu’à présent on ne cite que le groupe de Garanda et la nécropole du Mont de Hermès qui a donné un grattoir et

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